‹ Port-RoyalChapitre 67 sur 94 · Psaume, LXX · texte numérisé non relu

Psaume, LXX

UVBfE inSUXIÈMK. 803

idroit'de brusque et familière entrée : nul autre ne Tao- Tfltit «u prendre 6ans témérité^ et Saci était le moins téméraire des hommes. Dans sa manière égale, eirconspeote/nn peu nivelée, écrivain utile et dnrable, excel* •lent atné des Tillemont et des Fleury, il s'attache partout à la cbtté, à la ^fidélité du sens chrétien : voîBi l'important; et cette version a un mérite d'ensemble ^t "ée continuité^ qui n'a pas été surpassé, je crois.

Qu«l fruit a-t-elle produit? Si l'on -voulait juger par l'aspect extérieur et par le gros du mouvement des esprits, il semblerait que le résultat de cette publication terminée aux premières années du dh-'huitième siècle^ ne fut pas très-effectif sur l'âge qui suivit, et qu'en ouvrant la Bible aux fidèles , le traducteur l'ait mise ^aussi plus que jamais à la merci de la curiosité profane et de l'hostilité philosophique. Mais il ne faudrait pas se hâter de coiH^lure de la sorte. Le fruit de telles œuvres est tout individuel, le plus souvent caché. Combien de cœurs ont-ils pu être secrètement amenés et nourris par cette lecture que Saci leur rendait possible et permise? Voilà ce que les hommes, même les historiens littéraires, n'ont pas moyen de .«avoir, n'ont pas droit de conjecturer.

Ce qu'il est plus sûr de remarquer et de graver de plus<en plus, c'est l'admirable convenance de toute cette vie de M. de Saci avec sa mission singulière d'interprète des Écritures. Il semble, et, selon toute l'apparence, il demeure constant, qu'il a été occupé,, en chaque moment de sa pensée, à se rendre digne de cet emploi, à se purifier les mains pour tenir la plume docile sous la dictée sacrée, à se châtier le cœur (le plus chaste des cœurs 1) pour l'atteler comme un agneau toujours égal au vrai sens du joug de David et de Jésus. Fontaine nous a conservé ses propres paroles à ce sujet dans le dernier entretien qu'ils eurent ensemble : ce fut à Pom-

ponne, bien peu de mois avant la fin de ce maître vénéré. On y trouve le pendant des autres conversations si belles de M. de Saint-Gyran, de M. Le Maître et de M. Singlin; prêtons également Toreille à celle-ci.

M. de Saci donc était tombé malade à Pomponne, d'une fièvre quarte ^ dans Tété de l'année 1683; on l'avait vite. transporté à Paris pour le mettre plus à portée des médecins. Fontaine avait couru vers lui, mais sans pouvoir être reçu. Quand M. de Saci se trouva mieux et qu'il fut retourné à Pomponne, il écrivit à Fontaine de venir, et celui-ci arriva tout joyeux de cette guérison qu'on croyait complète :

c Dès qu'il me' vit entrer dans sa chambre, il courut à moi pour m'embrasser, et moi j'avançai et me jetai à ses pieds pour lui demander sa bénédiction : il me tint embrassé longtemps. Lorsque Tun et l'autre nous versions des larmes, il me parla le premier, ce que le respect me faisoit attendre : Hé bien! Monsieur, me dit-il, on vous a donc traité comme les autres ? comme pour me faire excuse de ce qu'on ne me l'avoit pas laissé voir à Paris *. »

Après bien des explications prolongées et tout affectueuses, M. de Saci expose à Fontaine le sujet particulier pour lequel il Ta demandé. Il s'agissait de traduire, pour Pellisson converti et devenu convertisseur, un gros volume de passages que ce dernier avait recueillis des Pères et qu'il destinait à combattre les hérétiques. M. de Saci avait jeté les yeux sur Fontaine pour ce travail : une pension (car Pellisson était à la source) pouvait en être le prix. Fontaine s'empressa d'accepter l'ouvrage, mais en rejetant toute idée de secours : à sa sœur et à lui le peu qu'il avait, grâce à Dieu, leur suffisait. Sur quoi M. de Saci, qui était debout à chercher quel-

1. J'ai déjà remarqué la gravité de cette appellation de Monsieur à l'égard d'un si ancien et si tendre ami.

ques papiers, murmura à demi-voix et comme se parlant à lui-même : Oh! que vous êtes heu,..\ il voulait dire heureuXy il n'acheva pas la dernière syllabe. Et l'on se mit à parler de la traduction de TÉcriture qui était le travail habituel ; et comme Fontaine s'échappait à rapporter les témoignages d'estime qu'avait obtenus le dernier volume publié :

c Je ne m'étonne pas beaucoup, répondit M. de Saci, que c bien des gens aiment ces traductions et ces explications ; « je crains que ce ne soit parce qu'elles sont dans un tel c état qu'ils peuvent les entendre sans peine, et que leur c curiosité y peut être satisfaite à peu de frais. Une des « principales raisons qui les portent à rechercher ces livres, « est qu'ils n'y voient plus les difficultés qu'ils trouvoient « auparavant dans l'Écriture. Us supportent bien de n'en « pas comprendre les vérités et les mystères; mais ils « ne peuvent souffrir le langage obscur et embarrassé dont c le Saint-Esprit se sert pour les leur proposer, s'ils n'ont c une foi, une crainte de Dieu et une soumission qui n'est c pas si commune : de sorte qu'ils sont bien aises de trouver « dans mes traductions une nouvelle clarté, qui les délivre « des ténèbres qui étoient auparavant si fâcheuses et si a pénibles à leur orgueil et à leur curiosité , que le Saint- » Esprit n'a pas voulu flatter, mais combattre et guérir par « ses paroles*.

c Que sais-je, ajouta-t-il, si je ne fais rien en cela contre € les desseins de Dieu? J'ai tâché d'ôter de l'Écriture-Sainte « l'obscurité et la rudesse ; et Dieu jusqu'ici a voulu que « sa parole fût enveloppée d'obscurités. N'ai-je donc pas a sujet de craindre que ce ne soit résister aux desseins du c Saint-Esprit que de donner, comme j'ai tâché de faire, « une version claire, et peut-être assez exacte par rapport tr' à la pureté du langage? Je sais bien que je n'ai affecté c ni les agréments ni les curiosités qu'on aime dans le c monde, et qu'on pourroit rechercher dans l'Académie

1. M. de Saci avait afiaire à ces lecteurs d'alors très-susceptibles, à ces gens de la Cour qui ne voulaient pas qu'Homère parlât des Myrmidons et q\)i s'en scandalisaient.

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• Françoise : Dieu m?est témoin oowS^Mk oeB ajuatement» t m'ont toujpurs été en horreur; mais je ne puis me dissic muler à moi-même^ que i*ai tâché de rendre le langage c de rÉcriture clair, pur, et confbrme aux règle» dé la < grammaire : et qui peut m'kssurer que'ce ne soit pas là c une méthode dÛTéronte de œlle' qu'il a plti au^ Sainte c Esçorit de choisir*?... Je laîa dans PÉoritiire que le.fra « qui ne venoit point du sanctuaire étoit profana et étranger^ c quoiqu'il pût être plus clair et plus heau que celui du « sanctuaire... • Groyes-mol,. Monsieur, ^éeria*t41y eonmie c il n'y a rien de si grand dans l'Église, il n'y a/ rien' non € plus de si dangereux, que de traduire ou d'expliquer c publiquement l'Écriture, et d'être Pinterpiète du Smhtff Esprit et le ministre de sa paroloi*.. »

fl M. de Saci demeura là quelque tempsdaos le siienoe; pendant lequel je voyois bien qu'il parloit plus à Dieu qu'à moi, et j'admirois cependant, en tout oe qu^il venoit de me dire, ccnnbien sa profonde humilité étoit ingémeuse pour M fournir des suj^ de s'abaisser toujours de plus* en plus. Dieu sait balancer divinement les chose», et dmmer à<.cmix de ses serviteurs qu'il a honorés de ses plus grands dons, des contre-poid3f ou visibles.de la.purt des hommes, ou. invisibles dans eux-mêmes, pour lesi empéàser de; s'en élever.^. »

(Et sur ce que Fontaine, de nouveau, revenait à l'édifia cation produite, M. de Saci reprenait encore : ) r Oui, c mais il ne faut pas se tromper dans cette belle pensée « d'édifier les âmes. Il y a grande différence entm contenter € et édifier. U est certain que l'on contente las hommes

1. Le scrupule de M. de Saci se rq>poTt8 juste au reproehe que lui faisait Bossuet, et le confinne. Ce reproche lui avait été^ lait d'abord par M. de Barcos, que IL de Saci avait trouvé moyen de consulter dès le temps de sa captivité à la Bastille ; on a leurs lettres (Manuscrits de Troyes)^ qui se rapportent de tout point à la conversatioD présente. Il est même à croire que Fontaine, en écrivant, avait sous les yeux ces lettres, et une notamment de M^ de Barcos, du 13 janvier 1669> où se retrouve l'objection dans^lès mômes termes. M. de Saci développait ici en son nom et prenait à son compte lea-scrupulet qui lui. avaient été primitifsmeBt suggérés par M. de Baroee et amquels il avait essayé de résister dans le premier moment.

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c emlenr panlant. arac cpielque élégance; naaia on ne les. c édifie pas toujours en cette manière..... La. nourriture c sans l'exercice n'est pas plus dangereuse au ccnrps qu'elle c l'est aux âmes...r. La sobriété spirituelle n'est pas de « moindre importance , ni de moindre obligation , que la j corporelle;... Je me souviens toujours que feu M. l'abbé « de Saint-Gyran * me disoit autrefois^ que comme Dieu & c réduit sa parole et son Verbe dans un état bas et mé^ € prisable par l'Incarnation^ pour sauver les hommes par ' c ce rabaissement, il a voulu aussi honorer ce mystère c dans son Écriture, en proposant cette même parole sous t des expressions foibles, informes et obscures, afin de € guérir ainsi les^ esprits superbes dés hommes, et de lès « rendre capables de sa Grâce. Il a cru qa'il leur snffisoit € de leur faine goûter en ce monde la ^bonté de sa vérité c dans l'Écriture, et il s'est, réservé à leur en faire voir c toute la beauté, tout l'éclat et toute la majesté en l'autre c vie, où ils ne seront plus en danger d'en abuser et de s'en « éblouir, comme ils y sont toujours ici. Voilà Tordrei de c Dieu qu'on court risque de troublerpeut^ètre sous prétexte c d'édifier les âmes*^ »

n y a bonheur à retrouver intact l'esprit avec le nom de M« de Saint-Gyran dans les paroles de son successeur près dé mourir.

M. de Saci survécut peu à cette conversation, et Fontaine ne le revit pas. Le 4 janvier 1684, par un horrible hiver, il mourut âgé de soixante et onze ans. La veillé^ jour de Sainte-Geneviève , il avait dit encore h, messe à sa chapelle domestique; après le dîner de midi, il avait, pendant, deux heures, entretenu les personnes, là présentes,, du profit spirituel à tirer de la fête de cette sainte, et de celle des saints en général ; une de ces personnes, en l'écoutant, n'avait pu s'empêcher de dire : « Il parle des choses de la fol comme s'il les voyoit;

1. Il veut sans doute parier dû dernier abbé de Samt-Cyran, IL de BarcoS) qui, dans sa. lettre du là janvier 1669^ lui avait dit précisément cela. Mais, ici, oncle et neveu se. confondent.

o'est un homme que nous ne garderons pas longtemps 1 » En finissant de parler, il se sentit mal, se mit au lit, et mourut le lendemain en proférant ce mot d'une humble espérance : 0 bienheureux Purgatoire ! — mot qui l'achève ! il observait encore jusque dans l'espoir suprême du salut chrétien sa modestie constante, l'absence du rayon.

« Ce que tout le monde admira le plus, dit Du Fossé, fut le calme de son esprit et cette paix de son cœur qui ne put être troublée par les alarmes d'une mort si précipitée, et qui lui fit prendre si bien ses mesures qu'en Tespace de vingt-quatre heures il suffît à tout. Après TExtréme-Onction, ceux qui étoient auprès de lui, et qui ne pouvoient assez admirer la fermeté de son esprit et de son cœur, en même temps qu'ils voyoient son corps se fondre et se dissoudre, pour ainsi dire, comme la cire, se sentirent obligés de lui demander sa bénédiction et ses prièreâ tant pour eux-mêmes que pour ceux qui étoient sous sa conduite. Ils lui nommèrent donc en particulier toutes les personnes dont ils purent se souvenir ; et lui , avec une charité et une présence d'esprit merveilleuse, disoit quelque chose d'assez singulier sur chacun. » — «Je fus du nombre de ceux qu'on lui recommandoit, s'écrie Fontaine, et pour qui il promit le secours de ses prières. Qu'il s'en souvienne dans le Ciel, ce cher Père I c'est une espèce de testament qu'il nous a laissé en mourant. »

La nouvelle de cette mort se répandit très-vite tle toutes parts. U avait par testament demandé à être enterré à Port-Hoyal des Champs. On transporta le corps de Pomponne à Paris, où on le déposa dans l'église de Saint-Jacques-du-Haut-Pas; et de là, de nuit, à travers , les neiges et les glaces, on le dirigea sur Port-Royal. Les honneurs qu'on aurait désiré lui rendre durant le trajet, cortège, flambeapx et chants furent supprimés.

de peur de porter ombragea Mais une fois arrivé au terme, au vallon du sépulcre, on entre dans tout un ensemble de scènes funèbres d'une suprême beauté.

1. La duchesse de Lesdiguières , qui était sous la conduite de M. de Saci, avait préparé une suite de deux cents personnes avec des fl^beaux pour recevoir le corps à rentrée de Paris, Porte Saint-Antoine; mais, toute réflexion faite, on crut qu'il était plus sage d'éviter l'édat. Guilbert, en désaccord avec Fontaine, parait supposer que la cérémonie du cortège eut lieu. — Voici, pour ceux qui aiment en tout la dernière précision, les circonstances exactes telles que je les relève dans le' Journal manuscrit de Port-Royal. M. de Saci était mort le mardi 4 janvier, entre six et sept heures du soir. Le corps avait été porté le lendemain à l'église de la paroisse de Pomponne , et y était resté en dépôt jusqu'au samedi. Ce jour-là, 8 janvier, on se mit en route pour Paris, où le corps devait être déposé la nuit en l'église de Saint-Jacques-du-Haut-Pas , pour être conduit le lendemain à Port-Royal. M. et madame de Pomponne, avec M. de Luzanci, accompagnaient ce premier convoi. L'archevêque, M. de Harlay, à qui l'on avait demandé permission pour ce transport et cette station à la paroisse Saint-Jacques, n'en avait fait aucune difficulté. Toutefois un mot du prélat, en réponse à une lettre de remerclment trop vive que lui adressa à ce sujet le curé de Saint-Jacques, donna l'alarme. Madame de Fontpertuis, dont le zèle allait vite à l'inquiétude, craignit pour le lendemain quelque obstacle et un contre-ordre, de sorte qu'après le service solennel célébré à l'église Saint-Jacques, les amis en ayant délibéré, on conclut que le plus sûr était de partir à l'instant même. Le curé de Saint-Jacques approuva cet avis, et, suivi de tous les ecclésiastiques de sa paroisse, il accompagna le corps avec des luminaires jusqu'au carrosse. Le curé de Pomponne y monta^ ainsi que le chapelain de Pomponne; et dans l'autre carrosse il y avait M. Du Fossé, M. de Bosroger son frère, madame de Fontpertuis, madame de Bosroger et mademoiselle Le Maître , ces deux dernières, nièces de M. de Saci. 11 était onze heures du soir quand on partit; les chemins étaient couverts de neige; les voitures étaient escortées d'hommes à cheval portant des flambeaux. On arriva (le lendemain dimanche 9 janvier) sur les cinq heures du matin, au grand étonnement des religieuses qui n'attendaient le convoi funèbre que pour le soir. — On sut, depuis, que l'archevêque n'avait eu aucun dessein de s'opposer à ce qui s'était fait, mais seulement qu'il aurait désiré qu'on ne f!t point de sa permission tacite une autorisation expresse et que tout be fût passé comme s'il y était étranger.

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arO PORT-ROYAL.

Au seuil de cette ëglise pour laquelle il ayait été ordonné prêtre, où il avait oSert son premier sacrifice, et qui depuis près de cinq ans ne l'avait pas revu ^, son corps, suivi d'un petit nombre d'amis, fut reçu le dimanche 9 janvier, à cinq heures du matin, par une centaine de religieuses en pleurs et plus brillantes de charité que les cierges qu'elles portaient dans leurs mains : on le posa au milieu d'une chapelle ardente.

Il y avait déjà cinq jours qu'il était mort; il s'agissait de savoir si on oserait ouvrir le cercueil pour revêtir, selon l'ussige^ le confesseur défunt des hahits sacerdotaux. .On s'y décida pourtant; le grand froid avait aidé â la conservation.

« Je fus le premier, nous dit Fontaine à travers ses larmes, qui passai la main dans la bière pour retirer du séjour affreux de la mort un visage qui y avoit déjà passé tant de jours. Dès que l'on eut développé les linceuls et détourné le suaire, on ne méconnut en rien cette face : la paix que la mort y faisoit régner alors étoit semblable à celle que la Grâce y avoit toujours fait régner pendant sa yie ; il sembloit encore respirer cette modestie que sa seule <vue imprimoit dans tous les cœurs. J'avoue que mes yeux, aussi bien que ceux de beaucoup d'autres, ne pouvoient se rassasier de voir celui que l'on auroit désiré de toujours Toir, et qu'on avoit désespéré de revoir jamais....

f On le revêtit donc pour la dernière fois de ses habits sacerdotaux. On chanta jes Psaumes ordinaires. On fît les aspersions et les encensements, et ensuite on ouvrît les portes du couvent pour mous le laisser porter au lieu qu'on lui avoit préparé au dedans pour sa sépulture. Nous portâmes ce corps* au travers d'une longue haie de saintes re-

1. 11 était, pourtaixt, retourné à PoBt4loyal une fois. en mars 1682 par permission expresse, pour confesser mademoiselle de Vertus, ulors trèa-malade; mais c'avait été un retour imperceptible.

2. Voici les noms des laïques qui portaient le corps : Fontaine, M. Des Touches, MM. Tbomas (Du Fossé et de Bosroger), M. François, M. Charles, M. Dessaux et M. Hamon. a Le corps étoU revôtu

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