DU GRAISSAGE
On se sert, pour le graissage des essieux de wa- Nature gons, sur tous les chemins de fer que nous avons visités, celui de Lyon à Saint-Étienne excepté , de graisse proprement dite.. Sur le chemin de Saint- Etienne on emploie une espèce d'huile ou graisse très-liquide.
Nous donnons ^un Documents une note sur la composition et sur la préparation de la graisse la plus généralement préférée. On varie la composition de cette graisse suivant les saisons, de manière à ce qu'elle soit toujours suffisamment fusible.
M. Locart , ingénieur du chemin de Saint-Étienne, opinion dans le mémoire que nous avons déjà cité, exprime ^ sûr le sur le graissage l'opinion suivante : graissage
<r Le système de graissage doit aussi influer sur la détérioration des essieux; ainsi, avec le système employé surtout pour les diligences, et qui consiste à mettre de la graisse assez épaisse dans un réservoir placé au-dessous de l'essieu , la fusée n'est graissée que lorsque le frottement a suffisamment échauffé le réservoir pour faire foudre la graisse. Mais bien évidemment cette chaleur ne peut avoir lieu qu'au détriment de l'essieu, dont elle doit modifier la texture. Sous ce rapport , le système employé depuis longtemps sur le chemin de Saint-Étienne est de beaucoup préférable; la graisse, au lieu d'être à
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Tétat de pâte, est très-liquide; elle est placée dans un réservoir en contre-bas de Tessieu, et dans lequel est un petit cylindre en bois que des ressorts obligent à être continuellement en contact avec la fusée. Ce cylindre, mis en mouvement par FessieQ même, amène constamment de ia graisse sur la fusée. Ce système permet d'employer pour la graisse une composition dont le prix revient à r4 fr* les loo kilçgrammes. »
Quoi qu'il en soit , c'est dans une espèce de bassin ou cavité ménagé à la porte supérieure de la boite au-dessus de Tessieu que la graisse est contenue, dans la plupart des voitures de chemin de fer que représente notre atlas; elle tombe du bassin sur la fusée de Tessieu par un trou cylindrique.
Forme et Le principe de construction des boîtes à graisse
dimensions . i * n i-ir^ «
des boites, est toujours le même; elles ne dînèrent entre elles que par la forme de quelques détails.
Déjà nous avons dit plus haut que les boîtes à graisse étaient entièrement en fonte^ à part un coussinet en bronze qui, placé dans l'intérieur de la boîte, pose sur la fusée de Tessieu.
Elles se composent toutes de deux pièces en fonte (Voy. les Fig. 4 et 4. PL F. 1 3), dont une, celle qui est placée sous la fusée, n'a d autre utilité que de pré-