‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 72 sur 117 · DES E3SIE0X · texte numérisé non relu

DES E3SIE0X

ini congé arrondi. Des essieux qui dans rorigme avaient été exécutés avec df*s congés aux portées au chemin de Bâie à Strasbourg ont été, après deux à, trois ans d'usage, cassésàcoup de mouton. lisse soni \ brisés suivant A B Fig. 3a à Textrémité du congé, et

la cassure a présenté un aspect analogue k celui des essieux de Tancien modèle. Quelques-uns étant d'excellent fer ont supporté, avant de rompre, jusqu'à quatre coups d'un mouton de six cents kilogrammes qu*on laissait tomber d'une hauteur de cinq mètres, tantôt sur un coté tantôt sur Tautre*

analogues.

Ce changeitient de texture qui a lieu dans te fer chansemem des essieux et que nous venons de signaler a été con- harr^rd^fer staté par les praticiens, non-seulement dans des cas parfaitement semblables, mats encore dans des circonstances simplement analogues. Ainsi on avait employé à Toulon, pour équilibrer un pont levis, deux cylindres en pierre roulant sur une Yoie courbe; ces cylindres étaient liés par un essieu en fer construit dans les arsenaux de la marine avec du fer à câble corroyé, et participaient ainsi que leur axe à toutes les vibrations du tablier du pont* Après dix-huit mois de service, Faxe, malgré son excellente qualité,

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rompit nu passage iVune inalle-poste et ïomba en plusieurs morceaux* Un des chevaux fut tué. Ix même axe, rétabli avec du fer absolumenl semblable et enveloppé de bois^ a depuis lors parfaitement résisté. L'emploi du bois pour détruire les vibrations des essieux et empêcher ainsi leur allération a, du reste, été reconnu efficace par les entreprises de messageries*

Modificaifons Voîcî maintenant comment, se fondant sur les da»i lacoD- observations ta ttes^ on a modifie au chemiu de Baie das essienx à Strasbourg la construction des essieux.

sur 1ë chemin de Bâte

Les dimensions en ont ete augmentées, surtout dans le voisinage des cales, La différence de diamètre entre la partie comprise dans le moyeu et le corps de Tessieu est rachetée par une partie co* nique fig. 9 PK F* t8 1 et c'est au sommet de langle saillant que correspond le plan intérieur du moyeu de la roue- Le moyeu est alésé de manière à porter toujours exactement sur le cône, et il est entré de force sur Vessîetij de manière à refouler un peu le fer; la roue est fixée par trois clavettes <

Si Ton a employé trois clavettes au lieu d^une seulCi ce n'est pas dans le but de s'en servir^ comme on le faisait dans l'origine, pour centrer les roues ^ mais aBn de pn'-venir autant que possible raltéralion de Tcssieu, puisque, ainsi que nous lavons vi^.

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cette altéralîon paraît être moins sensible dans le voisinage des clavettes. La roue une fois ajustée sur l'essieu, une seule cale suffirait a la rigueur pour la mainteoirp

Les fusées des essieux fig, g sont très-éloignées des moyeuîL et ont une grande longueur ; on les eût rapprochées de la roue et on ne leur eut pas donné au-delà de dix centinièlres de longueur, si les dimen* siens adoptées n'eussent pas été commandées par le mode de construction du oiatérieL

Le diamètre des fusées est de 65 millimètres; il est bon de le tenir un peu fort , afin de pouvoir, sans inconvénient , mettre, en cas de besoin, la fusée sur le tour.

Enfini on a remarqué que les coussinets en bronze s^isaient moins rapidement lorsqu'on donnait aux coUets de la fusée une grande liauleur et qu'on en rendait la face intérieure plane*

Les nouveaux essieux du chemin de fer de Bâle à Strasbourg sont fabriqués en corroyant ensemble sept barres de fer plat de treize millimètres de largeur et de vingt-sept millimètres d'épaisseur; ces barres doivent avoir été préparées entièrement au charbon de bois et forgées au marteau. Ij*essieti est amené, toujours sous le marteau et sans éumpe^ à

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la forme représentée Fig, lo* C'est ainsi que U forges le livrent aux ateliers mêmes du chemin dt fer, où il est terminé entièrement à froid. C^est poui! * assurer plus d'homogénéité au fer qu'on évite de le réchauffer, bien que le travail à froid soit plus coûteux; si Tessieu était réchauffé par les bouts, il y aurait, avant même qu'on se fut servi deressieuji modification de texture, précisément au point oi celte modification a lieu plus tard par Fusage.

OQ soumei les e££ietii>

Quelques-unes au moins des barres qui doivent! composer Tessieu et tous les essieux sont soumis à une épreuve.

Souvent on essa ie lesessieux des voitures employa sur les chemins de fer comme ceux de l'artillerie, soit] en les posant sur des appuis dont Técartement est! constant et en laissant tomherd*une hauteur donnée J sur le miHeu de la barre de fer^ un mouton d'uni certain poids, soit en laissant tomber la barre elle» même horizontalement, d'une certaine hauteur, sur des blocs de métal (i)j mais comme ces essais fatiguent beaucoup les essieux, on n y soumet qu'une] petite portion de chaque livraison prise au hasard , , et Ton ne saurait employer sans quelque iniprutl dence les essieux ainsi éprouvés.

] . Voir aux ûocumenh une note sur ces essais.

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