EN BOIS ET FER
Les écroiis étant placés en dessous des longuerines, la pose et le remplacement des bandes de fer exigeraient trop de soin et trop de temps. En Amérique, cependant, les rails ayant la forme fig. R, U et X, ont été fixés au moyen de boulons, dont l'écrou était placé sous la longuerine, et la tête logée dans le vide intérieur du rail.
Quoi qu'il en soit , les vis à tête fraisée , ou les ^^f^J^i^igs boulons à vis , nous semblent incontestablement aux boulons. supérieurs aux boulons ordinaires. Sur le chemin de Croydon on a adopté les vis , aussi bien que sur celui de Bristol ( Voy. figure 6, planche B4 ). Sur le chemin de Harlem à Leyde , d'après M. Baude , les rails sont rattachés aux longuerines par des vis; mais les abouts sont fixés à la longuerine par deux grands boulons qui traversent la pièce de sapin dans toute sa hauteur, et qui la fixent en dessous par un fort écrou ( Voy. fig. 4j pl- B4).
Sur le chemin de Heidelberg à Carlsruhe, on s'est Crampons. servi de crampons : ils possèdent un avantage dont les vis ne jouissent pas, celui de permettre au rail de se dilater ou de se contracter lorsqu'il s'échauffe ou se refroidit; ils se posent plus facilement et plus rapidement que les vis, et on peut les placer en un point quelconque du bord du rail ; mais s'ils sont trop voisins de l'extrémité de la longuerine , ou trop voisins les uns des autres, ils peuvent fendre le bois.
Cheviiieties Les clievillettes en fer, dont on se sert pour fixer
ou ciampons | . ^ , . i i . i
i)aii)eics et les coussniets, ou les crampons qui assemblent les
non barbelés, i i i r i • . • i
bandes de ter aux longuerines, sont unis comme les chevillettes de tous nos chemins français, ou barbelés , comme les crampons des rails du chemin de Heidelberg à Carlsruhe (fig. 5, pi. 4? série B).
Les chevillettes ou crampons barbelés sont plus solides que les chevillettes ou crampons unis ; mais on ne peut les arracher sans déchirer le bois.
Les dimensions des coussinets varient avec le poids des rails et l'écartement des points d'appui. Nous en traiterons plus loin, lorsque nous examinerons quels sont les rapports à établir entre les dimensions des rails et la distance des supports. Nous nous bornerons donc, en ce moment, à quelques observations sur leur forme.
La forme du coussinet dépend du mode de liaison de cette pièce en fonte avec le rail.
Modes de Le rail est fixé au coussinet par un coin en bois ou en fer, comme fig. 3, pi. B4, de telle façon que le coussinet, venant à se renverser d'un côté quelconque , entraîne nécessairement le rail avec lui, ou bien il est fixé par une cheville, comme fig. i, 2, 4, et le coussinet est disposé de manière à ce qu'il puisse s'incliner faiblement en avant ou en arrière ,
liaison du
coussinet et
du rail.
DES COUSSINETS. lf|,3
sans que le rail perde sa posirion (Voy. les fig. i, i et 4j pi- B/^, et lisez attentivement les légendes de ces figures).
Le passage des convois sur les rails ayant ordinairement pour effet de déranger les coussinets plus ou moins sensiblement, il est hors de doute que, dans le système de la cheville (système de Georges Stephenson ) , il y a plus de chances de conserver les joints en bon état que dans le système des coins. Ce dernier, toutefois, beaucoup plus simple que l'autre, a presque généralement prévalu. Le système des chevilles n'a été adopté que sur quelques chemins construits par M. Georges Stephenson, celui de Manchester à Leeds notamment, et celui de Derby {jMidland counties railwaj?)
Les coussinets sont composés d'une semelle qui Formes d» pose sur la traverse ou sur le dé et de deux sail- *^*^"^'''"^'lies entre lesquelles le rail est maintenu , la semelle et les saillies étant coulées d'une seule pièce. Chacune des saillies, dans les coussinets représentés pi. B et B,„ sont soutenus par deux contreforts entre lesquels est placé le trou dans la semelle qui tient les chevilles. Sur le seul chemin de Londres à Douvres , comme déjà nous l'avons indiqué , on a obtenu les saillies des coussinets par un contrefort unique, afin de ne pas être obligé de placer les quatre t)ous des deux coussinets sur l'axe de la traverse.