DES COINS
de cette manière un travail de réparation oiid^entretien coûteuse. On évitera même en prenant celte précaution de grands dangers; car il peut arriver que le rail s étant déplacé, le joint ne porte plus sur le coussinet et que la rupture du rail en soit la conséquence.
Il ne faut donc pas donner d'inclinaison aux joues des coussinets^ pour faire entrer les coins à volonté dans un sens ou dans Tautre. Il convient seulement d'arrondir les arêtes, afin de pouvoir introduire le coin sans que le fil du bois se refoule sur le met ah
Golns en bois Nous avons dit que les rails étaient fixés entre les saillies des coussinets par des coins en bois et par des coins ou des clavettes en fer.
Le serrage avec les coins en bois, lorsque ceux-ci sont employés sufBsamtnent secs, est meilleur qu'avec les coins ou clavettes en fer. Les coins en bois, lorsqu'ils se gonflent par l'humidité, ne brisent pas les joues des coussinets, comme on aurait pu le craindre avant d'en avoir fait Texpérience» H arrive assez fréquemment que les joues des coussinets se rompent lorsqu'on chasse trop violemment les coins ou clavettes en fer. Cet accident n*a pas lieu avec les coins en bois.
Le déplacement des rails dans le sens de la marche
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des convois est plus sensible encore avec les coins en {et qu'avec les coins en bois, puisque, nne fois desserrés, ils cessent entièrement de maintenir le rail.
Aussi les coins en bois ont-ils obtenu la préférence sur tous les chemins construits en France et sur la plupart de ceux établis en Angleterre, En Belgique, toutefois, on a conservé Tusage des clavettes en fer. Sur le chemin de Leeds à Selby on a employé de véritables coins en fer, évidés, afin que le rail ne les touche que par de petites surfaces*
On se sert de coins en bois non comprimés ou Coîos Don ^ ' comprimés et
comprimes. coiupHm^
Ces derniers sont généralement adoptés en Angleterre comme opérant un excellent serrage ; mais ■ nous tenons de M. Robert Steplienson que, sur le chemin de Londres à Birmingham, il ne s'est servi des coins comprimés que lorsque ^ la voie s*étant consolidée par Tusage, le déplacement des rails avait cessé d'obliger à desserrer et à serrer fréquemment les coins pour rétablir le niveau ou pour remplacer les rails.
H Sur les chemins des environs de Paris, celui de H £ouen excepté, on ne s est servi que de coins non
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les coins ont été séchés au four. Stir le cheniin d< Rouen les coins comprimés ont été employés désj Touvertui'e du cbemiiip
Nous avons dit plus haut par quelles raisons il' convenait de donner au logement du rail même largeur sur toute la longueur du coussinet. Con* A seillant cette forme, nous ne saurions que recom-» mander aussi Tusage des coins comprimés avec lesquels le serrage sera toujours parfait.
Nous donnerons, parmi les documents qui feront partie de cet ouvrage, une note sur la fabrication des coins comprimés ou non comprimés.
Coins Les coins peuvent être placés en dedans* c'est*à
en dedans et *
en dehors, dire entre le rail et la joue du coussinet la plus voi
sine de Taxe de la voie, ou en dehors^ soit entre le
rail et la joue du coussinet la plus éloignée de Taxe,
Sur tous les cheminfi de fer que nous avons, visités,
celui de Saint-Etienne à Lyon excepté, on place les
coins en dehors, par les raisons suivantes : ^Ê
Le coin étant placé en dehors, on lui donne une grande hauteur, et on le préserve de la pourriture en le couvrant de sable, ce qui ne pourrait se faire s'il était placé en dedans, parce qu'alors le boudin des roues pourrait frotter contre le sabla ou contrt j le coin lui-même.