CHAPITRE XIV
Combat de Goldberg. — Course de Napoléon en Bohème. 11 revient sur Bliïcher. — Bataille de Dresde.
D'après les termes de l'armistice, les hostilités ne devaient commencer que le 16 août, six jours après la dénonciation. Mais, dès le 14, le maréchal Blûcher , connu depuis sa retraite de Jéna sur Lubcck , pour être peu scrupuleux en fait de sermens, avait fait marcher ses troupes dans le territoire neutralisé. Le même jour, par ses ordres , le général russe Sacken s'était emparé de Breslau, et le lendemain le quartier- général de Blùcher était à Jauer. Son armée , comme nous l'avons dit, était composée des corps de Langeron , de Sacken et d'Yorck. Le maréchal Ney, qui attend religieusement le dernier jour de la dénonciation de l'armistice , commande cinq corps d'armée , le troisième , qui est le sien, le cinquième celui de Lauriston , le sixième de Marmont , le onzième de Macdonald, et le deuxième de cavalerie, général Sébastiani. Blùcher a cent vingt mille hommes, Ney quatre-vingts.
Instruit sans doute de la position un peu trop disséminée des troupes du maréchal Ney, par les
rapports du général (Je brigade Jomini, Suisse de uation , chel' d'état-major du troisième corps , lequel avait peu de jours avant passé à l'ennemi, le maréchal Blùclier se dispose à surprendre les Français et attaquer les positions qu'ils occupent sur la Katzbach. Au lieu de se méfier de son adversaire et de concentrer, dès le n août, comme il pouvait le faire , les différens corps de son armée , le maréchal Ney, se trouvant surpris , croit devoir abandonner ses positions, et, dans la nuit du 17 au 18, porte le troisième corps dte Liegnitz sur Haynau. 11 envoie en même temps l'ordre au général Lauriston d'abandonner Gohîberg avec le cinquième corps , et de se retirer surLoewemberg où, le 18 au matin, cecorpsopôre sa jonction avec le onzième.
Cependant le général Langeron s'est avancé avec ses Russes sur le Bober, et s'est emparé de Lahn. Il est repoussé par la brigade italienne du général Zucchi. Mais le général Sacken entre à Liegnitz, après un léger engagement avec l'extrême arrière - garde du troisième corps , et le maréchal Blùclier arrive à Goldberg avec le corps du général d'Yorck.
Le lendemain 19, les alliés continuent leur mouvement offensif. Ilb se dirigent sur le Bober , et le corps d'Yorck marche directement sur Loewemberg. Les hauteurs qui dominent cette ville sont occupées par farriére-garde du gêné-
val Lauriston. Mais, après un combat assez vil', il repasse le Bober et en détruit le pont. L'avantgarde du général Langcron passe aussi cette rivière à Zobsen , et repousse trois cdmpagnjes d'infanterie, qui sont forcées de se retirer sur le village de Siebenniken. Informé de ce mouvement, le général LauriSton envoie à là rencontre de Langeron la division Rochambeau ; la première brigade de ce corps , commandée par le général Lafitte, attaque vigoureusement les Russes, les pousse sur Zobsen, et les force de repasser le Bober.
Frappé de la nécessité de conserver ses communications avec les cinquième et onzième corps, déjà menacées à Loewemberg, le maréchal JNey se décide à se porter sur cette ville avec lé troisième corps d'infanterie et Le deuxième de cavalerie. Mais Blùcher veut prévenir cette jonction, et détache d'abord une brigade aux ordres du prince Charles de Mecklembourg, suivi de près par deux brigades du général d'Yorck. Le maréchal Ney se voit devancé sur le chemin de Loewemberg , et juge devoir s'arrêter en avant de Graditzberg , en présence de l'ennemi. Il avait envoyé l'ordre au maréchal Marmont de se porter de Buntzlau sur Kreybau avec le sixième corps , pour observer et arrêter les mouvemens du corps de Sacken. Mais l'avant-garde du sixième corps est forcée de se replier sur Keyserswald , où elle se
maintient avec vigueur. Dans la nuit , le duc de
Raguse se retire sur Ober-Thomaswald.
Coupé de Loewemberg, et craignant d'être prévenu à Buntzlau , seul point où il peut traverser le Bober , le maréchal Ney se retire , dans la nuit du 19 au 20, sur cette dernière ville. Dans la matinée du 20, Sacken attaque de nouveau, à Thomasvvald , le maréchal Marmont, qui se retire sur Buntzlau , dont il détruit les retranchemens, passe le Bober et en fait sauter le pont. Buntzlau est occupé par les deux divisions du général russe Lieven.
Cependant Napoléon avait quitté Dresde le i5 août. Sa garde était en pleine marche sur !a route de Bautzen. Il passe par Kcenigstein , inspecte les ponts qu'il y a fait construire sur l'Elbe, et suivant la nouvelle route militaire qu'il a fait établir par Stoipen , il se trouve, dans la nuit du 16, sur son beau champ de bataille de Bautzen, où arrive le roi de Naples. Le 18, à Gorlitz , il n'a encore aucun renseignement positif sur le mouvement des alliés ; il est rejoint dans cette ville par le duc de Vicence, à qui M. de Metternich vient de renouveler , au château de Koniffsçratz , l'ultimatum de la guerre au nom des deux empereurs. Alors il se détermine à pousser une forte reconnaissance sur la Bohème, dans le dessein de menacer les communications entre l'armeé austro-prussienne et celle
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de Schwartzenberg. Le 19, il est de sa personne à Zittau , où passe la route la plus praticable de la Luzace , dans la Bohème. Il y trouve le huitième corps , commandé par le brave prince Poniatowsky ; il franchit avec lui les défilés du Rissengeburg, montagnes très-escarpées qui séparent ces deux pays , et il entre dans Gabei. Sa marche est éclairée, sur sa droite, par le général Lefebvre-Desnouettes , avec une division d'infanterie et de cavalerie de la garde; ce général se rend maître de Rnmburg et du Georgenthal; sur sa gauche , par le général Ulminsky , avec la cavalerie polonaise ; ce corps occupe Friedland et Reichemberg , aux sources de la Neisse. Napoléon juge alors qu'il n'a devant lui qu'une division de cavalerie légère autrichienne, commandée par le négociateur Bubna , et que le gros des forces alliées se concentrent sur la rive gauche de l'Elbe. Leur dessein esi donc de se porter sur Dresde et de menacer les communications directes de l'armée française avec le Rhin. Mais cette opération exigeait une promptitude que Napoléon ne supposait pas à son ennemi; et, avant de retourner à Dresde , il veut marcher sur l'armée alliée de Silésie , pour la repousser et la vaincre , si Blûcher a la témérité d'accepter le combat.
En conséquence, le corps du général Vandamme resteàRumburg,poury soutenir le général Lefebvre-Desnouette.s, et le maréchal duc de Bellune,
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avec le deuxième , àZittau, pourappuyer les troupes du prince Poniatowsky, postées en avant sur Reichemberg,Friedland etGabel. Le 20 , Napoléon dirige sa garde sur Laubau , ainsi que le premier corps de cavalerie , que commande le général Latour-Maubouivr. Là s'arrête la retraite de l'armée de Silésie. Le 21 , à la pointe du jour, il est devant BLiicher, à Loeweùiberg, où il se décide surle-champ, à l'atfaquer. Il fait jeter des ponts sur le Bober , sous le feu de l'ennemi. A midi, le cinquième corps commence son passage ; la division Maisons est en tète , et bientôt elle pousse l'ennemi; le onzième la suit immédiatement. Le général d'Yorek est attaqué devant Locwernberg, et rejeté sur la route de Goldberg. Le même jour, les troisième et sixième corps repassent le Bober à Benetgtau, attaque vivement les troupes de Sacken, et les chasse de toutes leurs positions.
A la vigueur de l'attaque, Blùcher devine que Napoléon est devant lui; alors il ne balance pas à céder le terrain. Cependant, un mouvement de retraite trop précipitée peut compromettre sa gauche formée par le corps 'de Langeron. Il réunit son armée derrière la petite rivière de Iiaynau, audelà de Graditzburg, la droite au village d'Adelsdorf , et la gauche à la route de Goidberg ; le ;corps de Saken reste placé sur le chemin de Haynau à Wolfshayn, près Kreybau.
Le 22, les cinquième et onzième corps pour-
suivent leur mouvement en eolonnes. L'aile eauehe ennemie est débordée par le général Lauriston, et attaquée de front par le maréchal Macdonald ; Blùclier se voit forcé de se retirer avec sa gauche et son centre derrière la Katzbach , pour ne pas être coupé de cette rivière. Le corps de Langeron occupe les penchans du Wolfsberg , une demilieue en arrière de Goldberg ; le corps d'Yorck s'étend à droite vers Roclilitz. Une division prussienne de Langeron prend poste en avant de Goldherg, aux villages d'Ober et de Nieder-Au. La cavalerie russe et prussienne est en seconde ligne derrière les corps de Langeron et d'Yorck. Dans le même moment le maréchal Ney attaquait le corps de Sacken à Wolfshayn, et le poussait sur Liegnitz. La soirée de cette journée est marquée parla première défection : un régiment de hussards vestphaliens passe en entier à l'ennemi , et donne ainsi le signal aux autres troupes de la confédération.
Le 23 le général Lauriston attaqua l'ennemi à Goldberg. Le onzième corps , appuyé par une division de cavalerie légère du corps de Latour- Maubourg , marche sur les troupes ennemies postées sur la rive gauche. La division du général Gérard , est spécialement chargée de l'attaque du Nieder-Au. La division prussienne du prince de Mecklembourg, forte de vingt-cinq mille hommes, s'y défend avec la plus grande vigueur^
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mais ses batteries sont bientôt démontées, ses bataillons enfoncés , et elle repasse la Katzbach , malgré les charges réitérées de sa cavalerie. A la droite, le cinquième corps, après avoir déliassé Suffenau , engage, avec le corps de Langeron , une action des plus opiniâtres. Les hauteurs de V, olfberg sont prises et reprises jusqu'à trois fois. Eniin la division Rochambeau , ayant en tète le cent trente-cinquième régiment , gravit une dernière fois le mamelon au pas de charge, et en chasse les Russes, qui éprouvent une perte considérable. Elùcher ordonne précipitamment sa retraite sur Jauer , où, le 24, il réunit son armée. Les trois journées des 21, 22, a5 août font perdre sept mille hommes aux alliés. Depuis le 1 7 les Français ont perdu cinq mille hommes.
Pendant le combat de Goldberg , le troisième corps et la cavalerie du général Sébastian! , arrivés devant Liegnitz , y avaient pris position. Le corps de Sacken avait repassé la Katzbach et. s'était établi sur les hauteurs de Pinkendorf.
Mais Napoléon est instruit que la grande armée des alliés se porte sur Dresde : cette marche leur avait été conseillée par le général More'au, qui a encore espéré pouvoir surprendre pendant l'éloignement de l'empereur ce point central de ses opérations et. de la position di ses armées. Napoléon prend sur-î :-champ la résolution d'aller recevoir l'ennemi à Dresde, et peut-être laisse-t-il
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avec regret à ses lieutcnans cette valeureuse armée de Silésic, où sa présence a, pendant trois jours, fixé la victoire. Dès le 22, il avait fait rétrograder sa garde sur Gorlils, ainsi que le corps du maréchal Marmont et la cavalerie de Latour-Maubourg. Il part lui-même le 23, et il est rejoint par le maréchal Ney. Il parait qu'il y eut un malentendu, et que l'empereur attendait le maréchal avec son corps. Cet ordre fut donné en route rapidement. L'erreur fut grave, si telle était la volonté de Napoléon. Après le départ du maréchal Ney, le commandement de l'armée sur le Bober fut donné au duc de Tarente , dont le corps, le onzième, fut confié au général Gérard. Le général Souham commanda le troisième, celui du maréchal Ney. L'armée ne se composait plus que des troisième , cinquième et onzième corps et du deuxième de cavalerie. Le corps du duc de Raguse avait suivi l'empereur, qui emmena avec lui, à son retour par Gabel, les armées du duc de Bellune et du général Vandamme , ainsi que la cavalerie du comte de Valmi et celle de Latour- Maubourg.
Cependant l'armée de Bohème avait, le 22 août, franchi les montagnes de l'Erzgebirge; les Autrichiens débouchèrent par Gottsenbe, Altemberg, Seyda et Marienberg. Les Russes, sous le général Wittgenstein , marchent par la route de Peterswald. Les Prussiens, sous le général Kleisi ;
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suivent la même direction. Le maréchal Saim- Cvr , chargé de défendre la rive gauche de l'Elbe, occupe toujours les positions des environs de Pirna; il a posté une division à TJerg -Gieshubel , pour couvrir le camp et éclairer les montagnes. Le 24, cette division est attaquée par le corps de WittgensteiB ; elle se replie sur le corps du maréchal, qui est déployé sur les hauteurs d'Oberlitz. Le maréchal juge sagement qu'il est inutile de compromettre ses troupes : il manœuvre habilement, et, après une légère cannonade,il se retire à Dresde. Cette détermination sauva cette ville : s'il se fût obstiné à combattre au dehors, il aurait dû céder au nombre, et l'ennemi serait peut-être entré avec lui dans la capitale de la Saxe. Le même jour les Russes de Wittgenstein occupèrent Pirna, et le gros de l'armée alliée arrivait à Dippodiswald , pendant que le corps autrichien de Klenau , formant la gauche, entrait, à Freyberg.
La ville de Dresde avait été mise à l'abri d'un coup de main. On avait réparé les anciennes fortifications ; les faubourgs avaient été couverts de redoutes et d'ouvrages avancés : on avait élevé quelques fortifications de campagne entre l'Elbe et le parc de la Villa-Topsgarten. Ce parc, fermé detout.es parts, était occupé par plusieurs bataillons: une partie du quatorzième corps, dont l'effectif n'allait pas à quinze mille hommes, garnissait les difTérens retranchemens , et le reste
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était en réserve dans les faubourgs. Le dessein des alliés était de s'emparer de Dresde à tout prix. Dès le 2.5, le prince de Sclrwarlzenberg avait deux cent mille hommes devant Dresde. Napoléon va le combattre avec soixante-cinq mille. Heureusement le généralissime croit devoir différer l'attaque jusqu'au lendemain, pour attendre que le corps de Klenau et les réserves se trouvent en ligne. Ce retard eut encore pour cause , et probablement pour cause principale, l'excessive fatigue des troupes autrichiennes, et l'incertitude où les rapports des généraux placés en observation devant Vandamme tenaient le g 'néralissime. Moreau avait fait remarquer à l'empereur Alexandre l'opportunité des manœuvres du maréchal Saint- Cyr, et il était d'avis de brusquer l'attaque de Dresde, qui eût été emportée nécessairement. Napoléon fut heureux d'avoir le temps d'accourir au secours de Dresde avec assez de forces pour la défendre; il se fit annoncer au roi de Saxe par le roi de Naples, qu'il avait fait partir de Gorlitz. La soirée du 25 et la matinée du 26 se passèrent dans l'inaction. Le 25, Napoléon coucha à Stolpen , et le 26 , à dix heures du matin , il entra dans Dresde avec sa garde et le premier corps de cavalerie; il était suivi de près par le deuxième corps d'infanterie qu'il avait fait venir de Zittau, ainsi que par la cavalerie polonaise sous les ordres du comte de Valmv.
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Arrivé à Stolpen , Napoléon s arrête , et conçoit la grande idée de se porter , avec toute son armée , sur le flanc droit de l'ennemi par Kœnigstein. Ce mouvement se' présente sous les couleurs les plus brillantes : la bataille gagnée dans une telle position avait des résultats immenses. Il n'est plus besoin d'en calculer toutes les chances favorables : alors les conseils des alliés étaient encore divisés, et ce ne fut qu'après la bataille de Dresde qu'ils commencèrent à s'entendre. Mais la crainte que Dresde ne puisse pas tenir quarantehuit heures , et la certitude qu'en eut l'empereur par le rapport de son premier ofïicier d'ordonnance, le colonel Gourgaud, qu'il envoya à Dresde, et qui revint le lendemain, lui fait abandonner ce beau projet. Napoléon se contente de détacher le général Vandamme, avec le premier corps, pour débloquer la forteresse et s'emparer du camp de Pirna, et pour occuper les hauteurs et garder les défilés de Peterswald. Le général du génie Haxo est chargé par Napoléon d'en donner Tordre à Vandamme. Dites-lui bien que jamais il n'aura une plus belle occasion de gagner le bâton de maréchal.
Napoléon ne change rien aux dispositions du maréchal Saint-Cyr, se réservant de disposer des troupes qu'il amène selon que l'exigeraient les eirconstances. Après une reconnaissance détaillée à l'extérieur de* faubourgs, depuis la barrière de
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Pilnitz jusqu'à celle de Freyberg , il revient se placer à l'entrée du pont , et donne lui-même les ordres de direction aux différens corps qui arrivent en toute hâte.
Enfin, à quatre heures après midi, le prince de Schwartzenberg se décide à ne plus attendre le général Klénau. Trois coups de canon donnent le signal de l'attaque. Les alliés, formés en six colonnes précédées chacune de cinquante bouches à feu, s'avancent de tous les côtés sur les retranchemens de Dresde. En peu d'instans la canonnade devint terrible; l'artillerie de la redoute de la porte de Freyberg est bientôt démontée par celle de l'ennemi. Le général Colloredo réussit à prendre d'assaut la redoute du centre, près la porte de Dippoldiswalde , non sans une perte considérable. Le général Kleist oblige les troupes qui occupent le parc à se replier sur les faubourgs , et le corps du général Wittgenstein débouche entre Striesen et l'Elbe ; le combat se porte aux palissades et retranchemens des faubourgs. Toutes les réserves du quatorzième corps sont engagées; les boulets et les obus balaient les rues de Dresde.
Napoléon juge alors que l'instant favorable est venu de reprendre l'offensive; son intention est d'attaquer les deux flancs de l'ennemi. Cette manœuvre, qui offre toujours de grands dangers, ne peut avoir que des succès dans cette position : son centre était couvert par les retranchemens de