‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 55 sur 146 · ET DES EXCENTRIQUES · texte numérisé non relu

ET DES EXCENTRIQUES

aiguilles étaient d'abord verticaux et armés d'une manivelle. Ce système a été adopté pour quelques changements de voies des chemins belges et pour le chemin de fer de Paris à Versailles (rive gauche et rive droite).

Au chemin de Saint-Germain on a employé un do chem arbre coudé horizontal et on y a adapté un levier c^rma^n qui fait une demi-révolution ( fig. 8,8, et 8, pi. D4). Cette disposition est gênante pour les manœuvres , elle oblige Thomme à se baisser à terre, et ne permet pas de placer sur le moteur des aiguilles les signaux qui arrêtent de loin les convois , et qui indiquent si la voie qu'ils parcourent est ouverte ou fermée. T^ levier du chemin de Saint-Germain ne présente d'ailleurs, comparé aux autres, qu'une faible économie.

Le levier adopté au chemin de Versailles ( rive Du chemin gauche) fonctionne très-bien et les dimensions en (ri?egaacl sont convenables, mais il est difficile d'y assujettir solidement un signal.

Au chemin de Londres à Birmingham , on a em- Exoentriqi ployé dans l'origine au lieu du levier l'appareil re- du chem présenté fig. 3, 3,, pi D^^, composé d'une boîte en Blimingîu fonte renfermant un excentrique, d'un arbre moteur et d'un coussinet qui était fixé par quatre barres de fer à la boite en fonte et qui guidait

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l'arbre moteur. Ce mécanisme était coûteux d'ajnttement et présentait plusieurs assemblages susceptibles de prendre du jeu ; on y a substitué une colonne en fonte, fig. 4i 4if 49? et 4s9 qui est plus solide^ moins coûteuse et d'un beaucoup meilleur aspect; la course de l'aiguille étant le double de celle de Fexcentrique, ce dernier se trouve aux points morts, lorsque la pression latérale des convois tend à déranger l'aiguille; néanmoins, il est nécessaire de fixer le levier par une clavette ou par tout autre moyen en faisant un peu dépasser le point mort à Texcentrique, afin que l'effort, s'il a lieu, s'exerce sur un point fixe.

Do cbemiQ Les fig. 5, 5|, 5^, 5^, de la pK D„ représentent à Mâncto'ier. Texcentrique du chemin de Liverpool à Manchester,

il est semblable aux autres , si ce n'est qu'il n'est

pas enfermé dans une cage.

Dans les excentriques des chemins anglais , l'excentrique est en fonte et calé sur l'arbre, ce qui force à lui donner un très-grand diamètre et, par conséquent, à employer un très-grand collier et une boite en fonte.

08 dMBla Sur le chemin de Strasbourg à Baie on a fait

Strasbourg, l'excentrique du même morceau que larbre, de telle

sorte que son diamètre est réduit au minimum. Le

collier est un cercle de fer tourné très-facile à bien

ET DBS ncnmiQUBS. 1M

ajuster avec peu de dépense; enfin la boite en fonte se trouve d'autant réduite, mais alors il faut laisser pour le passage de la tige une ouverture, comme on le fait lorsqu'on se sert de l'arbre coudé, ouverture qui n'existe pas dans les appareils anglais.

Un excentrique n'étant pas plus coûteux qu'un RiUonspc arbre coudé, nous parait préférable parce qu'en eioentr^i 1 employant on évite tout 1 emmanchement d une coudés. tête de bielle avec chappe, coussinets et clavettes, pièce difficile à bien exécuter et très-susceptible de se déranger.

Les excentriques du chemin de Strasbourg à Baie sont mus par un double levier que l'ouvrier arrête au moyen de deux loquets à ressorts, en le saisissant par la poignée. L'usage des loquets est beaucoup plus sûr que celui d'une clavette, et rend la manœuvre plus rapide.

. La partie inférieure des arbres avec manivelle ou Dispositi

de 1a cac(C avec excentrique que nous venons de décrire est reicemri

toujours logée dans une cage en fonte. Il importe miniveii

que cette boite soit parfaitement close, afin que le

sable soulevé par le vent ne puisse pas s'introduire

dans les parties frottantes.

Nous avons dit qu'il fallait placer des signaux sur les arbres des excentriques.

248 DBS SIGNAUX

lâ^'sur^ies ^° ^® ^^^ ordinairement pour les signaux de jour xceoSqua' ^'^° disque peint de deux couleurs, indiquant dbms quel sens les aiguilles sont dirigées. Mais comnie il est bien rare que sur une grande ligne tous les embranchements se trouvent dans le même sens, il s'ensuit que le machiniste, pour être certain que la voie est libre, doit apercevoir certains excentriques d'une couleur, et d'autres d'une couleur difîérente, et que si les mouvements sont très-variés, il est trompé par sa mémoire et exposé à de fausses manœuvres.

La nuit les disques sont remplacés par des lanternes également de deux couleurs; mais comme alors on ne peut plus voir les aiguilles elles-mêmes, et que d'ailleurs on ne peut pas toujours bien juger des distances et des positions de plusieurs points lumineux dans une gare, la confusion devient plus grande encore que le jour.

Nous pensons que les meilleurs signaux cousis-* tent : pour le jour, dans une flamme en tôle peinte d'une couleur très- voyante , qui par le sens dans lequel elle est tournée fait connaître la position de l'aiguille; et pour la nuit , dans une lampe triangulaire dont la partie lumineuse forme également une pointe qui fournit la même indication.

Nous avons représenté pL D^ l'ensemble de dif-

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