‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 79 sur 117 · DES WAGONS DE VOYAGEURS · texte numérisé non relu

DES WAGONS DE VOYAGEURS

On se rappelle que, lors de raccident du 8 mai, on en attribua la gravité en partie à ce que les voitures étaient fermées à clef. Ce genre de fermeture est cependant encore prescrit par les règlements en Prusse et dans une partie de TAllemagne^.

Il est incontestable que les voyageurs éprouvent un sentiment pénible de ne pouvoir, en cas d'accident, sortir a volonté de la voiture. D'un autre côté, on cite un grand nombre d'exemples de voyageurs qui se sont tués ou blessés parce qu'ils ont voulu descendre précipitamment de voiture en marche^ par suite de frayeur ou par toute autre cause, et il paraît douteux que la fermeture des voitures ait autant contribué à augmenter le nombre des victimes du 8 mai que certaines personnes l'ont supposé. Les voyageurs qui ont péri ont été probablement Mé^sés de tnanière à ne pouvoir sortir, tnéme par les portières ouvertes, et les vagons qu'ils occupaient étaient sans doute brisés de manière à leur offrir d'autres issues.

Ce n'est pas seulement dans le but de prévenir certains genres d'accidents qu'on a tnaintenu en Allemagne l'emploi des clefs pour fermer les portières, c'est aussi afin de rendre le service plus régulier, le classement des voyageurs parfait et ie contrôle très-sûr et très-facile.

Sur le diemin Badois ^ une clef est placée à la

portée des voyageurs dans une petite cage en verre. Elle est désignée sous le nom de noth-schfiissei (ch\ de détresse) , et les voyageurs ne peuvent en faire usâge qu'en brisa lit la cage. L'idée première i^ÊÊ fournir de cette manière aux voyageurs un raoyen^l d'ouvrir les portières, moyeu qu'ils ne sont tentés^^ d'employer qu'en cas d'accident^ est due à M. Jo^m bard, directeur du musée de Tlndustrie à Bruxelles.

Les voitures étant fermées à clef, comme il n y ^^ plus de poignées dont la position indique si la portière est ouverte ou fermée, il convient de placer dans la portière, près des charnières, un ressort qu^H la force à s'ouvrir tant que le garde ne Ta pas « fermée.

Au chemin de la rive gauche les clefs étaieul dirigées par des pièces creuses en foute, à borcj inclinés intérieurement, de telle façon qu*elles s'er gageaient sur le quarré de la serrure avec la plti grande facilité.

Lorsqu'on se sert de poignées il convient deleni donner la forme d'un T, afin que d*un coup d\ipi^ les gardes puissent s'assurer que toutes les portière sont fermées, et il faut encore, pour plus de sûreN placer dans le bas des portières des loquets qui ferment k la main.

Au chemin de la rive gauche on a employé des

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