‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 84 sur 117 · DES WAGONS · texte numérisé non relu

DES WAGONS

Pour opérer le chargement, la voiture doit être placée sur un quai d'embarquement, dont le sol se trouve à peu près au niveau de la plate-forme. Les tampons du wagon s'engagent alors sous des plaques en tôle, de manière à pénétrer sous le quai. La voi* ture roulée du quai sur la plate-forme du wagon, descend sur cette plate-forme par un petit plan incliné indiqué, sur lesFig. 36 et 89, représentant une

portion du plancher de ce wagon.

FiG. 86. Fie. 37.

FlO. 38.

Fio. 99.

hà voiture étant sur le wagon^ il faut la fixer <

POCR lE TRANSPORT îïES VOtXrRES. V)7

manière à ce qu'elle ne puisse se (lér4inger peiicinnt le trajet. Pour cela les parois du wagon porrent dans toute leur longueur des rainures longitudinales recouvertes de bandes de fer percées de trous trèsrapprochés et représentées en plan et élévation , Fig; 36 et 38. Dans ces rainures on glisse des pietix de bois armés d'une ferrure à œil, dont une partie est également représentée Fig. 36 et 37 , et plaçant ces pièces en avant et en arrière de la voiture, de ma* nière à ce que les trous de la ferrure correspondent à ceux des bandes de fer ; on les fixe au moyen d'une cheville en fen

La voiture ne peut alors prendre aucun mouvement dans le sens longitudinal. Pour prévenir aussi tout déplacement latéral , les pieux de bois portent des arrêts K garnis en cuir, qui embrassent une des roues de devant et une des roues de derrière de la voiture. On ne maintient qu*une seule roue à chaetine des extrémités de la voiture parce que cela suffit, et que d'ailleurs les voitures n'ayant pas toutes la même voie il faudrait, si l'on voulait arrêter les quatre roues, varier la position des pièces d arrêt.

Comme i! se pourrait qu'une cheville vînt à se détacher en roule, on ne se contente pas de fixer la voiture au moyen des barres; on l'attache encore au wagon avec des courroies ou des chaînes à I tendeur tenant au fond du wagon par des anneaux.

Lorsque sur un chemin de fer on n'a que rarement des voitures à transporter, on peut se dispenser de construire des wagons tout exprès pour les transporter, et employer alors , comme au chemin de Bâle à Strasbourg, des ferrures telles que celles représentées Fig. 4o, qui se placent sur tous les wagons de marchandises.

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