DES WAGONS DB VOYAGEURS
Il résulte d'une trop grande multiplication de loconvéAi classes de voyageurs , de grands embarras pour le les cUma service. Effectivement, comme l'usage et les règle- ^*^^***^"' ments obligent à délivrer à chaque station des billets pour chacune des classes, sans qu'on puisse savoir combien il y aura de places de chaque espèce occupées quand le convoi arrivera, comme d'ailleurs les chemins de fer perdraient un de leurs avantages principaux, celui d'offrir à toute heure au voyageur la place qu'il désire s'il eu était autrement , on est obligé de laisser d'autant plus de places vides, et par conséquent de traîner un poids mort en voitures vides d'autaut plus considérable, que le nombre des classes différentes est plus grand. En outre, le service de la distribution des billets est plus compliqué, et le départ des voyageurs aux stations devient plus long.
Sur certains chemins de fer, cependant, on a quatre classes de voitures. Sur les chemins de Baie, à Strasbourg, de Rouen et d'Orléans, on en compte trois; sur les chemins de Versailles et de Saint- Germain, deux seulement. Il est vrai que l'on peut considérer les voyageurs du coupé comme formant une troisième classe; mais étant très-peu nombreux, ils n'occasionnent aucun embarras, et d'ailleurs les places de coupé sont regardées comme places de luxe, que l'on ne garantit qu'aux stations extrêmes.
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Y^H^ Le coupé est recherché par les finmilles qui TeodAHUA^ lent rester isolées. On n*y trouve pas, «tir les che-. Strasbourg, mins de fer, l'agrément de pouvoir porter set regards au loin devant soi comne dans les dili« gences des routes ordinaires^ puisque la tus est interceptée par les voitures antérieures oa parle tender. Sur le cWernin de fer d^ Strasbourg à Bâle, néanmoins» on a construit des voitures €W Ton a placé un coupé dont la moitié supérieure est audessus de rimpériale, de cette Ëiçon, les voya» geurs jouissent du plaisir de voir la campagne en avant du wagon. On pouvait craindre que la fésis^ tance de l'air sur ces caisses de coupé ne devint considérable ; on a trouvé qu'en été, saison qui est la seule pendant laquelle ces voitures soient demandées, l'augmentation de tirage ét^it peu smsible.
Au chemin de Bristol, où l'on a pu employer des voitures extrêmement larges k cause des grandes dimensions de la voie, on a subdivisé dans quelques berlines les compartiments en deux parties, par une cloison établie suivant la longueur.
Le nombre des voyageurs que portent les voitures de chemins de fer est très-différent.
Les berlines k quatre roues du chemin de Londres à Birmingham , ne portent que six voyagea» dans
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chaque caisse. On a cessé de délivrer des places de banquettes sur Timpériale. Les Toitures de première classe du chemin de Rouen , également à quatre roues, portent vingt-quatre voyageurs, soit huit dans chaque caisse. Dans les anciennes berlines du chemin de Saint-Germain (PL F,), on logeait trente voyageurs dans les caisses, et six sur les banquettes d^impériale. Les berlines dû chemin de Versailles (rive gauche) peuvent transporter quarante-huit voyageurs, dix dans chacune des trois caisses, et seize sur Timpériale. On ne place dans les diligences belges que dix-huit voyageurs ; dans celles du chemin de Baie à Strasbourg, on en place trente.
Les wagons de seconde classe du chemin de Rouen portent, ainsi que les wagons semblables du chemin d'Orléans, trente voyageurs, répartis daiia trois caisses. Ceux de la rive gauche portent quarante-huit voyageurs, soit quarante dans quatre caisses, et huit à l'extérieur.
Dans les wagons debout essayés au chemin de Versailles (rive gauche), Fig. 6-10, PK F,, on a placé soixante voyageurs dans six caisses.
Dans les wagons à six roues du chemin d'Aix-la« Chapelle à Cobgne on transporte 5o voyageurs*
d8i DES CAISSES
Dans les voitures à huit roues du cbemin de Vienne à Raab on fait entrer jusqu'à 721 voyageun.
Fenéues. Dans la voiture de luxe du chemin de Versailles (rive gauche) Pi. F,,, Fig. 6, toutes les fenêtres ODt la forme rectangulaire. Dans les voitures ordinaires du même chemin et dans celles du chemin de Rouen^ les fenêtres placées à côté des banquettes ont la forme indiquée Fig. i^ PL F„. Les voyageun qui occupent les coins peuvent alors s*appuyerplus commodément que si toutes les fenêtres étaient rectangulaires, ce qui est convenable surtout slls doivent parcourir de longs trajets.
Dans les voitures de seconde classe on peut ne donner du jour que par les fenêtres des portières et remplacer le verre, pour les autres fenêtres, par de la tôle. On évite, de cette manière, la dépense asses sensible d'enlretien que nécessite le bris fréquent des carreaux de ces fenêtres par les voyageurs.
On emploie pour prévenir le bruit désagréable des châssis qui ballottent dans les fenêtres, de petits ressorts qui pressent contre le châssis.
On peut aussi, pour éviter ce bruit, placer un morceau de laine entre le carreau et le bois. Cela vaut mieux que de garnir le châssis en drap ou en velours comme dans les voitures ordinaires, parce qu'elles sont trop exposées aux intempéries de