PORTE DE L’ÉGLISE DU SAINT-SÉPULCRE
« Advançons donc le pas, et nous acheminons vers ce lieu sainct et sacré ; considérons toutes ses parties d’un œil curieusement attentif. « Nous verrons premièrement, à l’entrée de ce monument qui est constituée vers le midi , une grande place pavée de pierres bien polies, en un des coins de laquelle sont les prisons de la ville.
« Nous verrons le frontispice de ce temple orné de si belles colonnes de marbre, deux de chaque côté, et deux au milieu, qui portent une double corniche richement élabourée de feuillages délicats et de figures agréables.
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« Si nous levons les yeux en haut, nous verrons au côté gauche du portail une belle tour, qui jadis servait de clocher aux beaux et am- « pies fenestrages enrichis de colonnes de marbre et de porphyre. « Mais devant que d’entrer dans ce temple sainct , il faut demander « congé au gouverneur de la ville ; car c’est lui qui en est le portier, « et qui non-seulement ne se contente pas d’en garder les clefs, mais « de plus, il scelle la porte du grand sceau de son office, afin que perte sonne ne soit si outre-cuidé d’entrer là-dedans sans sa permission « et licence sur peine de la vie l. »
A cette description où l’on retrouve la naïveté et l’enthousiasme des vieux pèlerins, je crois ne devoir rien ajouter; mais je montre seulement du doigt le fanatique musulman, que le peintre, habile et spirituel observateur des mœurs orientales , représente tournant le dos à la tombe de Dieu dont un seul mur le sépare, pour le faire agenouiller dans la direction de la Mecque, vers la tombe du prophète éloignée de deux cents lieues.
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