‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 71 sur 117 · DES ESSIEUX · texte numérisé non relu

DES ESSIEUX

îâle à Strasbourg et dont les vis étaient h angles ["vifs, avaient bien résisté lorsqu'elles étaient neuves, mais elles se brisaient toutes au bout d'un certain temps. On les remplaça par des tiges avec vis à filets arrondis. Ces dernières, bien que de même dimension que les autres, ont beaucoup mieux résisté.

Sur le chemin de Baie à Strasbourg, effrayée de . Natute la rupture de plusieurs essieux de l'ancien modèle ^P'"'^. Fig. 3 et 4? PI- F- i8, radministraUoTi jugeaconve- , iiable de les remplacer tous. On put alors les briser, et Texamen de leur cassure conduisit à des observations assez intéressanles-

La rupture ayant toujours eu lieu suivant la surface de séparation de l'essieu et du moyeu à Tintérieur, la cassure était sensiblement plane et unie, soit que l'essieu eût été cassé dans le service, soit qu'on reût brisé à coups de mouton. Le grain très-fin, comme celui de Tacier dans les zones  et B, Fig. 3i

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allait en grossissant vers la zone C, puis devenait | absotuaient semblable à celui du corps de l'essieu] où le fer avait conservé sa texture primitive. La^ couleur brun de rouille dans la zone A ^ comniej celle de très-vieilles cassures, devenait graduellement moins foncée vers la zone B jusqu'à ce qu'elle! disparût entièrement dans la zone C- Les cercles en6n qui enveloppent les zones B et C n'étaient pas concentriques, mais tous tangents au cercle qui représente le contour de l'essieu | en D où se trouvait la clavette.

Ces faits ont été observés sur un très-grand nombre d'essieux qui avaient fait un long servicei fabriques d'ailleurs avec des qualités de fer totale* ment différentes ^ du fer de très-bonne qualiléf très-nerveux et bien hoinogènej du fer fabrtqu avec des rognures de tôle à texture lamellaire eN du fer cassant a gros grains.

On voit, par ce qui précètle, comment le servie* modi6e graduellement les essieux. L*oxidation de la cassure dénote assez la présence d'une fente qui se serait successivement agrandie jusqu'au moment de la rupture. Que ce genre d'altération tienne en partie à Fancien usage de couper les essieux à angle vif contre le moyeu, cela paraît incontestable, mais il ne faudrait pas en conclure qu'on révitera complétemeni en substituant a cet angle

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