‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 3)Chapitre 56 sur 110 · DES WAGONS · texte numérisé non relu

DES WAGONS

de bonne qualité , pour résister aux chocs provenant de ces secousses ou de celles qui ont lieu lorsqu'on renverse la caisse pour la vider, et que le train vient à se soulever.

Laboîfe à graisse des wagons de terrassement de Saint-Germain est assez simple et assez légère, mais elle manque de force dans les parties qui la lient au brancard.

On n'est pas dans l'habitude de séparer dans les wagons de terrassement comme dans ceux d'exploitation, la boîte à graisse en fonte de la fusée en fer de l'essieu, par un coussinet en bronze. Le frottement a donc lieu entre fonte et fer. Nous pensons que malgré la complication qui en résulterait dans la boîte, le coussinet en bronze serait d'un bon usage, même pour les wagons de terrassement.

11 importe, dans les wagons de terrassement, de préserver avec le plus grand soin l'intérieur des boîtes à graisse, et les joints de cette boîte avec l'essieu près du moyeu de la terre qui peut s'y introduire; on recouvre dans ce but les roues d'une planche qui s'étend jusqu'aux brancards, et les boîtes àgraissi- d'une bande de cuir clouée au brancard.

U(i cMs.sis.- Le châssis des wagons de terrassement se compose de longuerines qui forment les brancards , de

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tiaversines de boulons pour maintenir l'écartement, et de croix de saint André en bois ou en fer. Sur le châssis sont fixés les tasseaux qui portent les crapaudines des axes de rotation de la caisse, et ceux sur lesquels pose la partie postérieure de cette caisse.

Dans les différents wagons représentés Pi. J» et J,, ceux du chemin de Bristol exceptés, c'est par les extrémités des brancards que se touchent ou se choquent entre eux les wagons d'un même convoi. Ces extrémités sont appelées, par cette raison , heurtoirs ou butoirs. Elles sont solidement frettées. Le châssis doit être très-solide, puisque c'est sur cette partie du wagon que s'exercent les plus grands efforts.

Dans les wagons du chemin de Bristol c'est à l'extrémité des longuerines de la caisse que sont placés les heurtoirs. Il nous paraît devoir résulter de cette disposition une grande fatigue pour la caisse.

Les boulons qui servent d'axe de rotation à la caisse, tournent dans une boite en fonte. Dans les wagons de Saint-Germain , et dans quelques-uns de ceux du chemin de Versailles (rive gauche), ces boulons sont maintenus sur cette boîte par des étriers en fer , fort coûteux de construction. Les boites toutes en fonte, des wagons du chemin de Londres à Birmingham , sont beaucoup plus éco-

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iioiiiiques; nous les avons essayées, elles nous ont fait un très-bon usage.

Des caisses. Les caisses des wagons de terrassement sont trapézoïdales. On donne une certaine inclinaison aux parois pour faciliter le déchargement. C'est par la même raison qu'on en diminue la profondeur en augmentant la longueur et la largeur; qu'on évite avec soin dans l'intérieur de la caisse toute saillie comme celles que produiraient des tètes de boulons ou des écrous , et que l'on pose les planches du fond en long ; on réduit ainsi l'angle de versement, ce qui facilite beaucoup l'étude du wagon. 11 est convenable toutefois que cet angle ne soit pas de moins de 4o à 45 degrés. Les terres argileuses sous un angle plus faible, et même quelquefois sous cet angle, sont très-difficiles à décharger; les ouvriers sont souvent obligés de les détacher avec des pioches.

Le fond de la caisse ne doit pas être en chêne comme les parois, mais en sapin ou même encore en peuplier; il doit avoir une assez forte épaisseur. Les parois se font en chêne ou en sapin.

Le fond doit être bien soutenu pour ne pas se percer lorsqu'on jette dans la caisse des pierres, d'une grande hauteur. C'est pourquoi on l'a placé dans les wagons du chemin de Versailles (rive gauche),

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sur un châssis spécial, qui n'existe pas dans ceux de Saint-Germain.

L'emploi de ce châssis a obHgé d'élever le centre de gravité du wagon, et, par suite, pour rendre le versement possible sous l'angle de quarante-cinq degrés, à charger inégalement les deux essieux, en sorte qu'au moment du déchargement les roues de derrière se soulevaient pour retomber ensuite sur le rail. IjC choc a dans ce cas occasioné quelquefois la rupture des boîtes à graisse ; mais cet accident était rare , et ce déplacement des roues postérieures rendait le déchargement du wagon beaucoup plus facile.

Nous recommandons enfin d'assembler avec soin, par embrevement,les traverses du châssis qui porte le fond de la caisse, avec les longuerines, si l'on ne veut courir le risque de les voir se fendre au moindre choc.

La porte de la caisse, toujours placée à l'une des extrémités, peut s'enlever comme celle d'un tombereau, ce qui est simple et permet d'abaisser le centre de gravité du wagon, ou d'augmenter l'angle de versement, mais nilentit la décharge; ou bien elle est fixée par des charnières à la caisse, comme dans les différents wagons des planches J, et J, , et alors des arcs en fer placés des deux côtés de la

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