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POUR LA FABRICATION DES VOITURES

Le bois sec se reconnaîl surloii! au poids et aussi Caracim\s , , ^, . , , . ,, <U!S l)ois secs,

un peu a la vue. Une scuue légère, iine et pou-

Ët cireuse , est un indice assez certain de siccité.- On peut encore apprécier la siccité des bois par le simple toucher d'une poignée de copeaux.

Le chêne, le frêne, l'orme et le grisartl doivent avoir de trois à quatre ans de coupe.

On ne se sert guère de noyer que pour les panneaux des voitures de particuliers. C'est un bois qu'il est très-difficile de se procurer suffisamment sec.

Il faut qu'il ait cinq ou six ans au moins de coupe.

Au chemin d'Aix -la -Chapelle, on a employé, pour la construction des voitures, des bois d'une année de coupe seulement, séchés àla vapeur; mais le bois ainsi préparé perd toujours de sa ténacité.

Les bois doivent être débités en plateaux le plus longtemps possible avant d'être mis en œuvre.

Il convient aussi de laisser les voitures montées en hlanc exposées à l'air pendant un certain temps avant de poser la peinture. L'ingénieur doit d'ailleurs exiger qu'elles lui soient présentées d'abord

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dîins cet état, afin qu'il puisse en reconnaître aisément les défauts.

Tôle I.a tôle des panneaux n'a souvent qu'un demi-

employée .,,. . ,, , . pour nulhmetre d épaisseur. Au chenini de Strasbourg à les panneaux, uai . . r • ^ , i i i i ,,

l^ale, toutefois, on a trouve que le dressage de la tôle mince valant plus que la inaliere,il y avait économie à employer des tôles de plus d'un millimètre.

La tôle préférée à Paris, pour les panneaux, est de l'espèce dite tôle anglaise dans le commerce.

Peinture On pose sur les voitures de seconde et troisième des caisses. . i i •

classe quatre couches de peinture y compris les

couches de blanc et une couche de vernis; sur. les

voituies de première on pose jusqu'à huit couches

de peinture et deux couches de vernis.

Il est très-important de ne poser une nouvelle couche de peinture que lorsque celle qu'elle doit recouvrir est déjà parfaitement sèche.

Le temps nécessaire pour sécher chaque couche est très-variable.

Il dépend de la saison et de l'exposition des ateliers.

La peinture ne peut être bonne qu'autant que

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la cénise qui en forme la base est de première qualité.

Il faut aussi que la peinture proprement dite soit convenablement choisie. Ainsi le vert-de-giis est préféré au vert de Scheele; pour les teintes jaunes on emploie le jaune de chrome soit or^ftigé, soit jaune-clair; pour les teintes bleues, le bleu de Plusse; pour les teintes brunes , le ronge de Van- Dyck, mélangé, suivant les teintes, de noir d'ivoire, de terre d'ombre ou de terre de Cologne, avec jaune d'ocre ou terre de Sienne.

On peut exiger du fabricant qu'il garantisse que la peinture des voitures se conservera pendant huit mois au moins sans gerçures.

Il importe, pour que le fabricant ait le temps de débiter et de laisser sécher les bois et les couches de peinture, que les voitures soient commandées six mois d'avance au moins.

Il convient aussi que les voitures soient fabriquées, s'il est possible, plutôt en été qu'en hiver.

Les ferrures du châssis doivent être de bonne qualité, mais il n'est pas nécessaire que toutes les pièces soient en fer fabiiqué au charbon de bois, au marteau, comme l'exige le cahier des charges

Nature des fers.

pour les voilures du chemin de Montpellier à Nîmes. Il serait tout au plus nécessaire d'imposer cette condition au fabricant pour la partie des ferrures la plus exposée à la fatigue.

Les chaînes d'attelage doivent être en bon fer à câble, j

Nature La quantité de crin pour chaque caisse d'une

diligence doit être de quatre-vingt-dix kilogrammes au moins. C'est par erreur sans doute que dans le cahier de charges anglais dont nous avons donné la traduction dans les Documents, on n'a indiqué que soixante kilogrammes.

du crin et quantité.

T^e crin doit être de première qualité, coûtant environ i fr. 70 cent, le kilogramme, à Paris.

' Dans les voitures de seconde classe, on remplace quelquefois en grande partie le crin par des étoiq^es.

Draps. Sur plusieurs chemins des environs de Paris, le

drap que l'on préfère pour garnir les diligences est le drap d'Elheuf bien serré, coûtant de 12 à i4 fr. le mètre.

En Angleterre, on emploie une grande quantité de drap noisette. Les draps de ce genre fabriqués en France déteignent assez rapidement en jaunissant.

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