POUR LA FABRICATION DES VOITURES
k donner aux ressorts, car cette forme exerce une CoudiUoi
1/1 11/ auxquelles
fi[ranae influence sur leur douceur, leur élasticité et ressorts
; 1 1 , . , , doivent
leur durée. Plus un ressort est plat, plus il est doux, saiisfam mais il est moins résistant qu'un ressort du même poids ayant une plus grande flèche. Ijes ressorts très-aplatis conviennent pour la suspension; les ressorts cintrés, pour le choc et la traction.
On ne saurait apporter trop de soin dans le choix de l'acier pour les ressorts, et il ne faut pas oublier que telle espèce d'acier d'excellente qualité, con* fiée à des ouvriers inhabiles, peut, dans leurs mains, subir de fâcheuses altérations.
A Paris , on emploie de préférence l'espèce d'acier français dite acier Jackson.
Elle se vend de i fr. loà i fr. 20 le kilog. brut. Prix ou a fr. 60 à !2 fr. 70 le kil. travaillé.
Au chemin de Strasbourg à Bâle, les ressorts fabriqués également en acier Jackson se paient 2 fr. a5 c. le kil. 11$ ne reviennent, dans les ateliers de la compagnie, qu'à i fr. 80 c.
On se sert aussi quelquefois d'acier anglais.
On essaie les ressorts en les redressant i froid au au moyen d'une presse. Ils doivent, lorsqu'ils sont
MjO €AUl£ft DES CHARdKS
ensuite abaudounés à tnix-mèuiË!», reprciitlfe leur' forme primitive à peu de chose près.
cf*etn|iloytîr difd lKii!i l)iei
S*jt est essentiel pour loule espèce d'objets de choisir un fabricant qui» non -seulement s'engage à les fournir de preniièi e qualité ^ mais qui soit eo état de remplir ses engagements > il l*est surtout pour la confection des caisses de voilures.
La parfaife siccité des bois étant une des pre-
I miéres conditions de bon étaldisseuieiit du matérttfl,
c'est aux carrosseries pourvues de dépôts atieieris et
considérables que Tou doit exclusivement s'adresser
pour sa construction.
Pour les châssis on emploie le bois de chêne t ou mieux encore Forme et le frêne; pour le bâtis des caisses, les brancards, les pavillons, les moulants, le frêne; pour les parcloses et les dossiers on se sert de grisaid, espèce de peuplier blanc de Hollande; pour l'impériale j du même bois ou de sapin.
Quelquefois on emploie le hêtre pour le^ montants et battants de portières, mais c'est un bois qui exige des soins tout particuliers potu* ne pas s'échauffer avant dVti e sec. Le meilleur bois pour les cliassis de fenêtres est le hêtre, 1/acajou se tend trop facdemenl^ lorsqu'il n'est pas très- épais.
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Le bois sec se reconnaît surtout au poids et aussi CaracuVf un peu a la vue. Une sciure légère , nne et poudreuse y est un indice assez certain de siccité. On peut encore apprécier la siccité des bois' par le simple toucher d'une poignée de copeaux.
Le chêne , le frêne , Torme et le grisard doivent avoir de trois à quatre ans de coupe.
On ne se sert guère de noyer que pour les panneaux des voitures de particuliers. C'est un bois qu'il est très-difficile de se procurer suffisamment sec.
Il faut qu'il ait cinq ou six ans au moins de coupe.
Au chemin d'Aix-la-Chapelle, on a employé, pour la construction des voitures , des bois d'une année de coupe seulement, séchés à la vapeur; mais le bois ainsi préparé perd toujours de sa ténacité.
Les bois doivent être débités en plateaux le plus longtemps possible avant d'être mis en œuvre.
Il convient aussi de laisser les voitures montées en blanc exposées à l'air pendant un certain temps avant de poser la peinture. L'ingénieur doit d'ailleurs exiger qu'elles lui soient présentées d'abord
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dans cet état , afin qu'il puisse en reconnaître aisément les défauts.
Tôle T^ tôle des panneaux n'a souvent qu'un demi-
^"^ur ^ millimètre d'épaisseur. Au chemin de Strasbourg à
; panneaux. p*^|^^ toutefois, on a trouvé que le dressage de la tôle
mince valant plus que la matière, il y avait économie
à employer des tôles de plus d'un millimètre.
La tôle préférée à Paris, pour les panneaux, est de l'espèce dite tôle anglaise dans le commerce.
es caisses
Peinture On pose sur les voitures de seconde et troisième* classe quatre couches de peinture y compris les couclies de blanc et une couche de vernis; sur les voitures de première on pose jusqu'à huit couches de peinture et deux couches de vernis.
Il est très-important de ne poser une nouvelle couche de peinture que lorsque celle qu'elhe doU recouvrir est déjà parfaitement sèche.
Le temps nécessaire pour sécher chaque couche est très-variable.
Il dépend de la saison et de l'exposition des ateliers.
I^ peinture ne peut être bonne qu'autant que
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cériîse qui eu foinie la base est de première |iialilé>
It faut aussi qîie la peinture proprement dite soit ïnvenablement choisie. Ainsi le verl-de-giis est ïréféréau vert de Scheelej pour les teintes jaunes )n emploie le jaune de chrotne soit orangé, soit |aune*ctair; pour les teintes bleues, le hleti de Crusse; pour les teinter brunes, le rouge de Van- >yck, niélafigé, siiivant les teintes^ de noir d'ivoire, îe ter re d'ombre ou de lerre de Cologne, avec jaune Tocre ou terre de Sienne.
On peut exiger du fabricant qu'il garantisse que la peinture des voitures se conservera pendant huit fiiois au moins sans gerçures*
Il importe, pour que le fabricant ait le temps de débiter et de laisser sécher les bois et les couches de peinture, que les voitures soient commandées b\% mois d avance au moins,
il convient aussi que les voitures soienl fabriquées, s'il est possible, pluiôt en été qu'eu hiver*
' l^es ferrures du châssis doivent être de bonue Katurc qualité, mais il n'est pas nécessaire que toutes les ^^^^^^* pièces soient en fer fabriqué au charbon de bois, au marteau, comme lexige le cahier des charges
k6k CAHIER DBS CHARGES | {>
pour ]es voitures du chemin de Montpellier à Nimes. Il serait tout au plus nécessaire d'imposer cette condition au fabricant pour la partie des fer* rures la plus exposée à la fatigue.
Les chaines d attelage doivent être en bon fer ^ câble.
Nature La quantité de crin pour chaque caisse d*un^^
quanlué? diligence doit être de quatre-vingt-dix kilogramm* au moins. C'est par erreur sans doute que dans l cahier de charges anglais dont nous avons donné traduction dans les Documents, on n'a indiqué qu< soixante kilogrammes.
I^ crin doit être de première qualité, coûtant::^ ^ environ a fr. 70 cent, le kilogramme, à Paris.
Dans les voitures de seconde classe, on remplace^^^ quelquefois en grande partie le crin par des étoupes. ^^'^'
Draps. Sur plusieurs chemins des environs de Paris, le ^=^^
drap que Ton préfère pour garnir les diligences est '^ ^^ le drap d'Elbeuf bien serré, coûtant de la à i4 fr. ^ '• le mètre.
En Angleterre , on emploie une grande quantité '^^
de drap noisette. Les draps de ce genre fabriqués ^^
en France déteignent assez rapidement en jaunis- ^"^ sant.