‹ Portefeuille de l'ingénieur des chemins de fer (volume 4)Chapitre 86 sur 146 · DES WAGONS DB VOYAGEURS · texte numérisé non relu

DES WAGONS DB VOYAGEURS

On se rappelle que, lors de l'accident du 8 mai, on en attribua la gravité en partie à ce que les voitures étaient fermées à clef. Ce genre de fermeture est cependant encore prescrit par les règlepaenld en Prusse et dans une partie de TAllemagne.

Il est incontestable que les voyageurs éproqvçnt un sentiment pénible de ne pouvoir, en cas d'accident, sortir à volonté de la voiture. D*un autre côté^ on cite un grand nombre d'exemples de voyageurs qui se sont tués ou blessés parce qu'ils ont voulu descendre précipitamment de voiture en marche, par suite de frayeur ou par toute autre cause, et il parait douteux que la fermeture des voitures ait autaqt contribué à augmenter le nombre des victimes du 8 mai que certaines personnes l'ont supposé. Les voyageurs qui ont péri ont été probablement blessés de manière à ne pouvoir sortir, même par \e$ portières ouvertes, et les vagons qu'ils occupaient étaient sans doute brisés de manière k leur offrir d'autres issues.

Ce n'est pas seulement dans le but de prévenir certains genres d'accidents qu'on a Biainieaii en Allemagne l'emploi des clefs pour fermer le6 portières, c'est aussi afin de rendre le service plus régulier, le classement des voyageurs parfait et le coptrôle très-sùr et très-facile.

Sur le chemin Badois , une clef est placée à la

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portée des voyageurs dans une petite cage en verre. Elle est désignée sous le nom de noth-schlûssel (dé de détresse) , et les voyageurs ne peuvent en Êdit usage qu'en brisant la cage. L'idée première de fournir de cette manière aux voyageurs un moyen d'ouvrir les portières , moyen qu'ils ne sont tentés d'employer qu'en cas d'accident, est due k M. Jobard, directeur du musée de l'Industrie à Bruxelles.

Les voitures étant fermées à clef, comme il n'y a plus de poignées dont la position indique si la poi^ tière est ouverte ou fermée, il convient de placer dans la portière, près des charnières, un ressort qui la force à s'ouvrir tant que le garde ne l'a pas fermée.

Au chemin de la rive gauche les clefs étaient dirigées par des pièces creuses en fonte, à bords inclinés intérieurement, de telle façon qu'elles s'engageaient sur le quarré de la serrure avec la plus grande facilité.

Lorsqu'on se sert de poignées il convient de leur donner la forme d'un T, afin que d'un coup d'œil les gardes puissent s'assurer que toutes les portières sont fermées, et il faut encore, pour plus de sûreté, placer dans le bas des portières des loquets qui se ferment à la main.

Au chemin de la rive gauche on a employé des

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