OV DB LA POBMATION
Moyens em- M. Delaserre, pour préserver des eaux pluviales
prévtnirî'é!^ les remblais glaiseux , sur le chemin de la rive
des t^us gauche, les a enveloppés d'une couche aussi épaisse
des remblnîs .11 11 - 1 . .■ ,
glaiseux au ^ue possible de bonne terre, bien pilonnée, asso-
de Versâmes ciée au noyau argileux au moyen de redans prati-
(me gauche), q^j^g j^j^g ce noyau, et a gazonné soigneusement
les talus. Quant aux eaux coulant à la surface du
sol, elles ont été détournées du pied du remblai au
moyen d'aqueducs, de fossés ou de pierrées.
L'épaisseur de la couche de bonne terre a été fixée pour les remblais de 12 mètres à 1 5 mètres de hauteur, a o'^So au sommet, et on arrêtait le corps du remblai glaiseux suivant un talus de 4S degrés, tandis que le talus extérieur était à un et demi de base pour un de hauteur. La couche de bonne terre augmentait par conséquent d'épaisseur du sommet vers le pied.
Pour des motifs d'économie, on employait la glaise en couche mince bien corroyée , alternant avec le sable. Outre l'économie, on y a trouvé un autre avantage : les eaux de pluie, tombant à la surface du remblai, ne pouvaient s'infiltrer à travers le sable et opérer une solution de continuité entre les deux natures de lerrain.
I.es petites couches de glaise s'arrêtaient à une petite distance de la surface du talus de bonne terre,
DBS GRANDS REMBLAIS. 66
en sorte que leur tranche même n'était pas exposée au contact de l'air.
. Sur un remblai de i6 mètres de hauteur, exécuté à Chaville , l'épaisseur de l'enveloppe a été très-notablement réduite. La base du talus en sable, sur 3"oo à 4"'oo de largeur, a seule été pilonnée avec soin. Le reste n'a que o™5o à i"oo d'épaisseur, et ne produit guère d'autre efFet que de soustraire les glaises au contact de l'air et à l'influence de la ge* lée, ce qui a suffi pour les préserver de tout accident.
Les glaises non-seulement sont sujettes à couler lorsque, une fois en place, elles sont délayées par les pluies ou par les sources naturelles, mais encore sedessèchent difficilement quand elles ont été mouillées avant de les employer. M. Delaserre a obtenu d'excellents effets , dans ce dernier cas , en mélangeant avec les couches de glaise, dans le corps même du remblai , des couches minces de sable sur une épaisseur de o"o8 à o°^io pour o*4o à o"8o de glaise.
Une portion du chemin de 800 mètres de longueur est tout entière exécutée en remblai de glaise assez sèche. Ce remblai a été fait au wagon et sans aucune précaution particuUère; seulement, les talus ont été saupoudrés de sable sur o'^oS en-
66 DE LA FORBIATION
viron d'épaisseur pour faciliter la végétation et atténuer l'effet des pluies. Ce remblai , qui a 4'"oo à 5"oo de hauteur, a assez bien tenu. Néanmoins, il est prudent de n'employer les glaises que par couches horizontales^ dressées et pilonnées, ou bien exécutées au tombereau; et, lorsque la hauteur du remblai dépasse 5°*oo à ô'^oo, il est indispensable de recourir à des précautions semblables à celles dont nous venons de parler '•
Tassement Tous les remblais tassent. Les matériaux qui les es remblais, composent se rapprochent et se condensent; le volume, et, par suite, la hauteur des remblais diminuent. Le tassement varie principalement suivant la nature des matériaux qui composent le remblai^ le procédé suivi pour le construire et sa hauteur. Certaines espèces de terres tassent beaucoup plus que d'autres. I^s remblais faits au wagon, qui n'ont pas été pilonnés, tassent plus que les remblais pilonnés. Enfin le tassement du remblai, toutes circonstances égales d'ailleurs, varie à peu près proportionnellement au cube de sa hauteur.
Ce tassement dure souvent plusieurs années. Il va en diminuant jusqu'à ce qu'enfin il vienne à ce.sser complètement.
1. Ces détails sont extraits d'an mémoire de M. Delaserre inséré dans les Annàle$ de$ Pouls iî ehauiêèei.