‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 136 sur 146 · DRS BOIS · texte numérisé non relu

DRS BOIS

3® IjC bi-clilorure de mercure ou sublimé corrosif; 4° L'acide arsénieux; 5® L'acide pyro-ligneux et le goudron; 6^ La glu marine ; 7° Le sel marin; 8® Les pyro-lignites de plomb et de fer ; 9^ I^e sulfate de protoxide de fer; lo* Le sulfate de cuivre; 1 1* Le sulfate et chlorure de zinc; la"" Les acides en général et les sels acides; i^ Les alcalis; i4^ Les matières grasses en général ; 1 5"* Les résines,

JjSl créosote est très-efficace, mais elle est trop -^^n^agM coûteuse. réacUfo.

L'acide pyro-ligneux et le goudron, contenant une grande quantité de créosote, agissent à peu près de la même manière , mais avec moins d'énei^e.

La glu marine peut être rangée parmi les réactifs dont remploi parait devoir être le plus avantageux.

Les matières grasses, en général, et les résines sur^ tout, produisent un excellent effet, mais elles sont d'un prix trop élevé.

M. Bourdon de Dunkerque annonce avoir employé le tannin avec avantage pour la conservation du bois. Comment se fait-il cependant qne le cuir tanné ne soit pas à l'abri de la moisissure ?

Dans le doute, nous croyons qu'on ne saurait

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conseiller le tannin pour la conservation des traverses des chemins de fier, tant qu'il n'aura pas été fait en grand et pendant un laps de temps suffisant de nouvelles expériences qui en dëmontreraieut l'efiBcacité.

Le sublimé-corrosif parait être de tous les réactifs le meilleur. On Ta employé avec avantage pour la conservation des traverses sur la plupart des chemins de fer d'Angleterre. Quoique soluble isolémenti il devient insoluble lorsqu'il s'est combiné avec l'albumine des substances ligneuses. C'est, d*ailleurS| un poison très-violent qui détruit tous les insectes. Malheureusement le prix en est devenu excessivement élevé.

L'acide arsénieux est d'un emploi dangereux pour les ouvriers.

Le sel marin conserve parfaitement les boisages de mines , mais il est coûteux , et absorbe l'eau dans les lieux très-humides.

Le sulfate de protoxide de fer, toujours acide , attaque les fibres du bois et les désagrège. Il en est de même de tous les sels acides , et à plus forte raison des acides.

Les alcalis dissolvent bien les matières azotées des bois, mais aussi ils en désagrègent les fibres,

Dits BOIS. OM

et, de plus, ils forment des dissolutioi^ visqueuses qui obstruent les conduits.

Les chlorures de calcium et de magnesÙÂm peuvent être employés avec avantage pour conserver les bois flexibles y mais ils sont déliquescents.

On ne se sert de borates et de phosphates d'am moniaque que pour garantir les bois coptre Tincendie.

Le sulfate de cuivre paraît être un des réactifs les plus convenables.

Il forme dans le bois un composé insoluble. Il n'est pas déliquescent. Il n'est pas très-coûteux.

Ce sel n'étant pas volatil , l'usage n'en présente aucun danger pour la santé des ouvriers.

Il n'est pas acide comme le sulfate de protoxide de fer, et par conséquent n'attaque pas les fibres du bois.

Le sulfate de cuivre est, d'ailleurs, un poison funeste aux insectes.

Les propriétés du sulfate de zinc ont beaucoup

d'analogie avec celles du sulffite de cuivre, mais

ce sulfate est plus rare dans le commerce.

MétboA La pénétration des bois par les réactifs s opère de ^"'i^

différentes manières. ^ le bol

de réftct

688 PRtPARATIOll

Tantôt on introduit le réactif au moyen des agents naturels y tels que la force végétative , tantôt au moyen d*agents mécaniques, ou par simple immersion.

On ne peut introduire le réactif au moyen de la force végétative qu'en le faisant agir sur les arbres encore sur pied ou sur des arbres fraîchement coupés. La disposition des appareils *en usage lorsqu'on procède de cette manière est décrite dans le Résumé du Cours de chimie organique de M. Payen, publié par MM. Knab et Leblanc, ouvrage auquel nous renvoyons.

Le procédé de M. Payen consistant à introduire le liquide par pression est plus simple. Il est également décrit dans le Résumé du Cours de ce professeur.

Enfin , un troisième procédé, pour imprégner les bois desubstances conservatrices, celui de M. Breant, consiste à placer la pièce de bois dans un cylindre en fonte, à faire le vide dans ce cylindre pour faire dégager l'air des pores du bois, et à fouler le liquide conservateur dans le bois au moyen d'une pompe.

Le bois traité par ce dernier procédé est mieux pénétré de liquide que dans le cas où Ton fait usage de l'un ou de l'autre des deux premiers , mais l'opération est très-dispendieuse.

DBS BOIS. 629

Les tableaux suivants , empruntés an Cours de Prix coûtai M. Payen, indiquent les prix coûtants de la péné- P^"^*gJ.'^ tation des bois, pour des troncs longs de 6 à 7 mètres et du diamètre de 3^2 centimètres.

Pin, sapin, laoà 1 3o litres. Chêne , peuplier, loo à 110 litres.

Pyro-lignite de fer des forêts de Choisy, 100 kilos à 5% à I fr. 5o c. les 100 kil = i f. 5o c.

Pyro-lignite de plomb solide, 5 kil.

à 78 fn les 100 kil = 3 5o

Acide pyro-ligneux , 4o kil., à 7**, à 10 fr. les 100 kil = 4 ^

Eau de goudron (rendue), aS kil., à lafr. les 100 kil == 3 x>

Bi-chlorure de mercure, o"^,8oo9 ài3fr.. lekil = 10 »

Iode , o^o5o5 à a5 fr. le kil = 4 »

Acide chlorhydrique i litre, alcool i/a litre, àaSfr. le kil = 4 »

Sulfate de zinc , 5 kil = variable.

Sulfate de fer. 5 k. + 5o litres huile. = 90 »

Galipot brut des landes, 100 kil., à 10 fr. lekil = 10 »

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