‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 64 sur 117 · S7B J>E5 PASSAGES · texte numérisé non relu

S7B J>E5 PASSAGES

pilastre au milieu, afin de faciliter la circulation ■>

Cette disposition, prescrite par les ingénieurs mM gouvernement^ nous semble plutôt dangereus qu'utile.

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Il n'est jamais nécessaire que deux voitures pas^ sent en même temps, et le pilastre placé au mtlieii de la barrière, les forçant à prendre une direction oblique, les jette sur la voie comme nous i*avons ex{diqué plus haut, ou devient la nuit un obstacle qu'il faut éviter.

Avaniaflçs Toutes les barrières s ouvrent tantôt du coté du

respectifs

des bamèrea chemin de fer, tantôt du côté opposé,

)c cbemm , et (le celles qui

ne Je ferment Dans le premier cas, leurs dimensions sont calculées de manière à ce que les ventaux de la barrière cessant de fermer la route ferment le chemin de fer. Elles portent alors un disque peint ordinairement en couleur rouge f dont la vue indique de loin aux machinistes que la voie est fermée-

Les barrières qui ferment le chemin de fer ont cet avantage de ne pas permettre aux hommes, au bétail, ou même aux voituriers, de se jeter sur la voie en dehors du passage de niveau- Elles maintiennent le chemin de fer fermé de toutes parts^ même la nuit; mais elles nécessitent pour chaque passage de niveau un garde qui ouvre le cliemin de

DE NIVEAO. K9

1er au moment de rarrivée de chaque convoi; elles sont brisées lorsque la nuit on envoie des machines pour le service de Fentretien ou des marchandises, et qu'elles se trouvent placées en travers de la voïe^ soit qu'on ait négligé de laisser la voie libre, soit qu'un étranger les ait déplacées pour passer ; enfin on ne peut en faire usage lorsque la route coupe le chemin de fer sous un angle très-aigu parce qu'il faudrait alors leur donner de trop grandes dimensions.

Les chemins de fer en France , celui de Saint- Etienne à Lyon excepté, sont bordés des deux côtés sur toute leur longueur, de barrières fixes qui en défendent Pabord. On supprime quelquefois ces clôtures au pied des grands remblais ou des profondes tranchées dont les talus sont d'ailleurs protégés par des fossés. Elles sont cependant fort utiles pour empêcher les promeneurs qui franchissent aisément le fossé, de se jeter par mégarde dans les tranchées.

Barrîèf«s fli«

ou cIMuneB,

DtfT)? renies

espèces.

Les clôtures de la plupart des chemins de fer aux environs de Paris sont de simples treillages en lattes de châtaignier de très- petites dimensions , armées de pointes à leur partie supérieure. Un homme ne pouvant les escalader sans les briser , ils protègent parfaitement le chemin lorsqu'ils n'ont que i met» 1 3 de hauteur, et ils ne coûtent que j fr. 3o le mèire courant. (Voiries Documents,)

iSO ^^^^H DES PASSAGES

Sur le chemin de Baie à Strasbourg on s'est servi* de clôtures en lattes de sapin, représentées fig. 16. Elles oe valent pas les précédentes, mais on les préfère dans le pays parce que le bois de châtaignier y est rare, et que lesonvriers ne savent pas le travail' lier; elles coûtent le même prix que les treillages,"

En Angleterre les clôtures dans la campagne sont leaucoup plus simples et plus économiques} elles consistent en pieux de bois brut plantés en terre ' et percés de deux longues mortaises dans lesquell^ I passent les bouts amincis de perches également brutes. Ces pieux sont distants de cinq à six mètres l'un de Tautre. Entre deux pieux est un piquet plat ! sur lequel on cloue les perches horizontales. Quelquefois Ton f rot le le bout des pieux avec une bande de fer plat attachée par deux clous, comme riiidique la fig. a 5 ; souvent aussi près des \illes et dans les pâturages où paissent des bestiaux de petite taille, on tend des fils de fer entre les lisses en bois, ainsi que le montre également la fig, a 5.

Pm. as,

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