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CHAPITRE SECOND

DES TERBASSEMEMS.

Considéra- On sait que les chemins de fer a grandes vitesses

lions * ^

générales, doivent, autant que cela peut se taire, sans que les frais deviennent disproportionnés avec le revenu présumé, remplir la double condition suivante: IVe présente/' que des pentes faibles et des courbes cU un très-grand rayon.

Si donc sur les routes ordinaires on trouve fréquemment des pentes de cinq centièmes, sur les chemins de fer à grandes vitesses ce n'est que rarement que l'on en rencontre de plus d'un centième.

Ce n'est aussi qu'en certains points des grandes lignes de chemins de fer, où les machines doivent nécessairement marcher lentement , comme par exemple aux extrémités du chemin , que l'on re- ^ marque des courbes d'un rayon de moins de cinq cents mètres ^ Sur les routes au contraire et sur les canaux les circuits sont généralement Irès-brusques.

1. Le chemin de Newcastle à Carlisle fait exception à cette règle. On y trouve en assez grand nombre des courbes de petit rayon (-100 yards ou 360 mètres) , mais on ne marche pas sur ce chemin à de grandes vitesses, et l'entretien du matériel y est fort coûteux.

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DES TEUR\SSl.MENrS. 4-5

On ne peut ilaiis un très-grand nombre de localités remplir simultanément les deux conditions énoncées ci-dessus, qu'en exécutant pour rétablissement du chemin de très-çjrands travaux de terrassement ou des ouvrages d'art de dimensions extraordinaires, en ouvrant dans les collines de profondes tranchées ou de longs souterrains , et traversant les vallées par d'énormes remblais ou par des viaducs gigantesques.

Les travaux de terrassement des chemins de fer dépassant de beaucoup par leur importance tous ceux auxquels avait donné lieu l'établissement des routes et des canaux, l'on n'a pu parvenir à les exécuter avec l'économie et la célérité désirables qu'en imaginant des procédés nouveaux. Le chemin de fer est devenu son propre auxiliaire. On a posé des chemins de fer proi^isoires pour le transport des terres fournies par les tranchées du chemin définitif, et l'on a même employé comme moteur pour les transports à de grandes distances sur ces chemins provisoires la machine locomotive.

L'art des constructions a dû subir aussi quelques modifications en tant qu'il a été appliqué aux grands viaducs. Mais elles sont insignifiantes auprès de celles qui ont été apportées aux procédés de terrassement.

Sur le chemin de Versailles (rive gauche), nous avons exécuté, au moyen de plans automoteurs et

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