‹ Portefeuille de mil huit cent treizeChapitre 35 sur 49 · Tome II. ai · texte numérisé non relu

Tome II. ai

37o LE PORTEFEUILLE

» Laisser le deuxième , le cinquième et le huitième en observation sur Chemnitz et Freyberg, et marcher pour livrer bataille avec les sixième , troisième , quatrième , septième , onzième et la garde. »

Mouvement dans le second plan.

« Il faudrait placer, dès après demain, le deuxième, le cinquième et le huitième corps, le dernier sur Altenbourg et non plus sur Dresde , occupant Chemnitz, mais comme si l'on venait de Leipsick; mettre en marche le premier et le quatorzième sur Dresde , pour suivre le mouvement , ou bien faire venir le premier et le quatorzième pour les placer également sur la route de Nossen , à peu près à la hauteur de Waldheim, avant ses derrières à Leipsick.' »

Différence des deux plans.

« Dans le premier plan, étant obligé de laisser les deuxième et cinquième corps , les derrières sur Dresde , ils pourraient être prévenus par l'ennemi qui se porterait sur Altembourg, et dès lors arriverait si promptement sur Leipsick que cette ville se trouverait immédiatement exposée, et que les troupes qu'on aurait laissées à Dresde pourraient, par les moindres fautes, être compromises , et au lieu d'évacuer Dresde en être chassées.

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» Dans le second plan , comme on formerait de suite deux armées qu'on placerait sur-le-champ dans l'ordre naturel où on se trouve, conserver la position centrale pour marcher sur la droite ou sur la gauche.

» L'empereur s'en allant de Dresde , le premier et le quatorzième corps , le deuxième et le quinzième ne comprendraient pas leur position , ne pourraient pas lier leurs opérations, et pourraient se trouver coupés.

» Dans le premier plan, j'ai laissé ces corps pour garder Dresde ; il faudrait donc que sa majesté se chargeât de ce rôle, et qu'elle restât à Dresde , ou aux environs. Dans ce cas, on perd beaucoup de chances sur la gauche ; il est même douteux que sa majesté, n'y étant pas en personne, il fût avantageux de livrer bataille. Si on venait à la perdre, la position deviendrait telle qu'il faudrait se sauver de l'Elbe sur la Saale. »

Ni l'un ni l'autre de ces plans ne sera suivi.

La nouvelle du passage audacieux de l'Elbe par l'armée de Silésie force Napoléon à abandonner promptement la capitale de la Saxe. Il espère surprendre Blûcher dans sa marche et le rejeter de l'autre côté du fleuve. Ces nouvelles et cette espérance ont interrompu tout à coup sa méditation stratégique. Sur-le-champ il ordonne à sa garde f

au troisième et au onzième corps, de se diriger sur

Meissen, sur les deux rives de l'Elbe.

Pour couvrir cette marche , le maréchal Macdonald, avec sept bataillons et quelques escadrons, se porte par Fishbach sur Stolpen, où se trouve le général Bubna avec sa division. Après une démonstration d'attaque et un léger engagement, le maréchal se retira et joignit le onzième corps, que commande le comte Gérard. Le roi de Naples, de son côté, rassemblait à Freyberg les deuxième, cinquième et huitième corps. Il devait observer les mouvemens de la grande armée de Bohème.

Le 7 octobre, à six heures du matin , Napoléon partit de Dresde. Ce ne fut pas sans regret qu'il quitta le point central de ses opérations; mais il y laissa malheureusement deux de ses meilleurs généraux , le maréchal Saint-Cyr avec le quatorzième corps, et le comte de Lobau avec le premier, formant ensemble un effectif de trente mille hommes, qu'il ne devait plus revoir. Plusieurs officiers généraux que leurs blessures empêchèrent de suivre , y restèrent aussi , et les hôpitaux étaient pleins de nos malades et de nos blessés. Napoléon espérait battre les alliés et revenir encore à Dresde; peut-être aussi redoutait-il l'effet que produirait en Allemagne l'évacuation de la capitale de la Saxe. Tant qu'il y laissait des forces et des forces imposantes , son mouvement ne paraissait qu'un changement de front. Cependant le

temps des illusions était bien passé, et, dans îous les cas, la présence du corps deSaint-Cyr à Leipsick eut été bien plus utile. Qu'importait , en effet, si Napoléon gagnait la bataille, l'abandon d'une position qu'il eût reprise facilement au bout de quelques jour s S'il la perdait, trop de difficultés s'opposaient à la retraite de Saint-Cyr, et la France perdait une armée de trente mille hommes , comme à Dantzick , etc.

Le fidèle roi de Saxe, malgré son grand âge, voulut suivre la fortune de Napoléon , et partit avec une partie de sa famille, peu d'heures après, se dirigeant sur Leipsick.

Le 8 au soir , Napoléon trouva à Wurtzen sa garde et les troisième et onzième corps. Le 9, il se porta sur Euiemburg, où ayant rallié les corps des généraux Reynier et Bertrand et du duc de Raguse , toutes ces troupes réunies pouvaient former une masse de cent vingt-cinq mille hommes. Il comptait surprendre le général Blùeher, empêcher sa jonction avec l'armée du Nord. Il aurait plus sûrement rempli ce but, en se portant rapidement d'Eulemburg sur Delitsch, et attaquant la droite de l'armée de Silésie, il l'aurait ou battue, ou forcée de repasser PElbe ; mais il suivit sa route sur Dùben. Le général ennemi, prévenu de son approche , sortit par une ma-, nœuvre hardie du mauvais pas où il se trouvait. Avec les corps des généraux Langeron et Yorck,

il passa la Mulde et joignit le prince royal à Zœrbig. Le général Sacken avec son corps était à Mockrena; ayant reçu un peu tard son ordre de mouvement pour suivre l'armée , à son arrivée à Dûben il y trouva l'avant-garde de Napoléon. Prévenu sur ce point, il n'eut d'autre ressource que de tourner rapidement par sa droite ; il parvint à passer la Mulde à Raguhn, et rejoignit Blûcher le 10. Le seul fruit de cette expédition fut un convoi considérable de vivres , qui fut pris par les lanciers du général Colbert, après en avoir dispersé l'escorte.

Les deux armées alliées étaient réunies, mais toujours résolues d'éviter la bataille jusqu'à la coopération de l'armée de Bohème; les deux généraux ennemis replièrent leurs armées sur la Saale ; l'armée de Silésie vint à Halle, et celle du Nord à Rothenburg. Le prince royal laissa le général Tauenzien à Dessau , pour couvrir ce point et éclairer la route de Berlin. Par cette marche hardie , les alliés évitaient le combat , se plaçaient sur les communications de Napoléon , et ils se trouvaient en mesure d'opérer leur jonction avec leur grande armée.

Napoléon, voyant que les généraux alliés lui échappaient , essaya de les ramener sur l'Elbe en menaçant Berlin. Le 1 1 , il continua son mouvement : le général Reynier, avec le septième corps, eut l'ordre de se porter sur Wittemberg; le 12 ,

il déboucha par cette ville , et ayant attaqué le général Thûmen, qui la bloquait, il le força à s'éloigner , le poussant par Coswig sur Rosslau. Dans le môme temps, le maréchal Ney attaqua Dessau avec le troisième corps ; le général Tauenzien, après une perte de près de trois mille hommes et de trois pièces de canon , au passage de la Mulde , se retira sur Rosslau , et après avoir repassé l'Elbe et détruit le pont, il se réunit au général Thûmen ; ils se retirèrent ensemble par Zerbst sur Postdam e Berlin. Le i5, le général Reynier rentra à Wittemberg.

Ces divers mouvemens parvinrent cependant à tromper le prince royal , et, craignant une véritable attaque sur Berlm, il se mit en marche pour couvrir cette capitale; le i5 il repassa la Saale et vint à Cœthen. Pendant ce temps, Napoléon avec le gros de son armée était à Dùben, attendant dans cette position le parti que prendraient les deux généraux alliés , par suite de ses démonstrations sur Berlin.

Mais son attention fut bientôt absorbée par des nouvelles de la plus haute importance. Ce fut le 14 qu'il reçut à Dùben la nouvelle positive de la déclaration de guerre de la Bavière. Il jugea facilement toutes les conséquences de cette défection qui devait entraîner nécessairement celle de Bade et du Wurtemberg. Les généraux de Wréde et le prince de Reuss devaient réunir

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leurs armées, et se porter directement sur la frontière de France, qui depuis Huningue jusqu'à Mayence était tout-à-fait dégarnie. Les nouvelles aussi de la portion de son armée qu'il avait laissée sous les ordres du roi de Naples ne permirent plus à Napoléon de balancer sur le parti qu'il avait à prendre, et il se hâta de gagner Leipsick, afin de ne pas y être prévenu par la réunion des armées combinées, et de ne pas se voir ainsi couper toute communication avec la France. L'armée du roi de Naples avait été forcée aussi de se reployer sur Leipsick , par les mouvemens de la grande armée de Bohème qui débouchait par Chemnitz ; le 6 octobre, le général Klenau poussa jusqu'à Penig,*et le général Wittgenstein arriva près d'Altenbourg. Ces deux points étaient occupés par le corps du prince Poniatowski , qui avait chassé d'Altenbourg les corps de partisans après la défaite du général Lefebvre Desnouettes. Le roi de Naples maintenait à Freyberg la communication de la ligne intérieure de l'armée française ; mais après le départ de Napoléon de Dresde, il fut obligé de manœuvrer par sa droite pour la conserver. Il se porta le 6, avec la cavalerie du général Kellermann et le deuxième corps d'infanterie, sur OEdern, força le passage de la Flcchcbach , surprit le général anglais Murray, lui fit quelques centaines de prisonniers, et le força de se replier sur A\ alkirchen.

Le 7, le prince Poniatowski évacua Altenbourg, se retirant surFrohburg; et Klenau, ayant attaqué Penig , força le général polonais Sulkowski à se replier sur Rochlitz.

Le roi de Naples quitta sa position de Schelsenberef le 8. Pour couvrir ce mouvement , le prince Poniatowski se reporta sur Penig, et en chassa les Autrichiens. Mais le lendemain le général Klenau revint à la charge, et ayant fait attaquer cette ville pendant qu'une de ses divisions marchait par Lunzenau, le prince, pour ne pas être tourné par sa gauche , se replia sur Rochlitz où il trouva le roi de Naples. Le 10, le général Dahlen, débouchant de Frohburg, eut un engagement très-vif avec notre cavalerie; le combat se soutint pendant quelque temps; mais le roi de Naples ayant appris que tout le corps de Wittgenstein faisait un mouvement sur sa gauche, il se retira sur elle. Le lendemain il prit position avec les deuxième, cinquième et huitième corps et sa cavalerie, à Wachau et Liébertwolkowitz, ayant des avant-postes à Thrana , Gross-Possna , et Naunhof.

Le quartier-général de l'armée alliée était le 1 1 à Altenbourg. Les corps de Wittgenstein, Klenau et Kleist étaient à Borna et environs : leurs avantgardes livraient journellement des combats, en se rapprochant de Leipsick.

Cependant le duc de Casliglione, conformément

aux ordres qu'il avait reçus, était en marche avec son corps d'armée, pour joindre l'empereur. Parti de Wurtzbourg le 26 septembre, il était à Naumbourg le 9 octobre. Le prince Maurice de Litchenstein, réuni avec les partisans de Thielmann, devait entraver sa marche; mais ayant voulu se mettre en travers de la route , entre Naumbourg et Weissenfels, au village de Wethau, le maréchal Augere au culbuta vigoureusement sa troupe, avec la cavalerie venue d'Espagne, et le força à se retirer sur Zeitz, par Pretsch. Le 12 octobre le maréchal entra dans Leipsick. Le même jour, le général Giulay, détaché de la grande armée de Bohème, se porta sur Weissenfels, et s'empara de l'hôpital, qui renfermait douze cents blessés.

Napoléon n'avait pas plus tôt quitté Dresde, que le général Beningsen, avec l'armée de Pologne, et le général Collorédo, laissés par le prince généralissime pour garder la position de Tœplitz, et couvrir cette partie de la Bohème, se mirent en marche. Le 8 octobre, l'avant-garde de Collorédo était à Zchist. Le même jour, le général Bubna fit attaquer la tête du pont de Pirna, sur la rive droite de l'Elbe; la garnison, hors d'état de résister, se réfugia sur les bateaux et se rendit à Dresde. Le 9 , le comte de Lobau avec le premier corps était à Gippersdorf : il y fut attaqué ; trop faible pour soutenir un combat sérieux, il se re-

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tira sur Donna, et rentra dans Dresde. Le 10, l'ennemi poussa une reconnaissance jusque sous le canon de la ville, et après avoir laissé le général Tolstoy avec vingt mille hommes pour en faire le blocus, le général Beningsen prit avec le reste de ses forces la route de Leipsick, en passant par Colditz. Le général autrichien Chasteler conservait la position de Tœplitz avec dix mille hommes. Cependant la grande armée alliée n'avançait que lentement dans sa marche ; cette lenteur pouvait être commandée par la prudence. Un mouvement un peu hasardé pouvait la faire tomber sur la masse de nos forces, et par une action isolée, dont le succès n'aurait pas été douteux pour les armes de Napoléon , elle pouvait perdre tout l'avantage de ce plan d'opérations concentriques, qui devait réunir toutes les forces alliées dans les plaines de Leipsick. Le i5 octobre, les avantpostes que les Français avaient laissés à Thrana, Gross-Possna et Naunhof , furent attaqués et repousséssurWachauet Liébertwolkowitz.Le 14, le prince de Schwartzenberg envoya les deux corps de Wittgenstein et de Klenau, pour faire une grande reconnaissance sur Leipsick et s'assurer des forces françaises sur ce point, avec ordre de ne point avoir d'engagement sérieux. Le général Pahlen avec sa cavalerie, soutenue par le corps de Wittgenstein , se porta sur Wachau , par les villages de Grobern et de Gossa , que l'avant-garde*-

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française venait d'évacuer, tandis que Klenau se portait sur Liébertwolkowitz. Le roi de Naples avait ramassé une masse de près de trois mille hommes de cavalerie, dont quelques régi mens de dragons qui venaient d'Espagne et qui avaient joint l'armée avec le corps du maréchal Augereau; il s'attacha à conserver sa position et a ne pas céder le terrain, mais bientôt, emporté par sa témérité ordinaire, il se précipita sur la cavalerie du comte dePahlen. La plaine de Wachau devint le théâtre d'un combat sanglant. Après plusieurs charges meurtrières, la cavalerie française avait l'avantage; elle ramenait l'ennemi le sabre dans les reins, lorsque l'apparition de douze escadrons de cuirassiers prussiens, secondés de la cavalerie de Klenau, vint interrompre ce succès, et par une charge combinée refoula le roi de Naples dans ses positions. La canonnade de part et d'autre se soutint jusqu'à la nuit. Ce combat eut un funeste résultat , celui de faire presque disparaître cette belle réserve de cavalerie, qui aurait pu rendre de si grands services les jours suivans. Le roi de Naples pouvait manœuvrer sans compromettre inutilement une arme dont la moindre fraction était si précieuse à conserver. Dans la matinée du 14, Napoléon quitta Duben, et arriva le soir dans les environs de Leipsick ; une partie de sa garde était avec lui : l'on voyait dans le lointain les feux du combat que soutenait

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îe roi de Naples, du côté de Wacliau. Le roi de Saxe arrivait en môme temps avec sa suite. Les deux souverains eurent une entrevue sur la grande route, et le roi entra dans Leipsick. Napoléon établit son quartier-général à Reudnitz, ayant autour de lui la garde , et le corps du maréchal Macdonald. Le quatrième, traversant Leipsick, alla occuper Lindenau, et garder les ponts sur lElster et la Pleiss ; le sixième corps rétrograda de Delitsch à Lindenthal , le septième était à Eulemburg et le troisième encore à Dùben. Le roi de Naples, avec les deuxième, cinquième et huitième corps eteelui du maréchal Augereau, appuya sa droite à Dœlitz, et sa gauche à Liébertwolkowitz. Lemème jour, le prince de Schwartzenberg avait son quartier-général à Pégau : Blùcher s'avança de Halle sur Skenditz, et le prince royal était dans les environs de Zœrbig.

Le jour qui devait décider de la nouvelle existence politique de l'Europe approchait. C'est dans les plaines de Leipsick , que va se dénouer ce drame terrible ; c'est dans des flots de sang que les armées des quatre grandes puissances de l'Europe , ayant leurs souverains à leur tête , vont se disputer cette suprématie, objet de tous leurs vœux; c'est dans le même lieu , où deux siècles auparavant le modèle des rois et des héros , l'immortel Gustave Adolphe, combattit avec une poignée de

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Suédois et de Saxons pour les libertés de l'Allemagne. La haine du nom français a réuni tous les peuples du Nord et de l'Est; les uns entraînés par des promesses trompeuses de liberté, les autres ne suivant que la volonté de leurs maîtres, mais tous guidés par cet instinct jaloux de la gloire de la France, accourent pour se partager ses dépouilles. Cinq cent mille hommes seront rassemblés sur ce champ de bataille, où trois mille pièces de canon doivent vomir la mort. Les alliés comptent trois cent quarante-neuf mille combattans, dont cinquante-quatre mille de cavalerie. Napoléon n'a à opposer à cette masse effrayante de soldats que cent cinquante-cinq mille hommes , dont vingt-deux mille de cavalerie. Malgré cette immense disproportion, Napoléon est loin de désespérer de sa fortune et de celle de la France. Quelques mécontentemens, quelques inquiétudes que les mauvais succès , les privations de tout genre , et les défections des alliés aient excités dans l'armée française, tout se taira le jour de la bataille. Le soldat français n'aura jamais donné une preuve plus éclatante de sa constance héroïque; jamais il n'aura affronté la mort avec plus de fermeté que dans ces journées de glorieuse et déplorable mémoire. La trahison et les chances imprévues provoqueront, aggraveront son malheur, mais partout où il aura combattu, il laissera des traces et

des souvenirs de sa valeur. L'ennemi quel qu'il soit rendra justice à son héroïsme , et la postérité, en se rappelant le coup fatal qui aura abattu les Français , saura qu'ils ne sont pas tombés sans gloire.

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