‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 2)Chapitre 85 sur 117 · SM · texte numérisé non relu

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(iiligeaces.

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çvagon pour Sur les chemins des environs de Paris un ermA

le iransport ,.«•#

es caisses de nombre de voyageurs sont transportés de dînerents bureaux de messageries dans les voitures en usage sur les routes ordinaires. Au point d'embarquement du chemin de fer, les caisses de ces voitures sont séparées du train qui les porte sans que les voyageurs soient obligés d'en descendre, et portées de la manière la plus expéditive et la phis simple possible, sur un wagon à plate -forme, Fig. I4, PI. G., par une grue, PI. L,, Au point d'arrivée les caisses sont transbordées par le même appareil sur un nouveau train, et les diligences continuent leur route en évitant toute perte de temps.

nouXf administrateur des Messageries Lafitle-Cadlard,

$ 11. Des wagouâ servant au Iraasport des dépêches.

M. Guillaume^ dan$ son ouvrage sur la législation DispositîôS des cbemiiis de fer en Angleterre et en France , décrit ces wagons de la manière suivante :

Une grande caisse montée sur quatre roues et parfaitement suspendue est divisée en deux petites clianibrc^S| dont Fuue contient deux hamacs où les conunis qui ne sont pas de service peuvent prendre du repos; Fanlre cbambrelte, placée à Tavant et très-bien éclairée la nuit, renferme une table de bureau, surmontée d'un casier dont chaque compartiment porte le nom de Vim des bureaux de posie à desservir sur la route.

A cbacune de ces localités un poteau dressé sur le bord du chemin est armé de deux bras en fer parallèles à la rail-route et regardant chacun dans un sens opposé.

Au wagon bureau de poste est fixée une potence tournante en fer, qtvi, en pivotant, peut écarter du wagon son extrémité presque jusqu'à la rencontre

420 DBS CAISSES

des poteaux d'attente, et la rapproche ensuite de la voiture y de manière à ce que l'extrémité qui a passé près des poteaux, vienne à portée de la main.

Cette potence porte elle-même deux chevilles ou bras correspondants aux bras du poteau.

I^s dépêches sont renfermées dans des sacs de cuir armés d'un large anneau que l'on passe , savoir : au bras du poteau fixe qui regarde le but d'arrivée pour ce qui est à prendre, et au bras de la potence mobile qui regarde le départ, pour les dépêches à laisser.

La potence mobile , étendue au moment où le train va passer devant le poteau, y opère l'échange des deux sens, comme par un mouvement de jeu de bagues, et le commis en retirant ii lui la potence et le sac dont elle s'est emparée, procède immédiatement, à laide du casier, au classement des lettres^ qu'il dépose dans les sacs de leurs bureaux respectifs.

Au moyen de ce triage instantané, les dépêches d'une localité sont immédiatement déposées dans la localité voisine, sans qu'il soit besoin de les porter, ainsi que cela se fait ordinairement, jusqu'à une ville principale, d'où elles devront revenir sur leurs pas.

DES WAG0NS-P08TE. <l>21

Les malles, proprement dîtes, sur les chemins Mall^pœ anglais ne portent qu'un garde et des sacs; un wagon spécial, que nous décrirons plus loin, est destiné au triage des lettres et à leur distribution du chemin.

IjSl caisse de ces malles, représentées Fig. i^ PL F,5 , est plus étroite que celle des autres voitures et repose sur une plate-forme placée sur le châssis.

Les compartiments sont au nombre de trois : celui de devant est une caisse de coupé qui ne contient que deux personnes; celui du milieu renferme quatre voyageurs , et le compartiment de service peut aussi recevoir quatre voyageurs assis ou deux voyageurs seulement couchés.

Dans ce dernier cas, le compartiment postérieur Voiture ai est divisé en deux parties égales par une cloison longitudinale. Une planche glissée entre les deux sièges, remplit l'espace qu'occupent ordinairement les jambes. Sur cette planche on pose un coussin, et sur la banquette antérieure un oreiller. Le dossier du siège de derrière se soulève comme une portière et se fixe à l'impériale. Les voyageurs posent leur tête sur l'oreiller, se couchent sur les banquettes, dans le sens de la longueur du compartiment, et leurs pieds se trouvent alors dans une caisse derrière la voiture. Cette espèce de lit a deux mètres environ de longueur.

BBS FRBINS.

Des freins.

L'usage de freins puissants peut prévenir de grands accidents. Il est donc fort important d'apporter dans la construction de cette partie des voitures tout le soin possible.

lins divers. On a employé des freins de modèle trè»-yarié*

Le sabot est toujours en bois. Il est généralement boulonné à un patin en fer fixé, dans sa partie stipérieure , à un arbre en fer.

Le patin, se recourbant sur l'arbre, se proloD en forme de levier comme Fig. 4ï> et c'est au moy

Fl6. 41.

de ce levier qu'on serre ou desserre le frein, ou bi il est simplement calé sur Tarbre sur lequel il s' manche au moyen d'un trou carré Fig. a^ et on mi le sabot en mouvement en faisant tourner Tarbi dans un sens ou dans l'autre , d'un arc de quelqu

BBS FREINS. &23

FiG. ii.

degrés, ou enfin il peut lui-même tourner sur Tarbre oui est fixe.

qui est fixe.

Les freins de la première et de la seconde espèce^ à un seul sabot, ixe produisent ordinairement qu'un très-faible serrage, lors même qu'on exerce un effort considérable.

Les meilleurs freins agissent au moyen de deux sabots à la fois sur deux roues fixées sur des essieux différents.

]^s deux sabots marchant alors en sens contraire, on leur donne le mouvement au moyen d'une combinaison de leviers ou d'engrenages.

Dans les tenders de la fabrique de Sharp et Roberts on a fait usage d'engrenages disposés comme le montre la Fig. 43.

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PES FRBINS.

FIG. i3.

Dans d'autres tenders ou wagons on serre ou desserre les freins par la combinaison de deux tiges obliques buttant contre les roues, Fig. 44 ^^4^^^

Fl«. 45.

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