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On doit en général ménager une portière de chaque côté, au moins^ pour àen% hanquetres sur lesquelles les voyageurs sont ïkssis en sens opposés, lorsque les banquettes sont placées transversaletnent sur loute la largeur de la caisse* Quand elles sont placées transversalement sur une partie de la largeur seulement, comme dans le wagon à huit roues représenté PK F^ , ou longittidinalement , comme dans les nouveaux wagons belges, on peut en diminuer le nombre.
Les portières des berlirres du chemin de Ver^ sailles (rive gauche), ont i*6o de largeur. Il est bien de leur conserver cette dimension,
Les caisses des wagons pour le transport des Caisses voyageurs ne différent pas seulement par leurs di- non couvent mensioDs; elles sont couvertes ou non couvertes, g^rQïes,eic. fermées sur les côtés ou non fermées, non gafnies , garnies partiellement ou complètement garnies. On y est presque toujours assis ; quelquefois cependant on s'y tient debout* Sur plusieurs chemins de fer anglais, celui de Manchester à Leeds notamment, et sur le chemin de fer badois, on fait usage de wagons où les voyageurs se trouvent debout , simplement appuyés contre une paroi verticale.
Les wagons de troisième classe , an chemin de
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Londres à Birmmghanif sout couverts | maUilny ^ ni garniture aus dossierâ y ni coussins ; les voyageurs y sont assU sur de simples bauc& en bois. Sur d'autres chemins de fer, on n'a garni que la batiquettei et le dossier est resté nu. Aux environs de Paris, aux chemins de Versailles et de Saint-Ger* main , tous les wagons sont entièremept garnis. Çoinme il est dans rintérét de l'exploitant d'attirer] les voyageurs dans les voitures de première classe, i en établissant une différence aussi tranchée qupj possible entre ces voitures et celles de secondel clause ou de troisième , on s'étonnera que les coinpagnies concessionDaire^ des chemins de Versailleil et de Saint-Germain aient rendu les voitures de sq*| conde classe, en les garnissant entièrement, presque aussi agréables que celles de première; mais noui ferons observer que, sur ces différents chemins^ k tarifs sont élevés, que les voyageurs sont divisés ec deux classes seulement, et qu^enfin le public pariai sien ayant pris sur le chemin de Saint-GermainjJ ouvert le premier, t'habitude des wagons garnis, il eût été difficile de ne pas céder à ses exigences sut les chemins construits postérieurement. Sur le ch« niin d'Orléans, toutefois , on cesse de garnir le doî sîer des wagons de seconde classe, et on ne se ser pour ces wagons que de coussins imparfaitemeE rembourrés.
Tfécesâiu* Les wagons entièrement découverts sont excessi lle^i wagons, vemeni incommodes, pour de longs trajets, quand le]
BSS WAGONS VE VOIAGËURS. 370
letnps est mauvais. Si dooc le Gouvernetnenî veut, en imposant dans te cahier des charges aux compagnies des tarifs peu élevés pour les voyageurs de la dernière classe, faire jouir la population même la plus pauvre du bénéûcê des chemins de fer^ il sera sage, à notre avis^ pour que cçt avantage qu*il veut lui assurer ne soit pas illusoire, qu'il prescrive de couvrir toutes les voitures employées sur les chemins de fer. Nous devons ajouter toutefois que le gouveruement belge^ qui, d'abord > cédant aux réclamations du public, avait jugé à propos de faire couvrir les dernières classes de wagons, vient de les découvrir de nouveau, afin d'en éloigner les voyageurs qui abandonnaient les voitures de première classe.
Le voyage dans les wagons, debout ^ devient fa* figant pour de longs trajets; mats il nous a paru que, sur le chemin badois, ce mode de transport ne déplaisait pas aux paysans qui n*avaient que de courtes distances à parcourir pour se rendre de leurs villages aux marchés voisins. On leur permft de transporter avec eux dans ces wagons des objets qu'ils devraient, dans les autres wagons, placer avec les bagages. Ainsi les ouvriers portent avec eux leurs outils t et les femmes leurs paniers^ que Ton accroche aux parois du wagon ou qu'on pose sous les pieds.
W^igOllS
Les wagons debout sont employés en Angleterre
380 BEâ CAÎSSES
sur le chemin de fer de Birmingham à Gloiicesler, de Northern et EastoOi de Mîddland CountieSj de Manchester et Leeds, de Manchester et ShefGeld, de i Manchester à Crewe, dïdinibotirg à Glascow, dej Chesler à Birkenhead, de Croydon, de PrestoQ Cow, d'UIster^ de North-Middland.
En France, on n'en trouve que sur le cheiïiîll d'AIaîs à la Grand^Combe. L*usage de ces wagoc qui contiennent un si grand notnhre de voyageur permet cependant d'abaisser considérablement le tarifs. Sur le chemin d'Alais, le prix des places, datu les wagons debout, n'est que de i centimes par peij sonne et par kilomètre.
Le nombre des personnes transportées l'annéf dernière dans ces voitures, est de ;
62,759 sur le chemin de Chesler à Birkenhead
464,9 1 8 de Manchester et Crew<
747^102 de Manchester el Lee
ig4,63a deMiddland Counlîes,
66,388 — — de Croydon.
170,915 Ulsten
On a , pour satisfaire aux désirs du public , vari4 la nature et le prix des places, en variant égalemcx le mode de constrticlion des voitures.
DES WA€0!!S DB VOTAGEtRS. 381 M
Il résulte d'une trop grau de multîplicalion de luoQtivt^moiïr classes de voyageurs , de grands embarras pour le les ciiJsst^Mio service. Eflectivementi comme Tusage et les règle- ^'^^" mentâ obligent à délivrer à chaque station des bdlets pour chacune des classes, sans qu*on puisse savoir combien il y aura de places de chaque espèce occupées quand le convoi arrivera, comme d ailleurs les chemins de fer perdraient un de leurs avantages principaux, celui d'offrir à toute heure au voyageur la place qtfil désire s*il eu était autrement, on est obligé délaisser d'autant plus de places vides, et par conséquent de traîner un poids mort en voitures vide^ d'au ta ut plus considéra ble, que le nombre des classes différentes est plus grand. £n outre, le service de la distribution des billets est plus compliqué^ et le départ des voyageurs aux stations devient plus long.
Sur certains chemins de fer, cependant, on a quatre classes de voitures. Sur les chemins de Bâle à Strasbourg, de Rouen et d'Orléans, on en compte trois; sur les chemins de Versailles et de Saint- Germain, deux seulement. Il est vrai que Ton peut considérer les voyageurs du coupé comme formant une troisième classe; mais étant très-peu nombreux, ils n'occasionnent aucun embarras, et d'ailleurs les places de coupé sont regardées comme places de luxe, que Ton ne garantit qu'aux stations extrêmes.
Voîiarés Le coupé est recherché par les familles qui veu>
^à coupé ^ "^ il
idtemiQ lent rester isolées. On n'y trouve pas, sur les chcïrÈsbourg* mins de fer, l'agrément de pouvoir porter se^ regards au loin devant soi comme dans les diligences des routes ordinaires, puisque la vue est interceptée par les voitures antérieures ou parle tenden Sur le chemin de fer de Strasbourg à Mie, néanmoins, on a conslruit des voitures ou Vm a placé un coupé dojil la moitié supérieure est audessus de l'impériale, de cette façon, les voyageurs jouissent du plaisir de voit* la campagne m avant du wagon. On pouvait craindre que la résistance de Fair sur ces caisses de coupé ne devînt considérable; on a trouvé qu'en été^ saison quie^t la seule pendant laquelle ces voitures soient de*^ mandées, raogmentation de tirage était peu sensible. ^
Au chemin de Bristol, où Ton a pu employer des voitures extrêmement larges à cause des grandes dimensions de la voie, on a subdivisé dans qttelques berlines les compartiments en deux partie , par une cloison établie suivant la longueur.
Le nombre des voyageurs que portent les voitures de chemins de fer est Irès-difTérent.
Les berlines k quatre roues du chemin de LotU à Birmingham, ne portent que six voyageurs dans^
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chaque caisse. On a cessé de délivrer dés places de banquettes sur l'impériale. Les voitures de première classe du chemin de Rouen , également à quatre roues, portent vingt-quatre voyageurs, soit huit dans chaque caisse. Dans les anciennes berlines du chemin de Saint-Cermain (Pi F^), on logeait trente voyageurs dans les caisses , et six sur les banquettes d'impériale. Les berlines du chemin de Versailles (rive gauche) peuvent transporter quarante-huit voyageurs, dix dans chacune des trois caisses , et seize sur Timpériale. On ne place dans les diligences belges que dix-huit voyageurs ; dans celles du chemin de Bâie à Strasbourg, on en place trente.
Les v^agotis de seconde classe du chemin de Rouen portent, ainsi que les wagons semblables du chemin d'OtléanSj trente voyageurs^ répartis dans trois caisses. Ceux de la rive gauche portent qua- ■fante-huit voyageurs, soit quarante dans quatre caisses, et huit à Fextérieur.
Dans les wagons debout essayés au chemin de [Tersailles (rive gauche), Fig. 6 jo, PL F^^ on a |)tacé soixante voyageurs dans siK caisses.
Dans les wagons à sis roues du chemin d'Aix*la* Chapelle à Cologne on transporte 5o voyageurs*
Dans les voitures à huit roues du cbeiiiin de Vienne à Raab ou fait entrer Jusqu'à 72 voyageun*.
Fcn»:^ires, Dans là voiture de luxe du chemin de Versailles (rive gauche) PL F^,, Fi g* 6, toutes les fenêtres oui la forme rectangulaire* Dans les voitures ordinaires du même chemin et dans celles du chemin de Rouen, les fenêtres placées à coté des banquettes ont la forme indiquée Fig, i, PL F,,. Les voyageurs qui occupent les coins peuvent alors s^appujerplus commodément que si toutes les fetiétres étaient rectangulaires^ ce qui est convenable surtotit s'ils doivent parcourir de longs trajets*
Dans les voitures de seconde classe on peut ne ' donner du jour que par les fenêtres des portières et remplacer Je verre, pour les autres fenêtres, par de la lùle. On évite, de cette manière, la dépense assez sensible d'entretien que nécessite le bris fréqueul des carreaux de ces fenêtres par les voyageurs. m
On emploie pour prévenir le bruit désagréable des châssis qui ballottent dans les fenêtres, de petits ressorts qui pressent contre le châssis*
On peut aussi, pour éviter ce bruit, placer 11 morceau de laine entre le carreau et le bois. Cela vaut mieux que de garnir le châssis en drap ou en velours comme dans les voitures ordînaireSf parce qu'elles sont trop exposées aux intempénes de