‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 46 sur 117 · DE LA FABRICATION · texte numérisé non relu

DE LA FABRICATION

« Le nombre de chaudes que Ton passe en a4 heures est de 1 5 à 1 6 ; ainsi, un four peut en moyenne produire 7 à 8 tonnes de rail finis dans ce même temps, avec une consommation de 65o à 700 kil. de houille par tonne. »

Les notes suivantes compléteront les renseigne* ments donnés par MM. Flachat, Petiet et Barrault.

utilisation Dans quelques usines, on place, à la suite du four

de la chalear ... , ^ ^19 \ 1^ £

perdue, prmcipal, un second four ou 1 on commence à chautfer les paquets. On utilise, de cette manière, la chaleur perdue des fours à réchauffer, qui est considé* rable.

^ Moyens L'emploi du marteau et surtout celui du marteau bonne^"'^ pilon pour souder les paquets est sans doute trés- *^"^' avantageux; on doit remarquer, toutefois, que la perfection du soudage dépend bien moins de l'énergie de la force comprimante que du degré de décapage des surfaces à souder, et du degré de température, qui ne doit pas être le même pour des fers de qualité différente. Aussi est-ce du chauffeur plutôt que du forgeron que Ton doit attendre une bonne soudure.

A l'usine d'Alais, où le fer se soude difficilement, ce n'est qu'après un grand nombre d'essais qu'on y est parvenu.

DBS HAIL9. 177

Les presses remplacent souvent les marteaux; elles n'exigent pas des frais dHnstallatloii aussi élevés, elles u^ éclaboussent pas comme les marteaux^ elles consomment moins de force motrice. Elles ne don- Bent pas lieu^ comme les marteaux, à des chocs qui fatiguent le mécanisme, enfin elles sont desser^ vies par des ouvriers dont le salaire est beaucoup ^oîns élevé que celui des marteleurs; mais elles n'épurent pas le fer aussi bien que les marteaux,

WSL Flachat, Petiet et Barrault font mention d'une nouvelle machine à cingler employée depuis peu de temps en Angleterre, qui, d'après ces ingénieurs, serait sous plusieurs rapports préférable aux marteaux et aux presses. Cette machine est encore trop peu connue pour qu'il nous soit permis de la juger; nous l'indiquons ici afin que les ingénieurs des nouvelles lignes de chemins de fer Fétudient, et qu'ils en prescrivent ou en conseillent l'usage aux fabricants, s'il y a lieu. On ne saurait r Jiégliger aucun moyen pour obtenir des rails bien soudés.

Cest toujours de champ que Ton doit d'abord ^Laminag»; , ,,,,/>, des paquoi

passer le paquet sous le laminoir, ann de rapprocher

le^ barres avant de les comprimer. Elles ne doivent

dailleurs éprouver qu^un très-faible étirage dans le

iens perpendiculaire à la longueur.

L'embarras que Ton éprouve à manœuvrer une

la

Scfafe des rails*

DE £4 FÂBQiaàTTON

lourde barre toute rouge, et la difficulté que 1 trouve à bien asseoir dans les coussinets de la une barre mal dressée, ont fait renoncer dans pr^ que toutes les usines à l usage de couper un bout ; la sortie du laminoir.

On doit prendre les plus grandes précî*utions pour, ne pas oxider les extrémités des rails lorsqu*on k réchauffe pour les passer à la scie. L'air qui pénètre entre le rail et les bords de l'ouverture contribue surtout à cette oxi dation. On doit donc souder les joints avec le plus grand soin. Cest principalement à la croûte d^oxide de fer qui se produit que l'on doit attribuer l'altéra lion des dents de la scie.

Les scies sont difficiles à installer et à entretenir en bon travail courant. Malgré les soins du mon* teur, Taxe de la scie et celui du rail sont rarement parallèles. D^ailleurs certaines parties prennent du jeu. Il est utile de régler la position du rail dans les supports par des vis de rappel.

Dans l'opération du sciage, le bout du rail à moitié détaché s'incline , et tend par son poids à arr cher les parties qui restent à couper. L'outil suit ligne de moindre réîiistauce^ et la section se fait obt quement. On doit soutenir le bout jusqu'à ce qui! soil entièrement coupé.

Les dents de la scie s'gltèi^&iit. Um #eule bavure

qui se rencontre sur le côté d'une dent refoulée derient très-nuisible* A chaque tour de roue, la barure éloigne la scie du plan de la section. Il en ré-

ilte un nouveau sillon j et par suite une îsérie de gradins dont Tenserable est oblique à l'axe du raiL Il feut enlever les bavures de la scie à mesure

l'elles se produisent, et lui donner assez d'épais-

^ur pour qu'elle résiste à la fle:stion. Une épaisseur

de o"*o4 est convenable* ï\ est nécessaire» d'ailleurs,

de changer les scies toutes les douze heures» L'usure

et le limage mangent chaque jour de o"'oo4 à o™oo5,

S s. Du cahier de charges pour )a fourniture des ralls^ des coussinets, cbeviliettes et coins.

A. Du ûoMer «fe charges potif iajmmiture des raiU.

Parmi les moyens d'obtenir d'un fabricant des produits de bonne qualité , l'un des plus elBcaces est sans douta de lui imposer un cahier de charges sévère. Il ne faut pas oublier^ cependant^ que le Câbler de charges, quelque soin que l'on apporte dans sa rédaction, n'offre que des garanties insuffisantes si Ton ne s'adresse à un fabricant honnête ^ en position de remplir ses engagements, et si on ne lui accorde un bénéfice raisonnable sur ses fournîtures.

Il arrive b*op souvent que les compagnies se choîi du laiâsent séduire par le bon marché. Elles sont alors "*^'*

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