PORTE DE L’HOPITAL DE SAINTE-HÉLÈNE
Dans ce même Orient qu’avait troublé une première Hélène, « la plus
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« et d’une vie toute pleine de mauvaises aventures, » devait briller quinze cents ans plus tard, une autre Hélène, belle aussi, célèbre par l’austérité de sa vie, et par ses pieuses fondations. Autant la Grèce antique avait retenti des erreurs de « la coupable beauté qui trahit «Ménélas » , autant la Palestine devenue chrétienne célébra les louanges de la mère de Constantin. Longtemps encore après ses bienfaits, l’admiration des hommes prolongea la renommée de la sainte impératrice , et la tradition donna son nom vénéré aux asiles et aux temples construits en imitation de ses vertus. En effet, l’élégant portique représenté dans le dessin qui est sous nos yeux, n’a rien de l’architecture du quatrième siècle, et ressemble peu au style intérieur de l’église de Bethléem , monument incontestable de la munificence de sainte Hélène; mais ce portique conduisait à un hospice, et cet hospice rappelait la piété généreuse de la mère du grand empereur, comme la réhabilitation des lieux saints due à son influence sur son fils. Dès lors, les voyageurs vers la tombe sacrée, confondant les époques dans leur gratitude , ont laissé , et laissent encore à cette ruine le titre de la protectrice des pèlerins, et de la patronne favorite des jeunes filles de la Grèce moderne.