‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 82 sur 117 · DB8 WAGONS DE VOYAGEURS · texte numérisé non relu

DB8 WAGONS DE VOYAGEURS

sûreté avec des voitures à quatre qu'avec celles à six ou à huit roues ^ en cas de rupture d'un essieu, en fixant aux châssis, dans le prolongement des brancards, des pièces saillantes qui s'engageraient les unes dans les autres, en laissant toutefois le jeu nécessaire aux différents mouvements.

Dans les wagons américains à huit roues les deux trains qui supportent la caisse ne peuvent pas tourner sous la caisse. Ils ne se meuvent autour du pivot qui les lie à la caisse , que de la quantité nécessaire au passage des courbes.

Dans les wagons à huit roues du chemin de Bâie à Strasbourg (voyez Planche G4), chaque train peut , au contraire , tourner sous la caisse d'une révolution complète, ce qui permet de faire tourner ces wagons sur les plus petites plate-formes, en manœuvrant les trains l'un après l'autre.

En étudiant les Figures , on voit que la caisse , dans ce mouvement, porte, au moyen de deux galets à support fixe, sur un cercle en fer fixé à la partie supérieure du châssis. Il faut , pour que ce mouvement puisse avoir lieu, que la caisse soit à une plus grande hauteur que le dia;nètre des roues, ce qui, pour les voitures des voyageurs surtout, est un inconvénient.

Dans les wagons à huit roues les trains sont «ou-

tenus, en cas de rupture d'un essieu , par de petites chaînes fixées aux caisses , et les caisses ne portant que sur deux pivots distants souvent de cinq à six mètres, sont armées de tirants en fer; mais, quelque puissance que Ton donne à ces tirants, on ne peut éviter dans le trajet un mouvement d'oscillation fatigant pour les voyageurs et pour la caisse ellemême.

Il faut enfin remarquer aussi que, dans ce système de wagons , les heurtoirs sont placés sur h caisse qui dépasse de beaucoup le train. C'est effectivement sur la caisse qu'il convient le mieux de les établir, puisque c'est la caisse qui est la partie la plus pesante de ces voitures, et que les chocs, s'ik avaient lieu sur les trains, briseraient promptement les pivots.

Disw)siiion On couvre les impériales en zinc, en cuivre, en impériales, toile peinte ou en cuir. Le métal se boursoufle par la chaleur et se déchire en se contractant par le froid. La toile peinte n'est qu'imparfaitement imperméable et fait un mauvais usage. Le cuir est de beaucoup préférable. ( Voir le cahier des charges des voitures anglaises, aux Documents.)

Les impériales doivent toujours être bordées de larges corniches creusées en gouttières qui reçoivent les eaux et les conduisent dans les tuyaux de décharge placés aux extrémités et entre les caisses.

DES WAGONS DE VOIAGECKS. 3!ff

Bien qu'on ne les cbarge que faiblement, i! importe qu'elles soient assez solidement établies pour qu^on puisse marcher dessins sans danger. Au chemin de Corbeil , les impériales manquant de solidité, on a été obligé de renoncer a placera Textérieur des sièges qui eussent été fort utiles*

On établit avec avantage des galeries en fer autour des impériales pour soutenir les objets légers, tels que paniers, boîtes k lait, etc., que Ton place dessus*

Sur les chemins comme ceux de Belgique, où les conducteurs passent d un wagon à lanlre pour ramasser les billets pendant que le convoi marche^ oo Gxe dans toute la longueur de la voiture une tringle au-dessous de la caisse sur laquelle marche le conducteur^ et une autre tringle contre Fini péri a le sur laquelle il pose les mains pour se soutenir.

Nous aurons occasion, en traitant plus loin des stations, d*examiner jusqu'à quel point ce mode de contrôle fort dangereux, surtout eu hiver^ pour les employés, est le plus avantageux.

Les plafonds des voitures sont garnis en toîle G^rmSm ciree ou en serge, La toue ciree est dun aspect decaîssa,j agréable, se nettoie facilement et intercepte l'eau qui viendrait à traverser impériale.

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On garnit aussi en toile cirée les portières el les montants de fenêtres.

consïrucik)n ^^s panneaux des voitures de chemin de fer doipano^ux. ^^^^ ^ fabriquer en tôle. M. Locart, cependant| donne, sur le chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, la préférence aux panneaux en noyer, se fondant sur ce que les panneaux en tôle sont sujets à se déformer par les alternatives de température. Nous ne saurions partager cette opinion. Il résulte de notre propre expérience et des renseignements que noos avons recueillis sur les principales lignes de chemins de fer, que les paiineaux en tôle font un fort bon usage, quand ils sont bien établis.

Au chemin de la rive gauche on avait employé le bois pour les frises seulement, on a été obligé dé le remplacer par de la tôle. Le bois a l'inconvénient de se fendre, que ne présente pas la tôle. On le préfère pour les voitures de particuliers parce qu'il reçoit un plus beau vernis, et que ces voilures peuvent être plus facilement entretenues que celles des che* mins de fer. La tôle est employée d ailleurs pour toutes les voitures publiques.

MarchMeds. O" s'^st servi, dans Torigine, pour les voilures de chemin de fer, de marchepieds à palettes, placés devant chaque portière. Les palettes étaient quelquefois en bois, quelquefois couvertes en cuir.

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