TIME
ou
POCÉA- NIE, qui comprend
SuMAtRitwtfES, entre Sumatra et la terre des Papous.
Moluques proprement dites, ou îles laux épices(i6).
L’acstxalie, qui
<La Nouvelle-Hollande ouNotasie.(23) L’île des Kangourous. King. (24) L’île de Dicmen ou la Tasmanie. (25) La N'.-Guinée ou terre des Papous, (26) La Louisiade. (27)
La Nouvelle-Zéelande. (28)
L’île Chatam etc. (29)
Les îles Pelews ou Palaos (3o) .
ILes Mariannes (îles des Larrons) (3 1)' [La femme de Loth. (3i’)
Les îlesd’or.les îles d’argent, les jardins. ^Les Mulgraves, formant i o groupes. (32)^
Ternate. (17) Tidor.
Motir,
Makian. (18) Batschian. (19) Amboine. (20) Banda. (21) Waigion. (22)
Eaheinomawe. Tavai - Poenammo,
Pelews. Boubcltonap.
Septentrio nale, audessus de l’Equateur.
[Les îles de Sandwich (33) au nombre de 14 .
La POLYKÉ sie , qui se 5 subdivise |
[Les Carolines ou Nouvelle - Philip pines (36) ....
Les îles de l’Amirauté O7)
iMéridiona-
L’archip, de la Nc. - Bretagne (38) . . <
I es îles de Salomon ( terre des Arsacides de Bougainville. (40)
Les Nouvelles- Hébrides. (42)
L’archipel de Santa- Cruz
La Nouvelle-Calédonie. (44)
Les îles des Amis, (45) .....
Guan.
Tinian.
Seypan etc.
Kingsmill au S. des Piscadores.
et les Muskiitos, au N.
Owyhée, cédée à l’Angl0. , en 1794 par le roi Tamahama entre les mains de Yancouver.
Movi. (34)
Marotoï.
Yoahou. (35)
Yap à PO.
golen.
dans l’intervalle.
L’amirauté.
Les îles des Hermites.
Les îles Basses de Bougainville- La Nouvelle - Hanovre.
Les îles de la N", - Jrlaude (39)
Tanna. Mallicola.
La terre du S. -Esprit.
L’île S', -Croix ou d’Egmont (43)
( Ya, < «o,
l Mo
■le, au S. de^L’He Vasquez. (46) j l’Equateur.^1 "" J~~ 1W
Tongatabou.
Les îles Fidji (tributaires) Oteewhy ou Pola.
Oatouah ou Oyolava.
Maouna, (48)
Otahiti. (5o) Huaheine (52)
lietea, (5i) Borabora. (53)
Longue chaîne d’ÎIes au S. O etauS^.^ Palmerston, YVatteo. Mangia. de 'archipel de la Société, quis’étendf Toobouai. Olirteroa. High
Les îles des Navigateurs (ou mieux archipel de la Pérouse). (47)
(Iles de la Société (49) . . .
L üi
depuis l’île de Palmerston jusqu'à celle de Pâques.
|L ire de Pâques. (54) jL’archipelde Roggewyn. (55) jL’archipel Dangereux. (56) [L’archipel de la mer Mauvaise,
Les Marquises de Mendoce. (5
Glocester, Conversion de-S. Paul, a Michael, etc.
\ Oparo. Pitcairn. Ducie.
[Bauman. Tienhoven,
Groningue.
Noukaïwa.
Chanal.
La Dominiqae,
NOTES RÈ LA TI F ES AU TA BL EA V
CO Les philippines ont été découvertes par Magellan en i52i, et nommées d’abord îles de S. -Lazarre. On leur donna ensuite le nom de Philippines, en l’honneur de PhilippalL, roi d’Espagne, elles appartiennent aux Espagnols. On ten compte 10 grandes, io moyennes et beaucoup de petites. Plusieurs ont des volcans et sont exposées à des ouragans furieux et périodiques; cependant elles sont extrêmement fertiles. Leurs principales productions sont le riz, des fruits , du coton, de l’indigo , du tabac, délaçasse, du café et des cannes à sucre, lesquelles viennent sans culture. On y fait jus. qu’à dix récoltes de soie par an. Il y a beaucoup de gibier et de volaille, des buiîles , des singes. Les eaux sont poissonneuses; les montagnes renferment des mines d’or et d’argent" Vingt de ces iles sont habitées et leurs habi tans Malais d'origine, se montent à près de 3 millions. Ils cultivent la terre et exercent les arts mécaniques avec beaucoup d’adresse et d’intelligence. Leurs maisons sont construites de bambous ; ils vivent de riz et de poissons. Les Malais aiment le pillage et s’exposent aux plus grands hazards pour satisfaire ce penchant. Les naturels sont en général mahométans ou idolâtres. Dans les établissemens espagnols, la religion catholique est dominante.
(2) Aux ..Espagnols; la capitale est Manille, de 40,000 habitans ; c’est une des villes les mieux bâties de toutes celles que l’on trouve dans l’archipel de Notasie.
(3) L’île de mindanao a 3o lieues de long sur 70 de large; elle a un volcan qui ne cesse de jeter des flammes, et qui par ce moyen fait les fonctions de fanal. Cap: aiindanao, avec un port fortifié.
(4) Où fut tué en 1 5a 1 macellan qui a laissé après sa mort une réputation que rien ne peut éffacer, pour avoir découvert le détroit qui porte son nom, et avoir, en quelque manière, fait, le premier de tous les hommes, le tour du monde.
(5) Le détroit de la sonde ou sonda, ainsi que celui de sikdana, que porte le Cap Oriental de Java, rappellent la dénomination de Sindaie Jnsulaie, donnée dans Ptolémée, à 3 iles situées au midi de la chersonèse J’or, ou de malakka, et ce rapprochement semble confirmer l’opinion énoncée par quelques géographes modernes que dans le milieu du deuxième siècle de l’ère chrétienne, on avait acquis par le commerce, des notions confuses sur les îles les plus occidentales du monde maritime.
(7) Sumatra est la plus grande et la plus importante des îles de la Sonde Elle a un climat beaucoup plus tempéré que celui du Bengale et dans l'intérieur les habitans sont obligés d allumer du feu le matin pour se chauffer. Le mont ot-HiR est le sommet le plus élevé (2027 toises au-dessus du niveau de l’Océan) de la chaîne de montagnes qui traverse cette ile du S. au N. et qui présente plusieurs volcans en activité. Les plus grands animaux de l’Asie (l’éléphant, le rhinocéros, l'hippopotame, le tigre royal etc.), se trouvent dans cette ile. Le poivre est le principal article de culture. Les lieux les plus remarquables de l 'île sont achin, à l’extrémité N., qui a un excellent port, et est la capitale d’un royaume Malaiensuite padan et bencolen, deux établissemens européens, le premier formé par les Hollandais, le second par les Anglais. L’arere a pain commence à se montrer à Sumatra, et de là s’étendant au sud, à l’est et à l’ouest, cet utile végétal répand ses bienfaits dans le grand Océan et dans l’océan Indien. Cet arbre nourricier des peuples Océaniens s’élève à la hauteur de 40 pieds. Son tronc atteint la grosseur d’un homme. Son fruit devient gros comme la tête d’un enfant; récolté avant d’être mûr, et cuit sous la cendre, il donne un aliment très sain, dont le goût ressemble à celui du pain de froment. Pendant 8 mois de suite, cet arbre prodigue ses fruits avec une telle largesse, que trois suffisent pour nourrir un homme pendant un an. Ce n’est pas son seul mérite ; son écorce intérieure sert à fabriquer une étoffe. Son bois
( fit
est excellent pour la construction de cabanes et des pirogues. On emploie ses feuilles en guise de nappes ; la sève glutineuse et laiteuse fournit de bon ciment et de la glu. Cet arbre répaudu jusqu'à la Nouvelle - Zéelande, a suivi évidemment la civilisation et les émigrations de la race Malaie.
(8) Java a 200 lieues de long sur 5o de large.
On évalue sa population à deux millions d’habitans. Les Hollandais ont bâti batavia sur la côte N. O. de cette île, et avaient fait de cette ville, une des plus insalubres du monde entieT, la capitale de leurs possessions dans l’Orient.
Aussi Java est - elle une des îles les mieux connues du grand archipel de Notasie.
Samarang, cbef-Iieu de la côte Orientale, en comptait 3o mille, sourabaya était ensuite l’établissement européen le plus important.
Dans la saison des pluies, et surtout en février, les torrens se précipitent de la chaîne de montagnes qui traverse Java dans toute sa longueur; ils inondent les grandes plaines qui sont à leurs pieds, et alors on ne peut plus les traverser qu’en bâteau. Ces inondations rendent le sol de cette île très-propre à la culture du riz, qui y croît en si grande abondance, qu’on sur- j nomme Java, le grenier de l’orient ; mais ce genre de culture corrompt la pureté de l’air; cependant sur les hauteurs le climat est tem. péré et salubre; on prétend même qu’à 1 exception de la ville de Batavia , et de quelques lieux situés sur la côte du N. I’ile de Java est aussi salubre qu’aucun autre paj's situé entre les tropiques. Le volcan de Java parait avoir fait sa première éruption en 2586.
(8’) Madura est la plus grande des petites îles qui entourent Java. Elle est séparée de Java par un détroit, qui dans sa moindre largeur, n’a qu’un mille. Il forme le port important de Sourabaya. madura semble n’êlre qu’une prolongation de Java; comme elle a toujours été soumise au même gouvernement , on l'a jusqu’ici considéré comme une dépendance de celte île.
(9) Ses habitans passent pour les guerriers les plus braves de l’archipel Austral. Ils sont nègres et idolâtres. L’ile abonde en riz et en toute sortes de fruits; elle produit aussi du coton, du gingembre , des noix de cocos, etc.
(10) En i8i5, elle a été bouleversée par une violente éruption du volcan de la montagne Tomboro , dont les effets furent ressentis à la distance de 1000 milles.
(11) Timor a 55 lieues de long sur i5 de large. Les Hollandais y ont un fort et les Portugais quelques établissemens. La capitale est timor , résidence du Souverain. Les productions sont la canne à sucre, les épices, le bois de Sandal, et la paillettes d’or.
(12) Bornéo est une des plus grandes îles du globe ; elle a 23o lieues de long, sur 180 de larges ; on en connaît peu l’intérieur; les côtes surtout au nord, sont marécageuses et couvertes de forêts; elle sont divisées en royaumes qui présenlentunepopulation de5 à 6 millions d ames. Celui de bornéo, qui donne son nom à l’île est sur la côte N. O. Celui de lax'a est au centre, ou se trouvent de hautes montagnes volcaniques. Les tremblent ens de terre y sont très fréqiiens. Les indigènes de l’intérieur paraissent Malais d’origine ; ils sont grands , d’un naturel féroce et sanguinaires , et ont le teint plus clair que les Malais. Les tedoncs , sur la côte N. O. sont une race différente, qui semble originaire des îles Philippines, Les Anglais possèdent plusieurs points sur les côtes, et surtout poulo-gaya, vers l’extrémité nord, qui a un excellent port. Outre l'or, les diarnans , les perles et le camphre, qui sont les principaux produits de cette île si grande et si riche, on exporte encore du poivre, du girofle, de la muscade, du benjoin, du sang de dragon , du bois de calambac , du bois d'aigle, des bambous, du fer, du cuivre, de l’étain etc. Les singes et les grandes espèces d orangs-outangs, v sont communs. Le climat de Bornéo a beaucoup d’analogie avec celui de Ceylan.
(t3) Célèbes a 160 lieues de long sur 70 de large et est divisée en 6 districts ou royaumes. On donne le nom de Célèbe à la partie Orientale de l’ile et celui de Macassar à la partie Occidentale. Le climat est tempéré, les montagnes, les collines et les vallées qui partagent son sol, les fortes pluies qui y tombent, les golfes nombreux et profonds qui la pénètrent dans tous les sens , garantissent cette i te contre les chaleurs excessives. Scs productions
sont à peuprès les mêmes que celles de Bornéo, et l’on en exporte de l’or, des perles, du riz, d’une qualité supérieure, du Lois de Sandal, du coton, du camphre, du gingembre, du poivre long, de la cire, etc. C’est à célèbes que croit cet arbre fameux, le redoutable upas, dont le suc vénéneux sert aux macassars et aux boucuis pour empoisonner leurs flèches. Les célébezi ers, sont supérieurs aux Malais par leur courage; la plupart d’entre eux sont féroces; il est douteux qu’ils soient anthropophages. La ville de macassar, où les Hollandais avaient formé un établissement, est au sud-ouest, boni a été conquis par les Angtais en 1814. Les diverses îles qui entourent célèbes sont bien peupl ées.
(14) Au N. E. de Célèbes, produit du riz, du sagou , du girofle et de la muscade, et nourrit des buffles, des cochons, des chèvres, des daims, quelques brebis et des tortues énormes. Les Hollandais y ont des forts. Le territoire est partagé entre les rois de Ternate et de Tidor. T at a iv a y est une des principales villes de cette île.
(15) Céram, au S. E. de cilolo, est, après cette dernière, la plus grande des Moluques. Elle est traversée de l’ouest à l’est par plusieurs chaînes de montagnes parallèles et fort élevées. Da ns les forêts de ses côtes méridionales, 011 trouve le Casoard . qui est, parmi les oiseaux du morde maritime, ce que l 'autruche est à Lancier iuohde.
( 16) Les molijqes furent originairement découvertes par les Portugais; les Espagnols les leur disputèrent, mais sans succès. Au commencement du 17e, siècle, les Hollandais s’en emparèrent ; la plupart de ces îles leur sont encore soumises aujourd’hui, les rois qui les gouvernent étant dans leur dépendance. O11 prétend même qu’ils ont forcé ceux de Tidor et de Ternate d’arracher les muscadiers et les girofliers de leur île, pour s’approprier exclusivement dans celle d’Amboine, le commerce du girofle, et à Banda celui du muscadier. Ces îles sont à peuprès au nombre de 5o, et paraissent être sorties du sein de la mer par la violente exploissiou de quelques volcans; plu-
sieurs jettent encore des flammes. Les aérolites ou pierres tombées du ciel sont très - fréquentes dans l’archipel volcanique des moluques : ce qui donnerait à penser que les volcans contribuent à la formation de ces corps.
(17) Ternate est la plus importante des petites Moluques. Elle est gouvernée par un roi ou Sultan qui est très puissant, mais que de fortes garnisons Hollandaises tiennent en respect» Des pics s’y perdent dans les nues. Elle a aussi un volcan. Les charmans oiseaux de paradis, quittant la terre natale des Papous, portés par leurs ailes légères, semblent nager dans l’air aromatique de toutes les îles aux épices, et viennent se reposer dans leurs forêts enchantées, où on les prend en grand nombre.
(18) Makiar s’élève sous la forme d’une haute montagne conique: en 1646 cette montagne se fendit à la suite d’un violent tremblement de terre; des feux sortirent de cette fente, et consumèrent plusieurs négreries. Cette île était avant aiieoihe, le chef- lieu des élablissemens Hollandais dans ces contrées.
(19) Batchian la plus grande des petites Moluques, est regardée comme le lieu le plus éloigné vers l’Orient où se professe la religion iuahoruétane,
(20) L’aspect d ’a m b o 1 R e présente un beau paysage, mêlé de montagnes boisées, de vallées verdoyantes, bien cultivées, et couvertes de nombreux hameaux ; une très -grande baie divise cette île en deux presqu’îles, et lui donne presque la forme d’un croissant. Les Hollandais y ont une garnison et sept forts; ils en avaient été dépossédés par les Anglais en 1796; mais elle leur a été rendue à la paix. Indépendamment du girollier, qui fait sa richesse, AuiLoine récolte du café, du sucre et des fruits, surtout le délicieux mangoustan.
(21) Groupe d une dixaine de petites îles au S. de Cirant, la principale qui se nomme lanioor, appartient aux Hollandais.
La principale culture est celle du muscadier.
(22) Cette île est près de l’extrémité occidentale de la terre des Papous; elle compte plus de 1 00, 000 habitons.
{23) La nouvelle- hollande, est la plus grande des îles connues, ou si l’on veut le plus petit des contiuens. Sa longueur du l’E. à l’O , est d’environ 900 lieues , et sa plus grande margeur de 700; sa superficie est évaluée à 384, 375 lieues carrées, c’est-à-dire un cinquième de moins que l’Europe- Il parait certain qu elle a été vue, par les Portugais, lors de leur arrivée dans l’Inde, perdue depuis, retrouvée par les Hollandais, vers 1620, et enfin visitée et en quelque façon découverte de nouveau par Cook, en 1774. On n’a aucune connai'smce de 1 intérieur. Jusqu’ici, on n’a découvert que des rivières peu considérables. Ils est probable néanmoins qu’il existe quelque grand fleuve qui prend ses sources principales dans les flancs occidentaux de la grande chaîne de montagnes qui s’étend à peu de dislance des côtes orientales. Le caractère de monotonie et de stérilité empreint sur toutes les côtes de la Nouvelle-Hollande , présente un triste contraste avec le luxe de verdure et la fécondité extraordinaire des côtes de l’arcbipel de Notasie et des îles Australiennes qui l’entourent, sans excepter la terre ou l’xle de Diemen.
Par une conséquence de sa position au midi de l’équateur, la Nouvelle - Hollande a des saisons qui répondent à celles de la partie méridionale de l’Afrique et de l’Amérique; elles sont l’inverse de celles de l'Europe, L’été correspond à notre hiver et le printems à notre automne. Le climat est très- salubre et très- favorable à la multiplication de l’espèce humaine.
Les grains , les légumes et les arbres fruitiers de l'Europe ont obtenu un grand succès sur cette terre australe. Les pêchers, les citronniers, les orangers , les pamplemoussiers , les manguiers, et d’autres arbres de l’Inde, y donnent de grandes espérances, de sorte que l’on verra bientôt réunis sur ce sol, comme au cap de Bonne-Espérance tous les iruits de l’Europe et de l’Asie. Le coton , le café, la canne à sucre paraissent devoir y réussir, ainsi que la vigne. Le chanvre et le lin se cultivent avec succès au port Jackson, Les mines de charbon de terre découvertes aux environs d’Havrkesbury , fournissent déjà à l’Angleterre un important objet d’exportation pour le Bengale et îe cap de Bonne- Espérance. Ou a trouvé de la terre à porcelaine, d’une très bonne qualité aux
environs de Sydney, du sel gemme, des indices de plomb, de fer et de cuivre, de la chaux, des lopases. La mauvaise qualité du bois ne permet de l’employer qu’à la construction des petits batimens pour la pèche des phoques et des baleines.
Le chien est le seul animal domestique qui soit indigène. Cet animal n’aboie presque jamais. Le Kangourou est un quadrupède quelquefois de cinq pieds de long et qui tue un chien de chasse d un coup de sa queue. Le wombat , espèce de dipelphe , qui a quelque chose de 1 ours , la souris bourse ( phascotomys ) , l’écureuil volant. Parmi les oiseaux qui sont très abondans en espèces et en individus, on remarque les aigles, les faucons, les perroquets, les corbeaux, les martins-pêcheurs, le casoar le plus grand oiseau qui a , dit on 7 pieds de long, propre à la Nouvelle-Galles du sud. Il donne des œufs de la grosseur de ceux de 1 autruche, mais de beaucoup meilleur goût. La moenu» ra SUTERBA, qui se rapproche du faisan et du paon ; il porte une queue en forme de lyre , toute brillante de teinte d’orange et d’argent; le héron, le pélican gigantesque, le cygne noir , etc. ■ Les tortues vertes, le crabe bleu, d’une rare beauté, des lézards, des serpents, des papillons qui brillent des plus belles couleurs, le poisson sautant comme la grenouille à l’aide de ses fortes nageoires, les phoques, les baleines , dont la pèche est d’un grand rapport à la colonie Anglaise vend les fourrures aux Chinois, et transporte en Europe les huiles excellentes que ces animaux fournissent. Toutes les eaux qui avoisinent la terre des états, la terre de Kerguelen, la Nouvelle - Zéelande , les îles Falkland, la terre de Sandwich sont pleines de ces cétassés. Sur quelques points de la côte de la Nouvelle - Hollande , on en trouve aussi , en certaines saisons, d’innombrables troupeaux. La baie des chiens marins , la terre d Endracht, par exemple, en fourmillaient lorsque les Français y mouillèrent pour la première fois. A peine, pour ainsi dire, osait-on en mettre les embarcations à la mer, tant le nombre de ces animaux était grand. — Le gros et le petit bétail qu’on a transporté d’Europe dans la Nouvelle - Hollande , y réussit parfaitement. La laine de race australe surpasse en longueur et eu finesse celle de race espagnole. A l’égard des cochons, ils sont partout très multipliés. Ces animaux, pour la plupart, sont de
1 espèce que Ion trouve dans les îles du grand Océan équatorial, lesquels ont une chair Lien supérieure a celle des cochons de nos climats.
Les cotes de la Nolasie qui ont été visitées par les voyageurs Hollandais, Anglais et Français; offrent quatre expositions principales, à l’est, à 1 ouest , au nord et au sud,
La cote du nord comprend la terre de carpentarie et celle d arnheim; la cote de l’est, la terre de W1TT, d ekdraciit , d ’edels et de leuwin; la côte du sud, celle de nuyt et la côte du sud - ouest. Toute la côte de l’est a été comprise sous la dénomination de nouvelle- galles du su». La partie la niieux connue de cette côte, qui a 675 lieues, est celle oô se trouve la colonie Anglaise entre 32 et 36°. de latitude, fondée en *778, d’abord dans un endroit que le célèbre Cook avait nommée c Otais y - b ay ( la Baie botanique ) et ensuite au PORT JACKSON, dont le local parut plus convenable. Cette colonie déjà très florissante, compte plusieurs villes ; celle de sidkey , avec l’excellent port de Jackson; cette ville, a 2Ôo maisons, eu partie construites en pierres, et divers établissemens ; faramata autre ville naissante où l’on arrive à travers des champs de maïs et des plantations de melons encloses de haies odorantes de géranium; hawkesbury , TowNGABBE, et le village de blickfield où sont des manufactures de porcelaine. Eu 1 8 1 5 les Anglais ont commencé un établissement des plus importans à l’O. des montagnes Bleues. Après des peines inouies ils sont enfin parvenus à franchir cette barrière qui paraissait inacessible. Le sol au-déla, dit le gouverneur macquaire dans sa rélation , est d’une rare fertilité, bi en arrosé, riche en gibier de toute sorte et en excellons et gros poissons C est là que sur un point élevé, doit être bâtie la ville de bathurst, par 33°. 24’. 3o”. de latitude S- et 1470. 17’. 3o” de longitude à l’est de Paris. La population du territoire occupé par la colonie unglaise qui porte le nom de Comté de Cumberland se montait en 1802 à 1 ■>, 000 âmes. Depuis ce teins - là elle s’est beaucoup augmentée surtout par les déportations de près de 6000 Jrlandais , tant hommes que femmes , transportés en 1 8 1 3 , pour causes politique; au port Jackson , qui est devenu un lieu de déportation ou plutôt d’exil pour les fautes d’une nature différente de celle qui seules
pouvaient y conduire primitivement, (la flétrissnrc pour les crimes les plus odieux ).
(23’) I’île de nop.folk a 5 lieues de tour: la colonie déjà nombreuse et florissante que les Anglais y ont placée, y a porté les blés, les fruits et les animaux domestiques de l'Europe,
Howe est située entre Norfolk et la Nouvelle- Hollande, présente de belles colonnes basaltiques,