‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 3)Chapitre 15 sur 110 · W> DES MOYENS DE SOUTÈNEMENT · texte numérisé non relu

W> DES MOYENS DE SOUTÈNEMENT

de machines locomotives, à grands frais, des terrassements avec une rapidité qui n'a été atteinte, que nous sachions, sur aucun autre chemin de fer. Sur les chemins belges le transport des terres s'est fait par chemin de fera des prix moins élevés, mais avec une moins grande vitesse.

L'organisation des grands ateliers de chemins de fer pour terrassement varie suivant le degré de vitesse ou d'économie avec lequel on vent opérer, et suivant une foule de circonstances que nos lecteurs imaginent sans qu'il soit nécessaire que nous en fassions l'énumération. Elle constitue un art spécial que nous ne connaissons encore que trop imparfaitement pour entreprendre de le décrire. On trouve sur cette partie d'utiles renseignements dans l'ouvrage de M. Etzel déjà cité ^

Nous nous bornerons à traiter, dans ce chapitre, de certaines précautions à prendre pour soutenir les parois des grandes tranchées ou pour prévenir l'éboulement des grands remblais.

§ 1 . Moyens pour prévenir l'éboulement des talus de grandes

tranchées.

imporLince Les parois des tranchées présentant une grande

du l)o:i assé- . , ^ . , .

chcnioiude surface, il est touiours nécessaire, pour en prévenir ouvrages sur la dégradation, d en détourner les eaux soit au moyen

un clu'min de , ,. , , ^ i r ^ i • j

for. de rosses creuses a la surrace du sol, vides ou rem- 1. Voir rinlroduction à ces notes.

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plis de pierres concassées (pierrées), soit au moyen d'aqueducs en maçonnerie , soit encore au moyen de cavaliers, connue fig. 3, pi. i, sér. A, et si l'on a lieu de craindre que l'eau qui se rassemble derrière le cavalier en pénétrant dans le sol, ne s'ouvre un chemin souterrain vers le talus, il faut pratiquer de distance en distance dans le cavalier des ouvertures correspondant à des rigoles en pierre établies sur le talus même.

Souvent aussi, pour empêcher le ravinement de talus très élevés, on ménage à différentes hauteiu's des banquettes, et, sur ces banquettes, des fossés qui se déchargent dans ceux qui bordent la voie par des rigoles en écharpes.

Il n'entre pas dans notre plrtn de passer en revue Moyens tous les moyens qui ont été employés pour assécher poiTpiScnir ou soutenir les talus des grandes tranchées; nous *£"pSroir^ nous bornerons à décrire ceux dont M. Delaserre, i,rauchées!^ ingénieur des ponts et chaussées, s'est servi avec succès au chemin de fer de Versailles (rive gauche), pour prévenir l'ébonlement de la paroi d'amont de tranchées creusées dans un terrain argilo-sableux, et à indiquer la marche suivie dans un cas analogue au canal de Saint-Maur, sur les chemins belges, et au chemin de Saint-Etienne à Lyon. Nous dirons aussi comment M. Georges Stephenson est parvenu, sur le chemin de Liverpool à Manchester, à ouvrir de profondes tranchées dans des terrains marécageux.

'iB DES MOYENS l»E SOirÈNEMEM

Moyens En vaiii avait-on à plusieurs reprises essayé sur

10 au chemin «e cheuîui de Versailles (rive gauche j, d ouvrir une

(le Versailles , i ' i .. • i i ■ . , ,

(rive gauche) tranchée dans un terraui argilo-sahleux près de Sè-

dans un 1er- n '*. -^ i w .»,.

rain aquifère. vres; elle était sans cesse comblée par l eboulement de la paroi d'amont entraînée par les eaux.

Pour dessécher cette paroi, M. Delaserre a ménagé au pied dans le voisinage du fossé F

FiG. 2.

une banquette A B inclinée en sens inverse du talus, comme l'indique la figure, et sur cette banquette il a élevé sur toute la hauteur de la paroi un mur en pierre sèche dont la surface extérieure est inclinée de i^'Ôo sur i'"oo. L'eau venant d'amont, s enlre les pierres de ce mur, coule en partie dans i le fossé et en partie dans l'angle A compris entre j le talus A Cet la banquette A B. De petits caniveaux dégorgent dans le fossé F l'eau rassemblée en A. On a donné à la surface de la ban-

quette dans l'angle A une légère incliïuiison vers ces caniveaux pour faciliter ce dégorgement. De cett<'! manière les eaux qui pouvaient couler sur le talus A C étant pour ainsi dire absorbées parle mur en pierre sèche ne peuvent le raviner, et le sol de ce talus est contenu par le poids du nun\

T/épaisseur du mur en pierre sèche varie, dans une même tranchée, suivant la nature du terrain. On a placé vis-à-vis des sources les plus considérables des épis ou contreforts.

Dans d'autres tranchées du même chemin, on a ménagé plusieurs banquettes en retraite sur le taius en terre qui porte le mur en pierre sèche, et j)ar suite sur ce mur, auquel on a donné la même épaisseui- sur toute la hauteur. On a aussi, sur quelques points où l'on conservait des craintes sur la solidité du fond du fossé, construit sur le fossé de petites voûtes, comme elles sont indiquées en lignes ponctuées, fig. 2, pag. 4'^-

Dans l'origine, on avait donné à la banquette qui porte la mur en pierres sèches une faible inclinaison vers le fossé dans le même sens que celle du talus. Cette banquette avait jusqu'à 2 mètres de largeur. Le mur en pierre sèche, jouant le rôle de pierrée, n'avait que o"'.>o d'épaisseur; il était recouvert d'un mince corroi en argile et d'une couche assez épaisse de terre pilonnée. Mais les eaux s'ac-

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