ET DES EXCENTRIQUES
aiguilles étaient d'abord verticaux et armés d'une manivelle. Ce système a été adopté pour quelques changements de voies des chemins belges et pour le chemin de fer de Paris à Versailles (rive gauche et rive droite).
Au chemin de Saint-Germain on a employé un du chemin arbre coudé horizontal et on y a adapté un levier Gormahi" qui fait une demi-révolution ( fig. 8,8, et 8, pi. D^). Cette disposition est gênante pour les manœuvres , elle oblige l'homme à se baisser à terre, et ne permet pas de placer sur le moteur des aiguilles les signaux qui arrêtent de loin les convois, et qui indiquent si la voie qu'ils parcourent est ouverte ou fermée. Le levier du chemin de Saint-Germain ne présente d'ailleurs, comparé aux autres, qu'une faible économie.
Le levier adopté au chemin de Versailles ( rive Du chemin de gauche) fonctionne très-bien et les dimensions en (dve gauche). sont convenables, mais il est difficile d'y assujettir solidement un signal.
Au chemin de Londres à Birmingham, on a em- Excentriques. ployé dans l'origine au lieu du levier l'appareil re- du chemin présenté fig. 3, 3,, pi D.^, composé d'une boîte en Birmi'u ham. fonte renfermant un excentrique, d'un arbre moteur et d'un coussinet qui était fixé par quatre barres de fer à la boîte en fonte et qui guidait
l'arbre moteur. Ce mécanisme était coûteux d'ajustement et présentait plusieurs asserablag;es susceptibles de prendre du jeu ; on y a substitué une colonne en fonte, fig. 4i 4o ^2) ^t 435 qui est plus solide, moins coûteuse et d'un beaucoup meilleur aspect; la course de l'aiguille étant le double de celle de l'excentrique, ce dernier se trouve aux points morts, lorsque la pression latérale des convois tend à déranger l'aiguille; néanmoins, il est nécessaire de fixer le levier par une clavette ou par tout autre moyen en faisant un peu dépasser le point mort à l'excentrique, afin que l'effort, s'il a lieu , s'exerce sur un point fixe.
Du chemin Les fig. 5 , 5^ , 5,, Sg, de la pi. D,, représentent à Manchester, l'excentrique du chemin de Liverpool à Manchester, il est semblable aux autres, si ce n'est qu'il n'est pas enfermé dans une cage.
Dans les excentriques des chemins anglais , l'excentrique est en fonte et calé sur l'arbre, ce qui force à lui donner un très-grand dianiètre et, par conséquent, à employer un très-grand collier et une boîte en fonte.
Du chemin Sur le chemin de Strasbourg à Bâle on a fait
Strasbourg, l'excentrique du même morceau que l'arbre, de telle
sorte que son diamètre est réduit au minimum. Le
collier est un cercle de fer tourné très-facile à bien
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ajuster avec peu de dépense; enfin la boîte en fonte se trouve d'autant réduite, mais alors il faut laisser pour le passage de la tige une ouverture, comme on le fait lorsqu'on se sert de l'arbre coudé, ouverture qui n'existe pas dans les appareils anglais.
Un excentrique n'étant pas plus coûteux qu'un Raisons pour
b, , , , rr 1 ^ , préférer les
re coude, nous parait préférable parce qu en excentriques
l'employant on évite tout l'emmanchement d'une coudés.
tète de bielle avec chappe, coussinets et clavettes,
pièce difficile à bien exécuter et très-susceptible de
se déranger.
Les excentriques du chemin de Strasbourg à Bàle sont mus par un double levier que l'ouvrier arrête au moyen de deux loquets à ressorts, en le saisissant par la poignée. L'usage des loquets est beaucoup plus sûr que celui d'une clavette, et rend la manoeuvre plus rapide.
La partie inférieure des arbres avec manivelle ou Disposition avec excentrique que nous venons de décrire est l'excenuique toujours logée dans une cage en fonte. 11 importe manivelle. que cette boite, soit parfaitement close, afin que le
1 sable soulevé par le vent ne puisse pas s'introduire
' dans les parties frottantes.
Nous avons dit qu'il fallait placer des signaux sur les arbres des excentriques.