Notice de M. le comte Portalis, page
2. Souvenirs du Lieutenant Général Mathieu Dumas, tome III. page 159.
» maux aigus, mais triomphant toujours dans cette » lutte continuelle, et on voit luire sur son front pâli » un rayon de cette gloire angélique qui le cou- » ronne *. »
La comtesse Julie fut une véritable mère pour le jeune homme, plein de cœur et d'esprit, qui l'appréciait et la louait si bien. Elle le combla, ainsi que son père, des soins les plus touchants, et son seul regret fut de ne pouvoir les prodiguer aussi à Mnie Portalis 2. Adoucir les coups du malheur était, en effet, sa plus grande jouissance, et elle remerciait comme des bienfaiteurs ceux qui lui offraient l'occasion de satisfaire les élans de son généreux cœur.
Elle se plaisait surtout dans la société de la petite colonie française qu'elle avait réunie à Ernckendorff. Le général Mathieu Dumas, M. d'Angivilliers, Vanderbourgy avaient précédé Portalis; Quatremère de Quincy, fixé à Eutin, chez le comte de Stolberg, passait souvent plusieurs jours à Ernckendorff; Bureaux de Pusy , Latour - Maubourg y faisaient de fréquentes