‹ Portefeville de mil huit cent treizeChapitre 17 sur 34 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

ProlpJil^tion 4e Tarinistlce. -rr Correspoiwîaace diy.^rsjs. — pépapt de Napoléou pour Mayence. : — J^Letour à Dresde.

-7- Du i*r, juillet au 5 a^ût.

L'auticle quâlrîèine ,de la cojiyention de ïa pauédiatjon signée le 3o juin à Dresde par le duc d^ Passaxio et ^e comte de Me^rnich était jpt^p^l copçu :

<K yu l'insuffi sauce du temps qyi f este à courir j^aqi^'^u 20 juillet , terme fixé pour rexpirajion de Tarmistice par la convention signée à Ple5Sî¥itï Je 4 j"*^ 9 S. M. l'emperjeur des Français 3'engage à ne pas dénoncer ledit armistice avant h aoaoût^ et S. M. l'empereur d'Autriche se rér servje de faire agréer le même jengagemeni; à h Rj^ssie et à la Rrusse. »

Cette convention ne devant pas. être rendue publique, Napoléon , qui ne perdait pas de vue l'intérêt d'uneT guerre , que la nouvelle de la perte de la bataille de Vittoria lui présentait comme inévitable , surtout après la connaissance qu'il venait d'obtenir des engagemens contractés par l'Autriche à Reichembach et à Trachemberg , écrivit le lendemain même au prince d'Eckmûnl :

DE MIL HUIf CENt TREIZE. lit

« MôA èètisin , iî ferait possible que Parmîàtîce

fôt prolongé jusqu'au ï5 août. Si je nie décide

a cette mesuré , ce sera spécialenient pour Ham-

boiirg, puîscftte cela ïïous ferait pires d'nh mois

de gain : té qui nous donnerait moyeà d'achever

ràrmement et lès ouvrages de Hattibourg et dé

ïfïettre cette pïàcé ti Haarboiirg eii meilleur état.

Dés bataillons de la trôisièrtie division bis auraient

îttrssi le temps d'arriver et ta cin(|uantièmédivisiofi

Se compléterait à seize mille honimies. Tenez cette

nouvelle secrète : mais agissez toujours comme si

tê§ hostilités devaient recommencer au 20 juiftet.

Sur ce , etc.

» Napoléon.

» Dresde, i*'. juillet t8i3. »

La correspondance de l'empereur avec le prince d^Éckmûlh pendant le mois de juillet renfermé quelques autres lettres d'un grand intérêt pour les militaires. Elles motivent les ordres généraux et les ordres de détails qu'il donne au maréchal , par le retour perpétuel de cette brillante combinaison qu'il avait conçue dès son retour à Dresde, d'opérer, par Tenvoi d'une nombreuse armée sur Berlin et par la jonction de cette armée à celle du prince d'Eckmûlh , une diversion puissante contre les alliés. Dans toutes ces lettres il parle au Baaréchal de la marche combinée sur la capitale de la Prusse. Le prince dé Suède sera toùrhé

l4a LB PORTEFEtJlLLfi

par cette armée. Une campagne dans le nord de l'Allemagne doit nécesairement illustrer ses armes,^ pendant qu'il occupera lui-même en Silésie et sur l'Elbe supérieur les forces des souverains. Ses re^ gards se portent même avec confiance jusqu'à la Vistule, où les armées de Hambourg et de Berlin triomphantes , iront rallier l'armée qui est enfermée à Dan tzick et les garnisons des autres places et mettront ainsi entre deux feux les armées confédérées; Le traité négocié à Dresde avec le Danemarck porte expressément que les troupes danoises pourront être employées jusqu'à la Vistule. Napoléon ne voit dans la prolongation de l'armistice que l'avantage de donner le temps aux forces de la trente - deuxième division militaire de s'organiser et de pouvoir opérer ce grand miracle de la campagne prochaine. En cela Napoléon pense et agit comme l'Autriche , à qui cette prolongation donne aussi le temps de compléter les armemens pour lesquels l'Angleterre, dans les conférences du * complot de Trachemberg, lui a assuré d'immenses subsides. Mais c'est pour mieux établir la position de la trente-deuxième dvision militaire et accroître tout à coup les moyens du prince d'Eckmûlh, que le duc de Bassano a ouvert à Dresde avec M. de Kaas , envoyé extraordinaire de Danemarck , une négociation que M. Alquier va terminer à Copenhague par un traité : aussi, le 7 juillet, l'empereur écrit au maréchal :

DE* MIL HUIT CEWÏ TREIZE. i43

x< Mon cousin, je réponds à votre lettre du 4* Je pense qu'il ne faut faire aucuns travaux à Lubeck ; on pdut seulement augmenter ceux de Travemonde. Je vous ai fait connaître que, quelques jours ayant la reprise des hostilités , vous devrez concentrer les troupes françaises sur Hambourg, et réunir les troupes danoises sur votre gauche j mais il est probable que , d'ici à ce temps, il aura été conclu un traité avec le roi de Danemarck , de sorte que nous saurons à quoi nous en tenir. La réunion de la quarantième division à Werben vous mettra à même de garder toute la rive gauche de l'Elbe. Le deuxième et le cinquième bataillon du troisième de ligne seront le 7 à Wésel ; ils seront donc arrivés avant le I*^ août à Hambourg. Un bataillon du trente-troisième léger, fort de neuf cents hommes , doit partir de Flessingue ; un deuxième bataillon se complète au moyen de conscrits réfractaires à Wésel, et un troisième bataillon se rend en droite ligne à Hambourg. J'espère donc qu'avant le I*^ août, la cinquantième division sera forte de dix à douze mille hommes. Vous aurez besoin d'habillemens , mais j'ai re- t commandé que tous ces soldats partissent de Frjance bien armés. J'ai ordonné cependant, en outre, que trois mille- fusils et six mille baïonnettes fussent envoyés à Hambourg. Les détachemens du vingt-huitième de chasseurs sont en marche pour se rendre à Hambourg ; les cinq escadrons ,

xU LE PORTEFEUILLE

févts de douze cents hommes, seront réuRÎs au I*'. août à Hatebourg ; prenez des mestifres pour les y monter. Les trois régi mens provisoires de cuirassiers, composés de douze quatrièmes escadrons, faisant deux tmWe quatre cents hommes, arriveront à Hambourg avant le lo août : c'est à TOUS à prendre des mesures pour les monter. Le décret que j'ai rendu , et la lettre que je vous, ai écrite ce matin là-dessus , vous mettront; au fait détonât ce qui concerne ces régimens. Si, au moment de la rupture de l'armistice, une partie de ees quatre mille hommes de cavalerie n'était pas mof^tée , vous pourrez en tirer parti pour le service de la place ; ils ont des carabines ou des mousquetons , et vous les feriez exercer au service du canon. J'espère donc que la cinquantième division, la cavalerie, la gendarmerie, les douaniers et les marins , formeront à Hambourg et à Haarbourg une garnison de dix-huit à vingt mille hommes , pendant que vous aurez disponibles la troisième division et la quarantième, ainsi que les Danois. Vous entrerez alors, selon les circonstances, dans le Mecklembourg, ou bien vous prendrez position en avant de Hambourg , ou bien enfin , si cela était nécessaire , vous repasseriez l'Elbe pour couvrir la rive gauche. Occupez-vous des ateliers d'habillement, et établissez solidement les ateliers et la comptabilité des troisième , yingt-néuviémé et cent cinquième de ligne , tren-

DE MIL HUIt CENT TREIZE. 145

tertFoiaîème Wger et vingt-huitiéoie de chasseurs * ces cinq coçps doÎYeftt avoir leurs dépots à liam- ^urgy ^ iU 4oive]Qt suivre le $ort de cette plaee4 L'drtillep^ est en xnafche Siup Hambourg, de Magdebourg > de Wésel et d^ Groxungue. Ayez soin que vost poudres soient piaoées dans trois points différenSy afin que si vous perdiez un na-. g^sin , il vous en restât deux. Veillez à ce que les trois réduits soient établi , et les mortiers mis en batterie contre la ville. J'attends les six millions que vous m'annoncez poul^ compléter les dix pre^ toiers. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait ^n sa sainte et digpe garcle.

n Napoléo:v.

V Dresde, cie j juillet iSiS. »

Le 1 7 , une autre lettre de l'empereur appuie encore plus fortement su^ la combinaison de la marcbe sur Berlin , et présente cette doul^e opération comme d'un succès immanquable avec la coopération danoise ^pnt le maréchal peut aussi disposer, afin de cpntenir les Suédois et Içs alliés^ el. de les empêcher de se concentrer suf la capir taie de la Prusse.

« Mon cousin, mon officier d'ordonnance, qui était allé à Groningue, arrive; il m'assure que tout ce que j'ai prescrit d'expédier pour Hambourg est parti, même les batteries de réserve, et que te premier convoi doit être arrivé aujourd'hui 17.

TOMK II. 10

i46 LE PORTEFEUILLE

Le duc de Valmi me^mande également que tous les deux cent mille kilog.^ qui devaient être expédiés de Wésel , doivent être arrivés à Hambourg ; ainsi y voilà donc Hambourg, pour rartillerie, dans la situation la plus respectable. Je suppose que les travaux se continueront pendant tout le ' mois de juillet avec la plus grande activité , et qu'au i5 août, époque où Ton pourrait recommencer les hostilités^ Hambourg sera dans une situation de défense également respectable. Je désire toujours qu'avec tout le treizième corps , c'est-à-dire la troisième division et la quarantième , ayant en réserve tout ce qu'il y aura de disponible de la cinquantième , toute votre artillerie de campagne et enfin les Danois y vous puissiez occuper un camp sur la rive droite, en avant de Hambourg; de sorte qu'ayant une vingtaine de mille hommes dans la main , vous soyez inattaquable par forces supérieures , et que vous puissiez pourtant les menacer et les contenir jusqu^à ce qu'un corps de quatre-vingt mille hommes , que je ferai marcher sur Berlin , ait tourné tout cela, et vous ait mis à même de marcher en avant. En même temps, votre présence en avant de .Hambourg ayant ainsi une position oflFensive, aura l'avantage d'obliger l'ennemi à avoir des forces de votre côté , et de l'empêcher de se concentrer contre V armée que j'enverrai sur Berlin. Sur ce ,

je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.

M Napoléon.

» Dresde, ce 17 juillet i8i5. »

Enfin, par sa lettre du 19, Napoléon informe le maréchal de la signature du traité de Copenhague^ lui en détaille les dispositions , et lui donne aussi le tableau des forces que le succès de cette heureuse négociation réunit sous son commandeiQent .

(( Mon cousin , je viens de conclure un traité offensif et défensif avec le Dan«marck. Je vais vous en faire connaître les principales dispositions pour votre gouverne, mais vous devez les tenir secrètes jusqu'à nouvel ordre. LeDanemarck s'engage à déclarer la guerre à la Russie, à la Prusse et à la Suède , au moment de la reprise des hostilités , tout comme la France s'engage à la même époque à déclarer la guerre à la Suède. Le Danemarck doit mettre sous vos ordres une division de dix mille hommes d'infanterie , deux mille cinq cents chevaux, quarante pièces de canon, ce qui fera au total plus de douze mille hommes. Ces troupes , aussitôt qu'elles auront le pied sur mon territoire, doivent, quant à la solde, être payées par moi comme les troupes françaises. LeDanemarck aura vingt canonnières pour la défense de l'Elbe , lesquelles seront réu-

i48 LE PORTEFEUILLE

qi^s k vipgt canonnières françaises. LeDaqemarck doit roe fournir dix mille chevaux , moyennant le paiemeT)t que j'en ferai argent comptant. Le contingent danois pourra être employé jusqu'à la Vistule. Le r Danemarck doit approvisionner et armer Glùckfitadt , d^ manière à ce que cette place puis^ soutenir six mois de blocus et un siëge proportionné à sa force; de mon côté, je dpîa joindre aux troupes danoises un corps d*armëe de vingt mille hommes. Si les circonstances appelaient mes troupes dans le Holstein , elles seraient nourrîçs par le pays, mais je paierais leyr solde. Je fpuynîrai vingt chaloupes ou canonnières pour la défense de l'Elbe ; je ferai armer et approvisionner Hambourg, de manière que cette place puisse soi^^enjr six mois de biocus et uif siège proportionné à sa force. Je dois payer les dix mille chevaux en argent coq^ptant : les ratifîca-^ tions s'échangeront demain àDreside, A cette occasion, il sera signé une petite convention relativement à la fourniture de chevaux , pour en régler l'âge , Ifi taille et le prix, J'ai i^it deipander que cinq mille me fussent livrés avant le i5 août, et cinq mille savant le l•^ septembre : il sera important d'avoir le plus tôt possible ces chevaux. Il ne f^iut pas pour cela rapporter la réquisition ni aucun marché , vu que j'ai dans mes dépôts de cavalerie encore dix à douze mille hommes à monter. Demain, partiront probablement les ra-

tificàtiotiâ ; TOUS en ^rez ihsti^uit ^ et retttâz diori le général dâfaois. Il sera mêtUe bon que votls piieisdiëz là revue du corps d'armée ; et , dès cfc moment ^ vous le feret payer , en payant lc?â J)rë** sciMi S6iis les arhies Sur le pied frartçai^i VotliB eorpe d'armée Sfe composera donc , i**. de la troi^ ^iéme division , (|ui > avant le 10 août, sera com*»

posée de. « . ; « i4 bataillons.

M 2^. De la quarantième divis. 14 idéht.

» Total. . . . ttS bataillons acti^;

» 3^. De la cinquantième , division qui pourra toujours vous offrir douze bataillons en réserve | total , quarante bataillons actifs.

» Je suppose qu'avant cette époque vous pourrez toiyours avoir trois mille hommes de cavalerie, ce qui vous fera un corps de vingt-cinq mille Français et de douze mille Danois, ou de trentecinq à quarante-cinq mille hommes. Toutes cet troupes , prenant une bonne position en avant de Hambourg, imposeront au prince royal, et pourront prendre l'offensive, comme je vous l'ai mandé , aussitôt que ma gauche sera entrée à Berlin^ — artillerie. Votre artillerie sera composée

de 2 batteries à cheval 12 pièces.

5 idem à pied. . . ^ . . . 4^ idem. 2 idem de réserve 16 idem.

Total. ... 68 pièces.

1) Les Danois ont quarante pièces : sur ces qua-

i5o LE PORTEFEUILLE

rante pièces^ il y en a vingt de six, dont seize pièces et quatre obusiers, et vingt pièces de trois. Lorsque vous en serez là, vous leur proposerez de garder leurs pièces de trois , et d'employer les attelages , charretiers et canonniers y à atteler et servir huit pièces de six et quatre obusiers y savoir douze pièces. Ces douze pièces ont besoin chacune de deux caissons , ce qui fera , avec les rechanges et forges , quarante voitures. Les vingt pièces de trois exigeraient quarante-trois voitures : le nombre sera donc égal ; seulement il faudrait quelques chevaux de plus, dans le cas où l'usage des Danois serait d'atteler les pièces de trois avec deux chevaux. Ce sera donc huit pièces de six et quatre obusiers que vous aurez à fournir aux Danois ; quant aux caissons , on les convertira en caissons de six. Les Danois se trouveront avec trente-deux bouches à feu qu'on organisera comme les nôtres : ces trente-deux pièces , jointes aux soixante-huit de votre corps , feront un parc de cent pièces de canon. — Cavalerie. Du lo au i5 août, tout ce qui est nécessaire pour compléter le vingt-huitième de chasseurs sera arrivé; *: cela vous fera mille chevaux. Vous pouvez compléter les Lithuaniens à cinq ou six cents chevaux , ce qui , joint aux deux mille quatre cents chevaux de la brigade de cuirassiers de Hambourg, mettra sous vos ordres plus de quatre mille chevaux, qui feront , avec les deux mille chevaux des

DE MIL HUIT CENT TREIZE. i5i

Danois ^ six mille chevaux. Vous ayez déjà trois généraux de brigade : restera un général de division de cavalerie à vous envoyer pour commander toute cette cavalerie. Je suppose que tout ce qui est nécessaire pour compléter l'approvisionnement de Hambourg sera arrivé^ et que Hambourg ^ Harbourg et les îles seront bien armés dans les premiers jours d'août ; s'il en est besoin , il faudra tout négliger pour concentrer toutes vos for* ces sur la rive droite, en vous appuyant sur Hambourg. Quand même l'ennemi passerait l'Elbe entre Hambourg et Magdebourg , cela ne devrait avoir aucune influence sur vous, dont Fai^méé aurait toujours derrière elle Hambourg et le Holstein , et par cette position sur la rive droite conserverait l'ofifensive , quand même l'ennemi aurait passé sur la rive gauche. Si au moment de la reprise des hostilités vous pouvez même réunir une plus grande^ quantité de cavalerie, on vous la laissera ; elle marcheraiî a^ec wus pour rejoindre Vannée par Berlin ; vous pourriez emmener ainsî^ avec vous les douze cents chevaux que vous a envoyés le général Bourcier. Je ne puis que vous répéter que ceci ne doit en rien déranger les mesures que vous avez prises. Il faut seulement que vous demandiez des selles au général Bourci^. Je pense que ce général peut avoir à sa disposition trois mille selles, et vous pouvez en faire faire à Hambourg. Je n'instruis pas le ^

i5îi LE PORTEFEUILLE

gëfiérÀl fiourcier du traité doht j'6 viéM tle VOU& parler ; demain , on lui en eiivenni côiH-^ ffDunication. Ce général compte avoir 'dfôs âié{k>^ titions faites pour douze mille chevaux'^ di dn y ajoute les dix miUe chevaux des Daiioîs , cela fera viftgt-éeux mille chevaux; Je crois que èe général BouVcièr a onze mille hommes à pied à iiloirter c ce serait donc quatre à cinq mille h»miH$é$^ k pied à faire partir de France , les cinq mille an^ très serarteat pris dans les dépôts àe cavalerie ^ à fur et à mesure que la cavalerie active aui^it d^ hommes démontés. Considérez celte reittokite àe^ Danois comme augmentant 710s pioyei^s» ^b$ contremander aucune des niesui*es que voUé av^ prises. Sur ce , je prie I>teu qii'il v^qs ait eti t^ sainte et digne garde,

^ N4tH>LÈ0N, » Di*e^de, ce i 9 juillet ï8i5. m

Le 24 juillet y Napx>)ëon renouvelle aâ {^riiloe d'Bckmnht ses instructioiis. Il faut quô té 1^. tL&àt il aoit  la tête de l'armée de quaraûté milte ho^-^ mes qui doit se porter sur Berlin v Le^ nouveau^ détails dans lesquels l'empereur ^e ptait à èiitrer prouvent davantage au maréchal quelle est pour Napoléon l'importance du service qu^^il aliiefndtle son tlévouement , et de la confiance qu'il {net dans la haute capacité de son IreuCenant. ,

f( Alofi cousiqj^ les hostilités ne pourront re-

DE MIL HUIT C£1!YT tREIZE. i55

commencer que le t6 août. Je suppose donc que dès le premier août toutes vos portes seront organisées ^ vos remparts garnis d'artillerie^ et la place en parfait état de défense ; je si:q>po8e que le gouverneur , les commandans d'artillerie et du génie I le commandant en second de la place ^ le contre-amiral, les chaloupes canonnières > que tout le monde enCn sera à son poste, et qu'on aura désarmé* les habitans, établi une sévère police , organisé le service des poibpels, et qù^ je serai sans inquiétude sur te sort de cette place importante, \A ciiïquantiéine dit isioil sera au t o août forte âiê ^oUze mille hoinmes; vous pourrez donc la diviser eo deux > laisser quatre à cinq mille k^yoïmes pour la garde deHamboui^g , et vous faire dAi^^te une bonn^ division de six à sept mille hohimes , ce qui joint aux homihes du dép6t de éavalerie et de l'artillerie, aux matelots, à la géûdarmerie, aux douanes, assurera toujours ime garnison de huit mille Français à Hambourg. Vous seiitez qti'il serait ridicule de tenir toute la cihquaniièisie division à ne rien faire dans Hambourg , tant que la position que vous prendrez côUvîrii'a cette j^ce ; àiiièi vous pourrez réunir ^é c^te position là treizitfhe division forte de . 4 .•.•..;.;...•. . 8,006 hommes.

W quarantième, w 9/000

la ^rtie -active de la cinquantième 6,000

Infanterie française. 23^ooo Infanterie danoise. . lo^ooo

Total de l'infanterie 55,ooo

Cavalerie française. 5,ooo Cavalerie danoise. 2^000

Total de la cavalerie. 5^ooo ci 5,ooo

Total général. . . 38, 000 hommes.

» Vos quatre divisions auront leur artillerie , quatre compagnies d'équipages militaires, leurs ambulances , etc. , ce qui fera une armée de plus de quarante mille hommes. Je désire qu'au 5 août ces quarante mille hommes soient campés en avant de Hambourg dans une belle position ayant des postes d'infanterie et de cavalerie sur le cordon ;. que par cette position offensive vous puissiez contenir l'armée suédoise et tout ce que l'ennemi a dans le Meclkenbourg , et l'empêcher de se porter sur Berlin à la rencofUre dune armée .de soixante mille hommes quefj e/ip^rrtzî y qu'enfin vous soyez prêt à suivre le mouvement de l'ennemi ou à l'attaquer s'il était en forces inférieures. Vous pouvez avoir quelques détachemens d'infanterie et de ofi^alerie le long de l'Elbe , mais de manière que vous puissiez les reployer promptement au moment de la reprise des hostilités, afin que vos troupes soient toutes réunies , et que vous n'ayez à avoir aucune crainte, ni aucune

DE MIL HUIL CENT Tl^EIZE. i55

échauffourée. Le ministre de la guerre doit tous avoir annoncé les différens détachemens de la' cinquantième division qui arrivent , ainsi vous devez bien savoir à quoi vous en tçnir. Pressez l'arrivée de tous vos détachemens et de toutes vos remontes de cavalerie. Faites^ïûoi connaître la |psition où vous voulez camper vos quatre divisions^. Je suppose que vous aurez assuré vos vivres en farine et biscuit pour un mois. Je suppose aussi que vous aurez pris connaissance du corps danois. N'attendez pas au dernier moment pour concen-^ trer toutes les troupes françaises , ce qui ne vpus empêchera pas d'occuper Lubeck par un commandant français , par de la gendarmerie et quelques postes de cavalerie légère et de voltigèursTrançais. Faites-moi connaître positivement ce que vous croyez que vous aurez d'hommes de cavalerie an i5 août^ soit à pied, soit à cheval. Vous savez toutes les dispositions qui ont été faites à cet ' égard. Sur ce , je prie Dieu qu'il vous ait en sa

sainte et digne garde.

» Napoléon.

» Dresde ce 24 juillet 181 3. »

Deux lettres d'une nature bien différente furent écrites par Napoléon à l'archichancelier à la même époque. Uune est relative à l'exil d'un fournisseur de la maison de lemperetar, et lui donne lieu de traiter d'une manière très-neuve la question de la liberté des opinions. L'autre

i56 lE PORTEFEUILLE

eat relative au voyage qilé riih{>ëralrï<ié WgëH!6 doit faire à Mayence y oà reïiijiereur ^ rendra également, et présente déë détails de dièciplîne domestique^ de sèi^i^lfce ititétiéur, et eii inéme temps de dignité BoiiVèràiflè > qui redoivétit de liHr plume de Napolédh litte bHginalité tôtite pai^iiculière«

JiUpHncé ài^cfuchancelier.

i( Mon cousin , je vious envoie Uii ra{if)ot*t du duc de Vioenée; Je lui ai rëpoiidu ^ lêonithe dé raison > que je ne me mêktid pai de Ifemblable^ détails^ (Bt que je ne pbtivaîs de«c€ndre jnèque^ là. Mais je vois avec pëifte que le duc de Rôvîgo réagit. Le due de tloVigô ne connaît ni Paris , ni la révolution. Si 6il le laissait faire, il iâûrait bientôt mis le ffett èii France. En vous entretenant de ce foUtnisiseti?^ ce h'fest pas de lui cjue je vous )3arie> mais de tbiites les the8ui*es de cette natute. A-t-on quéltjtië chose à reprocher à tèel homme depuis seize ans? On Tëloigne de t^aris comme ayant été violent révolutionnaire. Si on pèse ainsi sur la classe des gens domiciliés et trànquilles j il est à craindre que cela ne piroduise le plus mauvais «ffet > et n'excite une iïlquiétude générale. Si le duc de Adtigô voukit éloîgnerMe la France tous cëUx qui oftt pris part à la révolution , il n'y resterait plus persôhne. £t comment peut-on faire un ck^ime à des hoibtnes

DE MIL HUIT CENT TREIZE. f5y

4a oetta classe de ieur exaltation dans la rérr ¥oluliûn^ lorsque le sénat ^ le conseil d'état H rarmée sont pleins de ^nq qui y ont marqné par la violence de leurs opinions ? Je dois suppo-*» ser qu'im n^avait rien à repraeher à oet iiomme depuis seize ans , puisque les gens de ma maison^ qui ne sont nullement partisans des opinions révolutionnaires f le gardaient comme fournisseur. Vous ferez connaître au duc de Rovigo que mon intention est qu'il n'éloigne personne de Paris , sans vous en ai*ir parlé auparavant. Dités-luî cinssi que , s'il se laisse entraîner par le préfet dç ppUce ^ ou de$ hpmmes de cette rpbe , qi|i ne connaissent ni la situation de la France, ni cellci da Paris > il aurft I^ientôt nii^ tout çn feu , et ébranlé 5wn gouvernement jijwf eUjçndé sur lagarcintie (fç tourtes le^ opinioujif Vpus d^wanderei; au duc (Je Rpyigq de vws remettre çur-le-c^amp l'étal; de tontes les pre^onn^s qu'il ^ e9;ilées de P^iris ^ en l^S divisant en denx classes; : l'une contenant tous ceux qui se sont mal conduits , et qui , ne passant rien , désirent touj wrs des troubles; l'antre, contenant les hommes domiciliés et tranquilles (in^nçl^ on n'a rien k reprocher qne leurs ançiennej opinions. Qnciçit ifiifiser, ^^^^ ^^^ inquié^ tçr , pf^iis ç^HX, qui gppartieméf4 à cette dernière dç^sfi. Au Xv^\n dont va le d^ic de Rovigo , jç §np* po«ie qu'il réagirgit bientôt sur tous les génér?iux qui ont été chands révolntiqnnaires. Comme

i58 LE PORTEFEUILLE

il m est revenu de plusieurs cotés que beaucoup de gens de cette classe ont été exilés^ demandez au duc de Rovigo de vous en remettre l'état exact.

» Sur ce^ je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.

» Napoléon. »

» Dresde y le 8 juillet 1 8 1 3 . »

Rapport du duc de Vicence.

Service

du grand-marécbai. ^

« Sire ,

'- » Le sieur Biennais y fournisseur de volaille et gibier de la maison de votre majesté^ depuis nombre d'années , vient d'être exilé à quarante lieues de Paris , dans une mesure qui a frappé un cei^ tain nombre d'hommes connus par leur exagéra^ tion passée; il parait qu'il est devenu suspect plutôt par le souvenir de ses anciennes opinions que par sa conduite présente , qui ne donne lieu à aucun reproche.

' » Le ministre de la police a témoigné au chef de la maison à Paris le désir que la pratique lui soit ôtée , afin de l'isoler de la clientèle que son commerce lui donne dans les maisons de la capîpi taie. Gomme fournisseur, on est content de lui dans la maison. Il fournit bien, et d'après un tarif qu'on établit au commencement de chaque trimestre. M. le duc de Gadore , qui me confirme

DE MIL HUIT CENT TTREIZE. i5g

l'exactitude de tous ces détails , n'a pas cru devoir rien déterminer pour le moment. Je prie donc Totre majesté de me «faire connaître si son intention est que le fournisseur soit changé.

» Le grand écuyer ,

» Caulaincocrt,

» Duc de VÏceuce.

» Dresde I le 7 juillet i8i5. »

Ju prince archichanceîier,

» Mon cousin^ cette lettre part le 16^ elle vous arrivera le .20. Je désire que, le 22, Timpératrice parte de manière à être le 24 à Mayence. J'irai l'y trouver. Elle amènera avec elle la duchesse , deux dames du palais, deux femmes rouges, deux femmes noires, un préfet du palais, deux chambellans, deux écuyers, dont un partira vingtquatre heures d'avance pour être à Metz , afin de partager la route , quatre pages qu'on distribuera sur la route afin de moins fatiguer ces jeunes gens, son secrétaire des commandemens , s'il se porte bien , son médecin ; et de plus elle mènera avec elle un service de bouche composé de sorte que sa table puisse êti^ bien servie, vu que je n'amènerai personne avec moi, et qu'il est possible que plusieurs rois et princes d'Allemagne viennent lavoir. // sera pourtant inutile qiion apporte le sennce de vermeil.

» Le comte CafiarelU accompagnera l'impératrice

\6o, LE PORTEFEUILLE

pour ^%surerli^9 escortes. L'impératrioe eoiichem le premier jour à Châlons cKez le pi^fbt, le deuxième, jour chez le préfet à Mett, et le troi^ siémq à Mayenee. Sou voyage sera aunoBcë dan» ces trois villes ^fnx qi^^oq ^ui rende les honneurs qui lui sont dus. Son premier service de voyage se composera de quatre voitures , son second service de quatre voitures , et son troisîé^ne de quatre voitures. Total, douze voitures. Autant que possible le commandant militaire fournira les escortes, La gendarmerie de U raut^ ser^b çqiîs ks armes en grî^nde tenue. Tout Ifi ç^réino^le^l prescrit par le, règlenient aéra ol)servé,

n lie général ççmmandant 4$ ^ division Y^^ compagnera sur le territoire d^ la division. Le jour du départ de rimpératrioe ^ vous ferez met-, tre dans le Moniteur un article ainsi conç^ :

>) S. M. l'impératrice reine et régente ç'e^* » rendue à Mayence pour y passer huit jours dapa » Tespoir d'y voir S. M. Fempereur, Sa majesté » couchera aujourd'hui 22 à Châlons^ demain » 25 à Metz, et le 2^ à Mayence. Sa majesté sera » de retour dans les premiers jours d'août.

» Vous m'écrirez par le télégraphe quand l'impératrice partira de Saint-Clqud , et le jour où elle arrivera à Mayence. Je réglerai mon départ eii conséquence. Si quelques ministres avaient des choses pressées à me dire, et qui exigeassent qu'ils en vinssent conférer avec moi, ils pourraient profiter

DE MIL HUIT CENT TREIZE. i6i

du séjour que je ferai à Mayence , et venir m'y trouA'^r du 24 juillet au i*'', août. Sur ce, je prie Dieu qi^'il vous ait en sa sainte et digne garde.

>) NapoléopT.

» Dresde, le 16 juillet i8x5. »

Il existait entre l'armée et la garde impériale une jalousie que jusqu'alors on n'avait pas trop cherché à calmer. C'était une sorte de guerre contre le privilège. Mais la garde impériale, ehoishe dans toute l'armée, avait constamment réclamé et obtenu le privilège des périls. Cependant, pour mettre fin aux prétentions que la préémineijjce de ce corps d'invincibles pouvait donner à ceui qui avaient l'honneur d'en faire partie , Napoléon voulut donner une satisfaction à cette armée toute nouvelle, qui avait si héroïquement partagé le triomphe de la campagne avec la garde impériale et les autres vétérajis de l'armée. En conséquence, il donna l'ordre suivant :

« Napoléon, empereur des Français , roi* d'Italie , protecteur de la confédération du Rbiri , médiateur > etc.

« Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

» Article premier. Les sergens-^màlôri; ^fiiî?réchaux-^es-logis chefs , sergens , maréchaux-deslogis, brigadiers et caporaux de notre .garde, commanderont , à gradf égal , las sous-oiOBciers brigadiers et caporaux de la ligne, nonobstant

TpMK II. II

leur ancienneté respective ; mais , dans aucun cas un sous-officier de la garde ne pourra commandejr à un officier de la ligne.

» Art. H. Les colonels-majors, chefs de bataillon y capitaines , lieutenans , lieutenans en second •de notre garde, qui se trouveront en concurrence avec des officiers de la ligne leur commanderont ou bien seront commandés par eux suivant leur grade et leur ancienneté dans la ligne.

» Art. III. A cet effet, il sera inscrit sur les brevets, lettres d'avis et contrôles de chaque officier de notre vieille garde , la date de sa promotion au grade supérieur dans la ligne auquel il a du être jiommé pour entrer dans la garde aux termes de notre décret du 19 mars 181 5.

» Art. IV. Notre ministre de la guerre est tihargé de l'exécution du présent décret.

» Napoléon.

» Dresde , le 8 juillet 181 3. »

Napoléon voulut 'également assurer, par de nouvelles dispositions , certaines parties importantes de l'administration de ses armées , telles que le service des transports, le ravitaillement des places, et les hôpitaux.

Ordre,

« Article premier. Il sera établi de Mayence à Dresde , trois lignes de transports sur trois routes différentes.

DE MIL HUIT CENT TREIZE. i63

» La première ligne de Ma^ence à Dresde pas<^ <8eca ipaiv Erfurth ^ Jéna et Géra«

» La deuxième ligne par Wurzbourg, fiamh^^ Gobourg, Altembonrg etChenmitz.

» La troisième ligne par Francfort, Gasael et Leipsick.

>i Art. IL Sur chacune de ces lignes de transports ^ il. y aura cinquante voitures à chaque ëtape. Cinquante de ces voitures partiront les Jours pairs, pour le service de l'administration ; et cinquante partircmt les jours impairs, pour le ^rvice d'artillerie.

» Art^ ni. Si les cinquante voitures d'un service n'étaient pas employées un jour par celui auquel elles sont affectées , Tautre service les emploierait afin qu'elles ne restassent pas oisives.

» Art. ly . Les paiemens seront faits régulière^ ment; un chef d'administration sera chargé de la comptabilité des transports de l'administration , et d'artillerie.

» Art. V* Les prix seront réglés de manière à <^e que le transport d'un quintal de Mayence à Dresde ne s'élève pas au-dessus de douze à quinze francs.

» Art. Vï. Les trois routes seront subdiviséeschaeune en plusieurs sections : ainsi la première sera subdivisée Mayence àFulde, de Fulde à Erfurth, et d'Erfurth. à Dresde.

» Art. VIL Chaque ligne ayant cent voitures ,

vî

f6i LE PORTEFEUILLB

Tadmiiiistration aurait donc tous les deux jours des moyens de transports pour trois mille quin*taux» Ce qui fait mille cinq cents quintaux par jour .

» Art. VIIL II y aura à Mayence un commissaire ordonnateur et un commandant d'artillerie ^ pour la direction de ces lignes de transports* Il y aura également à Erfurth et à Dresde un commissaire ordonnateur y un commandant d'artiUerie.

M Art. IX. A leur retour les voitures seront employées à transporter les malades ou blessés et les hommes invalides.

)i Art. X. Lorsque l'administration et l'artillerie auront des transports extraordinaires à faire , la demande sera adressée au commissaire chargé de la direction , qui , quatre jours avant , adressera aux régences les réquisitions nécessaires pour que les relais soient doublés.

M Art. XI. Notre major-général, et notre direeteui! général de l'administration de Tarmiée , sont chargés , chacun en ce qui le concerne ^ de Texécutiion du présent ordre.

» Napoléon. »

^u comte Daru.

ce Monsieur le comte Daru , une des prenûères «opérations de lacampagne , qui probablement commencera du 1 5 au 20 août , sera le ravitaillement des places de Stettin et Custria; je désire que

DE MIL huiT CENT TREIZE. iCS

Toos me dressiez l'état de tout ce qui , manquera au I*'. septembre à ces deux places, pour pouvoir les réapprovisionner, proportionnémentàlagami* son qu'elles ont, jusqu'au i*'.juin prochain. L'ordonnateur Daure fera ces états en deux parties. 1®. Ce qu'on embarquera à Glogau , et 2*^. ce qu'on trouvera dans les environs de ces places. Pour les farines et blés , on embarquera à Glogau au moins la moitié du- nécessaire, et Ton fera en sorte de se procurer le reste aux environs* Pour le riz , il faudra avoir à Glogau toutes les quantités nécessaires. Pour les légumes, on pourra les trouver autour des pl%ces ; les vins, les eaux-de-* vie, lesmédîcamens, il faudrait les avmr à Glogau, pour les embarquer sur l'Oder j le bois, les four* rages y les avoines, la viande sur pied, on les trouverait à vingt lieues autour des places. Les viandes salées, il faudrait les avoir préparées à Glogau. Faites-moi donc un travail raisonné làdessus , et fondé sur les derniers états de situation que vous avez reçus. Les effets d'habillement nécessaires, chemises, souliers^ etc., seront embarqués à Glogau. Dressez-moi un état d'après lequel on puisse voir clairement tout ce qu'il y a à réunir à Glogau et à y tenir prêt à être embarqué, pour descendre l'Oder jusqu'à Custrin et Stettin. Sur ce, je prie Dieu, etc.

)) NAPOLtON. »

» Ce 17 juillet i8i3. »

. « Monsieur le comte Daru^ lesiiôpitaux à Er-* lurth sont très-mal ; il faut que vous y enroyies d^s fournitures pour pouvoir y bien établir quatre mille malades. Il faut aussi que la garnison soit nourrie des magasins : car ce pays est écrasa et bien misérable. J'attends demain trois des prin^ çipaux babitans avec lesquel je compte arranger lès affaires d'Erfurth. J'ai ordonné que troisi mille convalescens qui sont à Erfurth fussent dirigés, en cinq ou six bataillons de marche, sur Magdebourg où ils seront armés et habillés» Les magasins d'habillement ne contiennent encore rien à Erfurth. Quand donc commencera-t-on à former des magasins d'habillement dans ce pays ! Sur ce, je prie Dieu ,■ etc.

» Napoléon.

» Mayeiice,lea7 juillet i8i3. »

Dfi irfiL HUIT CEWT TREIZE. r(5^

vaae

Page 1