‹ Portefeuille du comte de Forbin, directeur général des musées de France, contenant ses tableaux, dessins et esquisses les plus remarquablesChapitre 24 sur 48 · UNE FEMME D’ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

UNE FEMME D’ALEXANDRIE

Il y a dans ce costume d’une femme d’Alexandrie quelque chose d’arabe et de turc à la fois, et un certain mélange des modes adoptées parla population si diverse de l’Egypte. On y remarque le pied nu de la bédouine, le rude manteau du désert, les bracelets des filles des émirs, et les voiles si épais et si jaloux des habitantes de Smyrne et de Constantinople. Cléopâtre, la plus belle des Egyptiennes, ne cachait pas aussi soigneusement son visage sans doute; mais elle n’avait pas de plus longs yeux, une plus riche et plus noble taille. Certes, je suis loin de souhaiter que nos jolies Françaises en viennent jamais à s’envelopper de ces larges replis en d’autres temps que les nuits des bals de l’Opéra; mais je répéterai avec M. Eugène Sue :

« Nos habits sont tellement laids qu’on ne peut que gagner à les « quitter, môme pour les vêtements les plus vulgaires. »

$otie|,eiû££*'' Ou. àc S’otüiW.

A Devena del

Le C^de Ebrbui pmx*

Puldil par C kalia r7?el B dt l'Altl>cufr Sû"

lmp. Aulrrl

?e l/otbius.

Page 1