POUR LA FABRICATION DES VOITURES
dciges se détachent aussi toutes les fois qu'ils n'ont pas été tournés à l'intérieur comme nous avons prescrit de le faire page 3^0.
Quand les roues sont envoyées-de l'usine toutes calées sur lessieu , il faut s'assurer que le calage a été fait avec soin. Des roues mal calées peuvent, en se détachant de l'essieu, occasionner de graves accidents.
Les roues doivent être entrées à frottement sur l'essieu, de manière à pouvoir se soutenir sans les clavettes. Si elles n'étaient maintenues que par les clavettes, elles ne tarderaient pas à prendre du ballottement , et les clavettes se détacheraient.
Les roues jumelles, c'est-à-dire celles qui sont portées par un même essieu, doivent être exactement du même diamètre.
On pourrait admettre une différence de diamètre dans les roues portées par* des essieux différents ; toutefois il convient d'exiger que toutes les roues sans exception soient rigoureusement du même diamètre, afin que des roues fixées sur un essieu puissent servir, au besoin, comme roues de rechange pour d'autres essieux.
Il importe que la conicité des roues soit bien telle
que Tingénieiir Fa prescrite , et qu'elle soit exactement la même pour toutes les roues. Nous avons été obligés y au chemin de Versailles, d'exiger du fabricant qu'il rectifiât Tinclinaison des roues d'une livraison considérable.
Un seul et même gabarit en tôle, Fig. 68 , peut
Fl«. M.
servir à mesurer l'inclinaison des jantes et à constater que l'écartement des roues jumelles est invariable.
Prix Nous avons dit, plus haut, que les essieux va-
d68 essieux. , . • -ni • i* /> i i «i
laient aujourd nui en France, i fr. o c. le kilog.
Les dernières adjudications ont eu lieu au prix de
Prix Les roues en fer coûtent de o fr. 90 c. à i fr. On
es roues, j^^ ^^^^ ^ ^^ ^g ^ ^^^^^ |^ chemin du Centre, et o fr.
90 c. pour le chemin de Bâie à Strasbourg.
Prix Une boîte à graisse du poids de 16 kil., avec un
s bottes • *. u ' / c
graisse, coussmet en bronze, se paie îi4 ir.
L'ingénieur doit prescrire au fabricant la forme
POUR LA FABRICATION H9 Ye^ITURES. 459
à donner aux ressorts, car celte forme exerce une Couditions
auxquelles les grande influence sur leur douceur, leur élasticité et ressorts ' 111 doivent
leur durée. Plus un ressort est plat, plus il est doux, satisfaire.
mais il est moins résistant qu'un ressort du même
poids ayant une plus grande flèche. Les ressorts
très-aplaris conviennent pour la suspension; les
ressorts cintrés, pour le choc et la traction.
On ne saurait apporter trop de soin dans le choix de l'acier pour les ressorts, et il ne faut pas oublier que telle espèce d'acier d excellente qualité, confiée à des ouvriers inhabiles, peut, dans leurs mains, subir de lâcheuses altérations.
A Paris , on emploie de préférence l'espèce d'acier français dite acier Jackson.
Elle se vend de i fr. loà i fr. ao le kilog. brut, Prix ou 2 fr. 6o à 2 fr. 70 le kil. travaillé.
Au chemin de Strasbourg à Bâle, les ressorts fabriqués également en acier Jackson se paient a fr. ^5 c. le kil. Ils ne reviennent, dans les ateliers de la compagnie, qu'à i fr. 80 c.
On se sert aussi quelquefois d'acier anglais.
On essaie les ressorts en les redressant à froid au au moyen d'une presse. Ils doivent, lorsqu'ils sont
Ik60 CAHIER DES CHARGES
ensuite abandonnés à eux-mêmes j reprendre leur forme primitive à peu de chose près.
Confection S'il est essentiel pour toute espèce d'objets de
es caisses de , . . ri- . i »
voitures, choisir un fal.)ncant qui, non-seulement s engage a
les fournir de première qualité , mais qui soit eD
état de remplir ses engagements, il Test surtout
pour la confection des caisses de voitures.
Nécessite La parfaite siccitë des bois étant une des pre- 1 employer * , *
3s bois bien mières conditions de bon établissement du matériel,
c'est aux carrosseries pouiwues de dépôts anciens et
considérables que l'on doit exclusivement s'adresser
pour sa construction.
des bols Pour les châssis on emploie le bois de chêne,
ou mieux encore l'orme et le frêne; pour le bâtis des caisses, les brancards, les pavillons, les montants, le frêne ; pour les parcloses et les dossiers on se sert de grisard, espèce de peuplier blanc de Hollande; pour l'impériale, du même bois ou de sapin.
Quelquefois on emploie le hêtre pour les montants et battants de portières, mais c'est un bois qui exige des soins tout particuliers pour ne pas s'échauffer avant d'être sec. Le meilleur bois pour les châssis de fenêtres est le hêtre. L'acajou se fend trop facilement^ lorsqu'il n'est pas très-épais.
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Le bois sec se reconnaît surtout au poids et aussi Caractères
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un peu a la vue. Une scuire légère j une et poudreuse j est un indice assez certain de siccité. On peut encore apprécier la siccité des bois par le simple toucher d'une poignée de copeaux.
Le chêne , le frêne , forme et le grisard doivent avoir de trois à quatre ans de coupe.
On ne se sert guère de noyer que pour les panneaux des voitures de particuliers. C'est un bois qu'il est très-difficile de se procurer suffisamment sec.
Il faut qu'il ait cinq ou six ans au moins de coupe.
Au chemin d'Aix- la -Chapelle y on a employé, pour la construction des voitures , des bois d'une année découpe seulement, séchés à la vapeur; mais le bois ainsi préparé perd toujours de sa ténacité.
Les bois doivent être débités en plateaux le plus longtemps possible avant d'être mis en œuvre.
Il convient aussi de laisser les voitures montées en blanc exposées à l'air pendant un certain temps avant de poser la peinture. L'ingénieur doit d'ailleurs exiger qu elles lui soient présentées d'abord
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dans cet état , a6n qu'il puisse en reconnaître aisément les défauts.
Tôle l'a tôle des panneaux n'a souvent qu'un demi»
^°pour millimètre d'épaisseur. Au chemin de Strasbourg à
es panneaux. j^*^|^^ toutefois, on a trouvé que le dressage de la tôle
mince valant plus que la matière, il y avait économie
à employer des tôles de plus d'un millimètre.
La tôle préférée à Paris, pour les panneaux, est de l'espèce dite tôle anglaise dans le commerce.
Peinture On pose sur les voitures de seconde et troisième des caisses. , ^ i j • * • i
classe quatre couches de peinture y compris les
couches de blanc et une couche de vernis; sur les
voitures de première on pose jusqu'à huit couches
de peinture et deux couches de vernis.
Il est très-important de ne poser une nouTelle couche de peinture que lorsque celle qu'eUe dok recouvrir est déjà parfaitement sèche.
Le temps nécessaire pour sécher chaque conche est très-variable.
II dépend de la saison et de l'exposition des adeliei-s,
La peinture ne peut être bonne qu^autant que