DE L*EKTRBT1EN DE LA VOIE< SIT
Que les coins serrent bien le rail et ne pénètrent pas trop avant dans le coussinet, en sorte qu'on puisse les enfoncer davantage lorsquHIs viendront à se dessécher-
Qne tes chevillettes ne se sont pas détachées lorsqu'on a damé les traverses*
<^ue l'ensablement est suffisant
t L'entretien des voies d'un cbeniin de fer est confié Entretien 1 -I , * , , . *, rfu cii*:min et
a cies brigades de cantonniers, qui, pour travail- fonctions des
les* convenablement f doivent être réunis plusieurs etgardes-
ensemble. Ces brigades, composées chacune d'un ^*"®*' icln^cf ouvrier et de quatre hommes pris exclusive* iin^Dt parmi les poseurs, redressent, nivellent la vuie^
&^ sont chargés de tous les travaux de réparation
[«.Amélie peut exiger,
Ce sont leB gardes-voies qui, placés de distance en ^*-^^tance pour la police du chemin, examinent après passage de chaque convoi si aucune paitie de la *te n*a été brisée ou dérangée. Ces mêmes hommes ^^rrent les coins qui, par une cause quelconque, ^P^^^raient pris du jeu. (Voir dans les documents H| extrait du règlement général d'exploitation du Hpl^eniin de fer de Strasboutg à Baie*)
^m Le nombre des gardes- voies varie selon le tracé du ^f^Vieinin et la nombre des passages de niveau dont l^ surveillance leur e^t confiée.
tl§ ne L*ENTRfiTIEl|
Quant an nombre des cantonnieFS, il peur, gur k chemitiâ où se présentent de grands mouvements i tetTain, être considérable , surtout au comniencer ment de rexploitation; toutefois si les travaux orij élé faits avec tout le soin nécessaire^ et si la voit; es bien ensablée, il se réduit après un certain lap» àà temps à un ou deux hommes au plus par kilomètre
Sur le chemin de Baie à Strasbourg, où à la vé rite les courbes sont peu nonibreuâes et de grand rayon» et les remblais de petite hauteur, la circula tjon journalière étant de cinq convois dans chaque direction, on nVmploie aujnurdliui, din huit nie après l'ouvertupe^ qu'un seul poseur parkilomèti
Sur le chemin de Versailles (rive gaitciiej, 1843, les remblais d'une très-graiidr hautei n*nyant encore subi qu*inconiplélement les effH dn tassement, la voie étant médiocrement ensablé les courbes nombreuses et certaines parties de T| ligne, telles que celles posées sur les estacatles cbarpente, exigeant un entretien spécial, les convoi passant sur les rails d'heure en heure les jours de semaine, et de demi-heure en demi-heure les ij manches, le nombre des poseurs est de deux p; kilomètre.
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La voie d'un chemin de fer me doit pas être ui seul instant négligée. Les moindre^ déformaliot
DE t4 TOIE,
sont très^niiisibles au matériel , et s^ac croisse lit **^^** prorapteixient si on ny remédie immédiatement.
I^a voie doit être réparée stirtoiit Jtvant l'époque des grandes sécheresses et avant celle des gelées.
Lorsqu'on répare pendant les sécheresses^ on dé*truit, en dérangeant le sable^ la faible quantité d'bumidité qui restait dans la couche inférieure. Le sabie perd alors sa cohésion, et il fuit sous les traverses.
Pendant les gelées, le terrain de la voie durcissant, les réparations deviennent impossibles, et Me Tnatérîelj si la voie n*est pas parfaitement dressée^ f^<^oit des chocs qui lui sont plus nuisibles dans les 5^t*ands froids qu'en tout autre temps; ou, si la gelée * est pas assez forte pour s'opposer à toute espèce "^ travail, il arrive que le sahle que Ton introduit ^*^vis les traverses étant gelé, perd toute sa consisnice lorsque le dégel survient, et que la voie cesse ^tre en bon état.
I^s remblais tassant inégalement, il est tfès-îm- *TDrtant d'examiner souvent si dans les parties -Oiirbes la différence de hauteur entre les rails de courbe extérieure et ceux de la courbe intérieure ^^t constante. Il serait très-dangereux que les rails 1^ la courbe extérieiu*e vinssent , par suite de tasselents I k se trouver moins élevé* que ceux de 4a ^ourbe intérieure, au lieu de Tètre davantage.
ta voie.
I»E LfiNTEBTlEN
ApproTisioti-
nemeiit du sable*
Comme dans les premières années dVxploilatioi d'un chemin de fer les traverses doivent être frl quemment relevées, il ne faut pas négliger d^apprc visionner des quantités suffisantes de sable en pk sieurs points de la ligne.
Il faut aussi déposer sur la voie des rails et de traverses; mais, autant que possible, ces objet doivent être renfermés, moins pour les mettre hoi de la portée des voleurs que parce qu'ils deviennef quelquefois de dangereux instruments enire k mains des malveillants.
Ainsi, sur le chemin de Versailles (rive gauchej et sur celui de Baie à Strasbourg, on a trouvé de traverses munies de leurs coussinets placées av€ intention en travers des rails» un instant après que le garde-%^oie avait fait sa tournée, et lorsqu'un tioit^ veau convoi était sur le point de passer.
Loi h faire Remarquons à cette occasion qu'il n'existe encom fes'I^êblîtfîa ^" France aucune loi s|>éciale pour la répression d ™\yp'*i^"*^ ces crimes qui exposent à de graves dangers la vie *^de"rL"r *^ "" grand nombre de personnes. Ce g'^nre de délits, plus (Véqut^nt qu'on Uf^ le suppose, nentraîne pour les roupables que la condamnation à des peines insignifiantes^ Dans un moment où le gouvernement parait préoccupé des moyens de prévenir les accU dents sur les chemins de fer, il serait urgent qu'il remplit cette lacune dans notre législation.
DE LA VOIB. 221
Nous terminerons ces notes concernant Tentre- Pfécamion
impontDte lien de la voie par 1 indication d'une précaution à à prendra
l ' lorsqu on
prendre lorsqu'on relève la voie qui bien que pa- relève la voie.
raîssant peut-être minutieuse n'en a pas moins de l'importance dans la pratique. Les piocheurs, lorsqu'ils relèvent la voie, ont l'habitxide de ne piocher que la partie voisine de la traverse à relever, en sorte qu'entre deux traverses relevées il reste une partie de sable qui n'a pas été remuée. Cette portion de la chaussée se trouvant alors plus dense que celle qui vient d'être réparée, l'eau, s'il survient de la pluie, se porte sous la traverse et lui enlève toute sa stabilité. Il faut donc exiger des ouvriers que lorsqu'ils ont relevé une traverse, non-seulement ils reriiuent le sable des deux côtés, mais encore qu'ils piochent la partie restant au milieu.