PRINCIPALES DIVISIONS DE LA TERRE
Après avoir considéré le globe terrestre dans ses rapports généraux avec les corps célestes, il nous reste à examiner les grands traits qui distinguent les diverses parties de sa surface, et à définir les termes qui composent la nomenclature géographique.
Quiconque a jeté les yeux sur un globe représentant celui de la terre, ou sur une mappemonde, ne peut avoir vu, sans étonnement, que les terres occupent beaucoup moins d'espace que les eaux, en sorte qu'on peut assurer, sans crainte de se tromper, que le quart seulement de la surface du globe terrestre est réservé au séjour de l’homme, tandis que les trois autres quarts sent le domaine des cétacées, des poissons, des mollusques * **)) et des zoophytes ; disposition singulière, et dont notre faible intelligence ne pourra jamais saisir la raison , pour l’accorder avec les vues du souverain ordonnateur de tout.
Comme le globe terrestre est composé de terre et d’EAU , on l’appelle autrement le globe terraqué; conséquemment à cette composition, la géographie, pour nous le faire connaître, le divise d’abord en terre et en eau.
La terre forme les mondes, les continents et les îles. Les grandes parties de terre environnées d’eau de toutes parts-, sont les continents; les parties moins considérables sont les îles.
L’ensemble des continents et des îles peut se partager en trois mondes, qui se subdivisent en huit parties.
L’ancien monde s’étend dans I’hémisphère oriental du Sud-Ouest au Nord-Est, et comprend deux continents, I’afrique et I’asie avec I’europe, qui, sous le rapport naturel, n'est qu’une prolongation de l’Asie, mais qui, cependant, ainsi que l'Asie et l’Afrique, forme une partie distincte dans l’ancien monde.
Le nouveau monde, qui, dans Fhémisphère occidental, s'allonge du Nord au Sud, est formé pareillement par deux continents, I’amérique septentrionale et I’amérique méridionale, qui sont deux parties de la terre aussi distinctes et même mieux séparées que l’Asie et l’Afrique.
Au Sud-Ouest de l’Asie, et dans I’hémisphère austral, se présente une terre presque aussi grande que l’Europe, qu’on nomme notasie ou nouvelle-hollande, qui est entourée de plusieurs îles, surpassant en étendue les plus grandes îles du globe. Dans l'intervalle de ces grandes îles se trouve une quantité immense de petites îles, sommets de montagnes sous-marines ***) qui forment une suite de petits archipels ou groupes d'iles, et s’étendent vers l’Est, jusque dans le voisinage du nouveau monde.
On nomme monde maritime cette grande division du globe, qui ressemble à un vaste continent submergé, et dont la découverte est encore plus récente que celle du nou-
Animaux invertébrés, que les naturalistes partagent en deux sections; les mollusques céphalés nus; tels sont le calmar, le poulpe, la limace brune etc., et les céphalés conchyLIfères, appelles testâtes, par ce qu’ils sont couverts d’une enveloppe osseuse, nommée test ou coquille,
**) Animaux plantes, les polypes etc.
***) Il faut se représenter le fond de l’Océan comme partagé par une foule de montagnes, qui le font correspondre entièrement avec les divers continents, qu’au premier coup-d’œil il semblait diviser. D’ordinaire le sommet de ces montagnes s’élève au-dessus des mers, et telle est 1 origine des îles. Les montagnes encore cachées dans le sein des Ilots, forment les bancs et les écueils, qui rendent tant Je parages inaccessibles aux navigateurs.
veau monde. Le monde maritime se compose de trois parties distinctes: I’australie, qui comprend la notasie ou nouvelle-hollande, et les grandes terres ou îles australiennes qui l’entourent à l’Est; le grand archipel de notasie ou les nombreuses îles situées au Sud de l’Asie; et enfin les petits Archipels épars sur le grand océan, qu’on désigné par le nom collectif de Polynésie. On réunit aussi l’Archipel d’Asie, l’Australie et la Polynésie, sous la dénomination générale d’ocÉANiQUE.
Dans les divisions indiquées ci-dessus, se trouvent compris tous les continents et presque toutes les îles de la terre. Les îles ou les Archipels qui sont près des continents, en sont justement considérés comme des dépendances; c’est ainsi que les îles britanniques appartiennent à 1’ europe, celles du japon à I’asie, celles des Antilles à I’amérique, Madagascar à I’afrique; mais il est quelques autres îles ou Archipels qui sent isolés sur le vaste Océan, et qui doivent être considérées comme des parcelles de la terre, distinctes des huit grandes parties que nous y avons remarquées. La description de ces petites portions de terre , nommées pélagiennes par Mr. Walckenær , appartient à celle des mers qui les renferment, et dont elles ne sont en quelque sorte que des accidens.
Comme ces trois mondes se rétrécissent vers le Midi et s’élargissent vers le fiord, il en résulte que I’hémisphère septentrional renferme la plus grande masse de terres, et pourrait être appellé aussi I’hémisphère terrestre. L’hémisphère austral, qui, dans sa plus grande partie, est recouvert par les eaux de l’Océan, pourrait, à juste titre, être nommé hémisphère maritime.
Les continents et les îles offrent un assemblage d’élévations et d'enfoncemens , qui se combinent d'une infinité de manières différentes. Les plus grandes élévations ou les chaînes de montagnes donnent naissance aux plus grands fleuves, qui coulent dans les mers et forment des cavités ou des bassins, dont les fleuves marquent le fond. De chaque côté de ces immenses cours d’eau s’élève à une distance plus ou moins grande, d’autres hauteur», qui sont sillonnées elles-mêmes par des bassins secondaires, où coulent les rivières qui se versent dans les fleuves, et ces bassins secondaires sont subdivisés eux-mêmes parles bassins tertiaires des ruisseaux et des torrens qui affluent dans les rivières; enfin chacun de ces écartemens des montagnes et des collines forment des vallées, dont la réunion concourt à composer un bassin. Quelquefois un grand nombre de ces bassins, qui s’élèvent graduellement, sont surmontés par de grands espaces ou des contrées entières, qui prennent le nom de plateaux; de leurs flancs s'étendent des montagnes dans toutes les directions. Les plateaux sont, en quelque sorte, les troncs, dont les chaînes de montagnes sont les branches. Le plus vaste et le plus célèbre de tous les plateaux, est le grand plateau du tiret, au centre de l’Asie; des monts qui le forment, découlent les grands fleuves de la Chine, de l’Inde et de la Tartarie. La chaîne de montagnes la plus élevée du globe est celle de quito dans les Cordillières de I’amériquf, méridionale; elle donne naissance à I’amazone ou marannon, le fleuve le plus considérable de tout le globe. Notre Europe s’enorgueillit de scs alpes et de ses Pyrénées; les Alpes donnent naissance au danube, au rhône et au rhin; les Pyréuées à I’ebre et à la Garonne. Ces points de vue généraux
) Voyez la planche représentant les principales hauteurs du globe.
ne sont point des règles invariables, que la nature s'est prescrite. Le wolga, le plus grand fleuve de I’europe, a sa source dans de légères collines, sur un plateau peu élevé, et d’où cependant coulent plusieurs autres fleuves considérables; tels que le don, le dnieper, la dwina et la ddna. Le fleuve du Paraguay, dans Famérique méridionale, sort des marais de xa rayes. En asie, I’oby et le jenissei traversent l’immense chaîne altaïoue, qui ne forme pas les limites de leurs bassins. En aprique, le nil coule jusque dans la mer dans un bassin formé par une étroite vallée, bordée de chaque côté par des déserts stériles.
On distingue dans une montagne ou mont, sa base, ou le pied qui est l’endroit où elle commence à se séparer de la plaine; le flanc, qui forme la pente, et est au-dessus de la base; la croupe, qui surmonte le flanc; le sommet, qui repose sur la croupe; la cîjie, qui couronne le sommet, et le point culminant, qui est l’extrémité de la cîme.
Les montagnes, au lieu de s’élever de la base au sommet par une pente insensible, sont souvent taillées en gradins réguliers, qui se nomment assises. Quand le sommet d'une montagne est conique ou pointu, on le nomme pic, ou piton, ou puy; et un mont se trouve souvent désigné par la forme de son sommet; c'est ainsi qu’on dit lenc de téréniffe et le puy de dôme. Un sommet prismatique ou anguleux, prend le nom d*AiGUiLLE , de dent ou de corne; s'il est détaché, on le nomme brèche. Un sommet arrondi, comme la plupart <le ceux de la chaîne des vosges, s’appelle ballon *). Si le sommet est aplati, on le nomme table ou plateau. Une suite de sommets aigus ou de pentes rapides, prend le nom de crête ou d’ARÈTE ; cette crête est souvent dentelée ou en scie, comme sierra-moréna en Espagne. Les montagnes sont ou isolées ou assemblées en chaînes; plusieurs chaînes se réunissent en nœuds. Quand une chaîne se divise, elle forme des embranchemens , où elle jette des rameaux; quand ceux-ci sont courts , et que leur direction est à peu près perpendiculaire à celle de la chaîne, ils se nomment contreforts. Lorsque l'arète qui unit les sommets des chaînes de montagnes, s’abaisse en devenant concave, elle forme alors des passages ou défilés, qui se nomment cols, ports, portes ou pyles. Les montagnes, soit isolées, soit en chaînes, ont le plus souvent leur pente la plus roide du côté de l’Ouest, quand leur direction est du Sud au Nord; et quand elles s’étendent de l’Est à l’Ouest, leur pente la plus roide est fréquemment du côté du Midi.
Les montagnes sont aussi classées d’après l’époque présumée de leur formation, ou d'après la nature des terrains dont elles sont formées. Les plus hautes sont ordinairement primaires ou granitiques; les plus élevées après elles sont calcaires ou secondaires; les montagnes tertiaires sont plus basses encore; les petites élévations du sol se nomment collines, et mamelons lorsqu’elles sont arrondies et isolées. On rencontre assez souvent dans les montagnes des excavations naturelles, qui se nomment grottes, cavernes, labyrinthes, souterrains, souvent ornés par des pilastres d'albâtre, qu'a construits la main lente des siècles et dont les parois façonnées par la filtration de l'eau, présentent ces surprenantes cristallisations qu’on nomme stalactites, quand elles restent suspendues à leurs voûtes; et stalagmites, lorsque les gouttes qui tiennent la matière calcaire en dissolution, sont tombées et ont formé les colonnes ou les pyramides, dont les bases reposent sur le sol. Quelque-
C est ainsi cju’on dit le Ballon de Stilz. Voyez la planche XV.
fois ces cavernes offrent un des plus beaux phénomènes du monde glacial. D’énormes glaçons en forment la coupole, le fronton, les colonnades et le péristile, et éblouissent les yeux de l’éclat dont les fait briller le soleil, qui y verse toutes les couleurs, tous les arcs-en-ciel, et mille configurations qui varient suivant le point de vue où l’on se place. Telle était la caverne au pied du Montanvert d’où sort l’Arveron , avant que l’explosion d'une arme à feu eut fait crouler ce palais de glace sur deux victimes d'une fatale imprudence. C’est dans les montagnes que se trouvent les riches mines des métaux; ces immenses carrières de granit, de marbres de couleurs diverses, et qu’on recueille les diamans et les pierres précieuses. C’est enfin du sein des montagnes que sourdissent les eaux minérales, souvent si salutaires à la santé.
La nature déploie dans les montagnes ses plus éfonnans aspects, et tous les charmes de ses beautés pittoresques; des vallées riantes ou fertiles, asiles de l’industrie et du bonheur, contrastent avec les sommets nus et stériles qui les entourent, avec ces vastes croupes revêtues de neiges éternelles, et avec ces glaciers resjilendissans ou ces amas de montagnes de glaces, séjour du silence et de la mort *). C’est de ces hauteurs sublimes des montagnes qu'on respire un air plus pur, qu'on éprouve un sentiment plus vif et plus délicieux de son existence; que l’on contemple les nuages et le tonnerre roulant loin au-dessous de ses pieds, et qu’on embrasse par la vue cet immense horizon, où des royaumes entiers paraissent rapetissés et aplatis comme sur nos cartes. Mais c’est aussi dans les montagnes que les forces de la nature semblent dans une lutte continuelle, et menacent le plus l’existence des hommes et des animaux. La neige ou les pierres s’agglomèrent en tombant, se grossissent en roulant, et forment ces terribles avalanges ou avalanches, qui engloutissent des villages entiers; des rochers se brisent et s’écroulent, écrasent les habitations, remplissent des lacs, ou obstruent des rivières qu’ils font déborder. C’est enfin dans les montagnes, ou près des chaînes qu’elles forment, que l'on contemple avec effroi le plus étonnant, le plus majestueux, le plus terrible de tous les phénomènes naturels, celui des volcans (voy. la pl. XIII.) Des tourbillons épais d’une noire fumée, une flamme lugubre, des nuages massifs de cendre ou de pierres jaillissent d’un cratère bouillonnant**), et manifestent au-dehors le mouvement convulsif
Celui du GRranELWALD à 20 lieues de Berne, près d’un village qui porte son nom et celui de rc rca, auquel le Rhône doit sa naissance, sont rangés parmi les plus remarquables. Ce dernier surtout s'élève dans toute sa beauté. C'est une masse immense de glace qui s'étend en amphithéâtre entre deux piles de rochers hérissés. Quand le soleil darde perpendiculairement ses rayons sur ce glacier, il lui donne l'éclat et la transparence du cristal, tandis que les ombres de ses vastes fragmens, admirablement coloriés, coupent sa blancheur par toutes les teintes d’un bleu vraiment céleste. En général on ne peut mieux donner une idée de l’immense quantité de glace hérissée de pointes irrégulières et coupée de profondes crevasses, que présentent les glaciers , qu'en la représentant comme une mer qu'une gèlée subite aurait surprise au fort d’une violente tempête.
**) Cette cavité de forme conique, change détendue à chaque éruption du volcan. En îyÔo le cratère du Vésuve avait 2400 pas de tour , sur 200 pieds de profondeur. Celui de l'Etna est beaucoup plus grand. On peut descendre dans ces cavités, mais non sams danger.
Ses entrailles de la terre; des flots brûlaw de laves s’en échappent, s’épanchent, et recouvrent un "sol riche et fécond d’une croûte pierreuse et stérile, qui laisse d'éternelles empreintes de ces affreuses éruptions *). Souvent plus terribles encore, elles sont accompagnées de tremblemens de xerre; le sol d’une vaste contrée s’agite, tremble, s'élève,, s’abaisse, tournoie, s’entr’ouvre , et engloutit en un instant des villes entières **).
La plus longue chaîne de volcans est celle que présentent les andes dans l’Amérique méridionale.
C’est toujours rélativement au niveau des mers qu’on évalue les hauteurs respectives des montagnes. Les plus hautes qu’on ait mesurées jusqu’àprésent sont dans le nouveau monde. Le chijiborazo dans la nouvelle-grenade, est la plus élevée de toutes celles que l’on connaisse (voy. la pl. XIV.) Cependant on a tout lieu de présumer, que les hauts sommets qui sont près de la paz, dans le nœud principal de la cordillière des andes, sont encore plus élevés, et ils sont peut-être surpassés par les montagnes de la chaine qui, en asie, sépare le tibet de I’inde. La limite inférieure des neiges perpétuelles, ou de celles que la chaleur du soleil en été ne peut fondre en totalité, varie selon le degré de latitude et selon l'exposition des montagnes.
La nature suit, dans la direction des principales chaînes de montagnes, une loi dont elle ne s'écarte point. Les chaînes de montagnes les mieux liées, les plus étendues, les plus élevées , dirigent toujours dans le sens des plus grandes dimensions des continents
*) Souvent ces fleuves embrasés se prolongent jusqu’à la mer. La lutte qui s’engage alors entre les deux élémens, fait frissonner d’horreur. Imaginez, dit Brydone , un torrent de dix milles de largeur, et élevé à une hauteur énorme, roulant sur le flanc de l’Etna, et versant tout-à coup ses flammes dans la méditerranée. Le fracas de la chûte égale les éclats du plus fort tonnerre; à l’instant l’onde écumante se retire, décroit devant le feu, et semble avouer la supériorité de cet élément. Pendant ce combat effroyable, des nuages de vapeurs obscurcissent la face du soleil, découvrent toute cette scène d’un voile de ténèbres et d'horreur. Les ruines de Torre del Greeo et du Val de Passy attestent les désastres qu’entrainent ces torrens de laves embrasées,
**) Les plus terribles tremblemens de terre que l’on connaisse, sont celui de 1746, qui engloutit les villes ue litja et de callao en Pérou; celui de 1 77 5 5 , qui ravagea Lisbonne; et celui de 1783, qui dévasta presque toute la Calabre. L histoire ne fait aucune mention des éruptions antérieures à celle qui arriva sous Titus 1 an 79 de notre Ere, ou 832 de Rome. L’embrasement du Vésuve fut si violent, qu’il ruina des villes entières avec une grande étendue de pays. Les cendres en volèrent, dit-on, jusque dans 1 Afrique, 1 Egypte et la Syrie. Pline l’ancien ou le naturaliste, périt dans cette éruption. Ce jour affreux, ce jour funeste vit engloutir eu un quart d’heure la ville de pompéia, tandis que ses habitans étaient plonges dans le sommeil, soreste, staeiæ ou stabies et hercûlandji qui étaient voisines, subit ent le meme sort, avec une foule de villes et de villages. Les descendons de ceux qui avaient péri à pompéia, avaient replanté sur ces cendres, de la vigne, des mûriers, des figuiers, de sorte que les toits de cette ville étaient des vergers et des champs. Au commencement du i8.c siècle on voulut bêcher, O11 enfonce la pioche plus avant, quelque chose résiste; c’était une ville, Pompéia, Ou se piomèue aujoutd hui dans quelques rues de celte vide qui a été exhumée, ainsi qu’iiEîtcüLvvutr, par un roi de Naples, secondé par le zèle éclairé- de son premier ministre, qui avait rassemblé dans le superbe palais de Portici , bâti sur les ruines memes de cette dernière ville, les morceaux précieux que renfermaient ces villes souterraines. On a dit’ avec vérité, que les hommes ressemblent fcaux fourmis, qui, après qu un accident a détruit leurs fourmillièrcs, le moment d'après la refont.
ou des îles; les plus hautes ensuite, dans les sens des presqu'îles ouvertes ou fermées qui les terminent; et les moindres chaînes se subordonnent, dans leur direction, à celle de la plus grande dilatation des terres qu’elles traversent.
Les intervalles qui séparent soit les pics eatr’eux , soit les plateaux , sont des vallées quelquefois très-profondes, mais qui ne descendent pas jusqu’au niveau du sol général, sur lequel prend naissance la masse entière des montagnes qui composent une même chaîne. La vallée prend le nom de vallon ou de val, quand elle est plus resserrée. Si elle s'élève entre deux contreforts, vers le sommet d’une chaîne, on l’appelle gorge; elle conduit alors au col. Quand c’est une déchirure, c’est-à-dire, une excavation dont les parois sont verticales, on la nomme ravine ou ravin; le fond en est alors occupé par un cours d’eau, soit permanent, soit accidentel.
Les vallées forment un système d’embrancliemens qui correspondent à celui des montagnes; leur fond ou la rencontre des pentes qui les comprennent, est la ligne la plus basse du terrain, que les Allemands appellent thalweg, et qu’on a proposé de nommer