DES MOYENS DE SOUTÈNEMENT
cumulant clans la pierrée, trop étroite pour les contenir et coulant sur !a banquette, ont entraîné le talus. On a alors incliné la banquette en sens contraire, augmenté l'épaisseur du mur et supprimé le corroi en glaise. Mais on a conservé la couche en terre pilonnée, que bientôt l'expérience a conduit à supprimer également.
Nous joindrons à une des prochaines livraisons une planche qui présente la coupe des principales tranchées du chemin de Versailles (rive g;iuche), et dont nous avons emprunté les détails aux Annales des ponts et chaussées.
2oau canal Au canal deSaint-Mauronaintercepté les eaux qui Saint-Mariin clélavaient le talus du canal au moyen d'une pierrée
clans un •' •' i
^*^'naî)l?"^ T R parallèle à la tranchée (fig. i, p. 48), et de même profondeur, qui se dégorge par ses extrémités. L'établissement de cette pierrée nous paraît devoir être plus coûteux dans certaines circonstances que celle du mur en pierre sèche posé sur le talus. Il est clair que, bien que nous ayons rejirésenté sur une seule figure les deux moyens d'assèchement, il n'est jamais nécessaire de les employer simultanément.
Nous lisons dans le dernier rapport présenté aux chambres belges par le ministre des travaux publics, le passage suivant sur les difficultés qu'a présentées le percement d'une tranchée au chemin de fer de Courtrai à Mouscron, et sur les moyens adoptés pour les surmonter :
« Dès le commencement de l'année i SZj i , l'on re- 3» sur le
, , , , .1 , , chemin de
connut que les berges de la portion de tranchée ou- Courtrai
',T . i^'-..- à Moascron
verte a Lauwe, qui, cependant, n avait guère que
2 mètres de profondeur moyenne, ne pouvaient se maintenir sous quelque talus que ce fût, mais que, poussées par les eaux que recèle la montagne dont le pied est coupé parle chemin de fer, elles s'avançaient continuellement en déterminant dans le sol, situé en arrière, des crevasses de plus en plus prononcées et de jour en jour plus nombreuses. Le sol se détachant par couches verticales successives, et les terres ainsi éboulées acquerraient un degré de liquéfaction tel qu'il n'y aurait plus moyen de les remettre sous profil. »
Des effets analogues, mais à un degré moins intense, eu égard à la hauteur des déblais, ayant déjà été combattus avec succès sur divers points, et notamment dans la tranchée de Wilmersom, près de Tirlemont, par l'emploi de bouveaux remplis de pierrailles ou de fascines, l'ingénieur se décida^ au mois d'août i84i,àfaire faire un essai d'ouvrages de ce genre dans la tranchée de Lauwe. Le résultat obtenu par cet essai fut des plus heureux, puisque le profil de la route ayant été reconstruit en 1841, sur la partie où nous avions établi les bouveaux, s'est conservé intact jusqu'à ce jour (mai 1842), nonobstant les pluies et les gelées de l'hiver, tandis que le reste de la tranchée a été entièrement com-
Extrait de Toiivrage de M. Si't^iiin aîné , sur les moyens employés pour soutenir les parois des tranchées en terrains aqiiifères.
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l)lé par les ébonlemeiits, el que le terrain situé en arrière s'est affaissé sur une assez grande étendue.
Sur un autre clieinin de fer, en Belgique, on a donné écoulement aux eaux au travers de minces couches d'argile, par des trous de sonde.
« Il est des natures de terrain, dit M. Séguin aîné, plus susceptibles que d'autres de conserver et d'absorber l'iiumitlité, et qui dans les saisons de pluie se délaienl, c transforment en boue et coulent au pied des talus. Lorsque ce cas se présente, iltst nécessaire de disposer les voies d'écoulrm • : yei) ](iii n (i.rcti.iit des i^!■ll{^ i:.'-!-(z profondes pour qtie la pression qu'elles exercent suffise à les faire filtrer à travers le terrain. Voici un mo^en que j'ai employé et qui m'a très-bien réussi.
«J'ai fait creuser dans la saison sèche un fossé A B
FiG. 3.
rie 3 mètres de profondeur an pied du talus. J'ai fait remplir tout l'espace B C de pierres rangées à la main et recouvertes de C en A de terre argileuse, afin que l'eau du fossé, coidant sur ce lit, ne pût déposer les matières terreuses qu'elle charrie dans les interstices de l'amas de pierres auquel on donne dans le pays le nom de pierrelle. Cet expédient a suffi pour sécher complètement la tranchée d'atnont et laisser aux arbres et à la végétation le temps de s'en emparer, ce qui a assaini et consolidé à jamais le terrain.
« On peut encore, pour maintenir le pied des tranchées, placer de distance en distance, vers les points où l'on craint qu'il ne se manifeste quelque mouvement dans la roche, des quartiers de pierre A B d'un fort échantillon, bien saines, qui battent d'un côté le rocher et de l'autre la banquette en formant une espèce de poiiceau sur le fossé. Cette disposition a même l'avantage de protéger la banquette A Cfig. 4
qui doit être toujours mieux protégée que la voie C D , parce que les boudins des roues tendent à maintenir cette dernière en s'appuyant contre les