CHAPITRE XL
CoQvéntioD pour k prolongation de Tarmistice. -— Départ de l'emperenr pour Mayence. — Retour à Dresde. — Lettre au grand-juge. — Correspondance avec rarchichaneeliec et le prince d'EckmûbL.
D A^s Pacte relatif à Taeceptation dé Ia«médiaf- <ion autrichieime , il était dit que Teiiipereur d'Autriche se réservait de faire agréer à la Rus^ sic et à la Prusse l'engagement convenu avec la France , de la prolongation de l'armistice jusqu'au lo août y au lieu du 20 juillet. Cependant^ malgré les assurances données à cet égisisâ par te comte de Metternich) rien n'avait été préparé de la part de sa cour avec les souverains alliés. La convention de médiation qui stipulait cette clause était du 3o juin , et ce ne fut que le 12 juillet que le chef du cabinet de Vienne informa le ministre des relations extérieures de France de TasseRtiment des deux cours de Pétersbourg et de Berlin. Elles avaient dû consulter le prince royal de Suéde et Iqs ministres anglais. Dans Fintervalle de ces démarches^ les généraux Dumoustier et Flahaut ^ commissaires français àNeumarkt^ pour Varmistice 9 d'après, les ordres de Dresde avaient
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proposé aux généraux SchouwalofFetKleist^ commissaires pour la Russie et pour la Prusse , de signer une convention ou stipulation de cette prolongation ; ceux-ci déclarèrent n'avoir point reçu de pouvoirs pour une telle négociation , et référèrent de la proposition des commissaires français au général en chef Barclay de ToUy. Ce général répondit le i6 juillet ^^ de Reichembach :
(( Messieurs ,
>) J'ai eu Ihonneui* de recevoir votre lettre , en date du i5 de ce mois , ainsi que le projet de convention qui s'y trouve joint. Je vois que deux difficultés en arrêtent la conclusion : la première est celle qui regarde le jour où les hostilités poui^ ront recommencer. Comme j'ai reçu à cet égard, de S. M. l'empereur , avant son départ de l'armée, des ordres très-ppsitifs , je ne puis que m'y conformer exactement ; nous ne saurions consentir à dépasser le terme du lo août (n. st.), pour la reprise des hostilités , si les préliminaires de la paix n'étaient pas signés à cette époque. Les deux maniées de rédiger ce qui concerne ce point sont, ou de stipuler ce qui est marqué dans l'article premier de notre projet, et de ne point faire mention de démarcation ; ou d'ajouter que Ton s'oblige de dénoncer l'armistice le 4 août (n. st.), pour pouvoir recommencer les hostilités le n août (n, st.), c'est-^à-dire que, passé le moment
de minuit entre le 10 et le 11, l'armistice aura cessé, et que l'on sera en droit d'agir hostilement. Je ne suis point le maître de rien changer à ceci, fût-ce même mon désir , comme ce ne l'est pas ; en conséquence , il est inutile de revenir sur ce point, etc, «
Le général Barclay avait raison ; il s'en tenait à ses instructions, qui n'étaient point pacifiques. Aussi, les réponses que le comte de Metternich reçut de MM. de Nesselrode et de Hardenberg, relativement à la prolongation de l'armistice, lui déclaraient <jùe, ce n était qiiafin de donner à S. M. Vempereur d Autriche une nouvelle preuve de leur conjiance et de leur condescendance que LL. MM. russe et prussienne consentaient à admettre cette proposi^ lion. Ainsi, chaque démarche que faisait Napoléon pour faciliter les moyens de se rapprocher, en donnant le temps de se parler, était reçue de mauvaise grâce par les alliés ; et l'avantage qu'il avait recherché, en stipulant le 5o juin pour cette prolongation, était entièrement détruit par le fait des alliés , puisqu'ils prolongèrent leurs retards jusqu'au 26 juillet, où enfin parut.la convention de Neumarkt. Il n'y avait donc que quinze jours pour traiter de la paix du 26 juillet au i o août , tandis ^ue si cette prolongation n'avait pas eu lieu ,,il y en avait vingt, du 3o juin , époque de la signature de la convention de médiation, au 20 juillet, époque de la dénonciation de l'armistice.
La convention de Neumarkt fut connue de l'armée par l'ordre du jour.
Ordre du jour.. /
« Les puissances belligérantes^ ayant jugé néces* saire de prolonger l'armistice conclu à Plesswitz le '4 jSLj ont nommé à cette fin pour leurs plénipotentiaires :
» M. le baron Dùmoustîer^ etc..
j> M. le baron de Flahaut ^ etc.
» M« le comte de SchouwalofF^ etc.
» M. le comte de Krusemarck^ etc.
n Après avoir échangé leurs pleins-pouvoirs ar Neumarkt^ en Silésie, ^juillet 181 5 ,t sont convenus des articles suivans :
» Article premier. L'armistice signé à Pless*vritz est prolongé jusqu'au ?o^ïoi?*
» Art. IL Aucune des parties contractantes ne pourra dénoncer l'armistice avant ladite époque.
» Art. III. Si , ce terme expiré , l'armistice est dénoncé par lune d'elles ^ elle en fera , six jours d'avance ^ la notification au quartier-général de l'autre partie.
M Art. IV. Les hostilités ne pourront en conséquence recommencer que six jours après la dénonciation de l'armistice aux quartiers-généraux respectifs.
» Art. V. Lactite convention sera envoyée ^ pai"
des officiers français ^ à Stettin et Custrin ; et quant aux places de Dantzig , Modlin et Zamosck , les dépêches caciietées du major-général de l'armée française y et le traité de convention pour l'armistice ^ seront portés par un officier russe aux gouverneurs de Dantzig, Modlin et Zamosck^ qui en rapportera les réponses cachetées dans huit jours.
» Ârtr yi. Quant aux difficultés sur la quotité des subsistances à fournir aux garnisons des places pendant la durée de la prolongation de l'armistice^ on convient de s'en référer de part et d'autre aux plénipotentiaires des puissances belligérantes; à Prague ^ sous là médiation de TAutriche ^ et en prenant pour base ce qui s'est pratiqué en pareille circonstance.
» Art. yil. Toutes clauses et conditions de la convention de Plesswitz seront exécutées pendant la prolongation de l'armistice telle qu'elle est réglée ci-dessus.
» Fait et arrêté le présent acte en sept articles et en double expédition ^ les jour , mois et an que dessus ;
» Signé , le comte de ScHbuwALOFF , Kruse-
MARGK^ B. DOMOUSTIER, B. dc FlAHAUT.
» Pour ampliation :
» Le prince vice-connétable , major-général ,
» Signé f Alexandre • »
ï;^ LE PORTEFEUILLE
Ainsi Napoléon était déjà puni d'avoir accepté ^ malgré une répugnance qui lui semblait invincible à lui-même, la médiation de l'Autriche^ puisque, sous la protection , ou plutôt sous bt garantie de cette médiation , il venait d'éprouver de la part des alliés une opposition qui avait duré vingt jours. Mais ce n'était pas le seul désagrément qu'il eût déjà supporté. Dés le début de l'armistice , il avait pu être choqué dû choix que l'empereur Alexandre avait fait pour son plénîpcK tentiaireà Prague de M. d'Anstett, négociateur obscur, qui n'était connu par d'autres titres diploma^ tiques que par des agences secrètes, parla convention de Varsovie avec le prince de Schwartzenberg et par le traité récent de Reichembach avec l'Angleterre. Il y avait encore une raison de rejeter M. d' Anstett; elle était prescrite par les lois. Il était Français^ et le décret du 26 août 181 1 , article 26, décla^ rait , que les Français au service (Tune puissance étrangère ne pourraient sentir comme ministres plénipotentiaires dans aucun traité , ou nos in-térêts pourraient être débattus. Sans doute il n'y avait point de motif aussi grave de refus pourM. de Humboldt, négociateur prussien ; mais aucun de ces deux plénipotentiaires , d'après les eonvenances diplomatiques, ne pouvait prendre rang avec deux personnages aussi considérables à la cour de France , que l'étaient le duc de Vicence, l'un des grands officiers de la couronne , récem-
ment ambasadeur en Russie, et le comte de Narbonne, aide-de-camp de l'empereur, actuellement ambassadeur à. Vienne. Sous ce point de vue , qui devait particulièreipent fixer l'attention de la cérémonieuse Allemagne , cette patrie de Tétiquette , les souverains de Russie et de Prusse voulurent probablement donner à l'empereur des Français une preuve publique d'une sorte de dé^ considération. Napoléon fut au moment de rejeter ces deux plénipotentiaires ; on peut croire qu'il sentit vivement ce manque de procédé à sod égard, quand, trois fois vainqueur, c'était lui qui avait demandé l'armistice et la convocation d'un congrès. Mais il voulut encore faire ce sacrifice à la paix, qu'il espérait voir se négocier à Prague, et se contenta seulement de n'envoyer d'abord qu'un de ses plénipotentiaires , le comte de Narbonne, que sa qualité d'ambassadeur appelait na^turellement à être phis voisin de l'empereur d'Autriche, et il retint près de lui le duc de Vicence, jusqu'à ce que les difficultés apportées par les alliés pour la convention de prolongation de l'armistice fussent enfin aplanies. Le duc de Vicence partit pour Prague le 26 juillet^, jour de la signature de cette convention.
Cependant Napoléon ne peut voir que de nouveaux gages d'hostilités dans tout ce qui se passe relativement à la prolongation de l'armistice. Il est instruit de plus qu'aux conférences de
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Tfachenberg, quartier -général de Tempereur de Russie j l'Autriehe , non contente des engagemens qu'elle a pris à Reichembach ^ vient encore d'en contracter de nouveaux avec la confédération. Le système de déception de cette puissance, qui venait de lui être suffisamment dévoilé par le retard de trois semaines apporté à la conclusion de la dernière convention j sans laquelle il était impossible d'ouvrir la négociation de la paix , $e développait de plus en plus à ses yeux , et il ne lui restait plus d'autre parti à suivre, que celui dont l'exemple lui était donné par l'Autriche elle« même et par ses nouveaux alliés, c'est-a-dire, de se préparer à la guerre, sous le voile d'un congrès. Le congrès lui-même avait déjà été frappé d'inertie à Prague , où la présence^du comte de Narbonne , revêtu de pouvoirs suffisans pour négocier , n'avait jeu aucun résultat. Napoléon , jugeant donc sa présence moins utile à Dresde depuis le départ de M. deMetternich, et pendant la stagnation im-^ primée par une perfide politique aux intérêts de la pacification de FEurope, partit le lodecette ville pour aller se montrer à ses troupes. Dans une course de cinq jours il visita Torgâu , Wittemberg, Dessau, Magdeboùrg , Leipsick. ATorgau, il passe en revue une nouvelle division d'infanterie saxonne , commandée par le général Lestocq. Il est loin de croire^que ces troupes, que leur souverain envoie sous ses aigles, sont les alliés ca-
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chés des ennemis du roi de Saxe , qui sont les siens. A Magdebourg il fait défiler devant lui Tarmée du général Vandamme , dont la valeur ambitieuse récemment excitée encore par la prise de Hambourg peut devenir fatale à ses armes. Enfin à Leipsick^ en voyant la cavalerie du duc de Padoue ^ il peut craindre que le courage qui brille dans les regards de ces jeunes soldats ne puisse compenser ce qui manque à leur nombre et à leur expérience.' Il revient à Dresde et en repart bientôt pour aller visiter en Lusace le maréchal Oudinot , et examiner les positions militaires où ses troupes sont cantonnées. DeLuckau il court à Luben , de Luben à Hepswerda ; il est de retour à Dresde dans la nuit du 2 1 au a5 juillet.
Instruit du départ de l'impératrice pour Mayence, Tempereur part de Dresde le 25. Le 29 îl écrivit de Mayence au duc de Vicence.
«Monsieur le* duc de Vicence, le duc de Bassano me mande que vous êtes arrivé le 2 7 à Prague. Je vous expédie un officier d'ordonnance pour vous donner de mes nouvelles. Je compte être le 5 à Bresde, et probablement le 2 à Bareuth. Le duc de Dalmatie est entré en Espagne le 24 à la tète de Son armée, qui est de près de cent mille hommes , et pourvue d'une nombreuse artillerie. Il marchait sur Pampelune pour débloquer cette place, les Anglais se retiraient et étaient surpris de ce prompt mouvement , auquel ils étaient loin
de s'attendre. J'attends la nouvelle qu'il a force les Anglais à lever le siège de Pampelune , ou qu'il y a eu une bataille. Ceci est pour s^otre gouverne. »
Ce qui voulait dire que le duc de Vieence devait parler dans ce sens à Prague ; car l'empereur, qui connaissait bien la position où la défaite de Vittoria avait placé les Anglais et sa propre armée , s'était contenté de prescrire au maréchal de défendre leç portes des Pyrénées, en lui recommandant de conserver Pampelune et Saint-Sébastien. C'était aussi pour atteindre le même but qu'il avait ordonné au maréchal Suchet d'évacuer Valence et les places fortes , et de se reployer sur cette, barrière que la nature avait élevée pour défendre l'intégrité des deux pays.
La lettre do l'empereur continuait ainsi : « Du 1 5 au 3 0 août , douze mille hommes de cavalerie arriveijt à Mayence. Ce sont de vieux soldats ; les ayant tirés de l'armée d'Espagne , où je les ai remplacés par un égal nombre de nou* veaux cavaliers. Ces hommes de vieille cavalerie ne peuvent être en ligne que vers le milieu de septembre» Je les regarde comme un renfort réel. Comme le temps approche de la dénonciation de l'armistice, puisque vous ne recevrez vraisemblablement cette lettre qu'au 2 août , votre lan^ge sur cet objet doit être simple. Si Fan {feul continuer V armistice , je suis prêt ; si l'on i^eut s^
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bqiirejje suis prêt. Vous comiaissei assez ma pMl-« tion actuelle pour savoir que je me suis mis en mesure même conire tes Autrichiens. Ainsi , si la Russie et la Prusse veulent redommeucer les hostilités, TO0T i^N jnéoogunt^ les chances a0 pourrsrient que m'être favorables / d'autant plus que les armi^s que j'ai destinées à observer l'Autriche rest^raleoft en observation «ir mes der^ rières, et me mettraient en garde contre les oat prices et le ch^ngeiiient de ajat^mé de l'Autriche* » Sur ce, je prie Dieu, efc..
» NAPOLÊair.
» Majence , le.29 juillet 1 8 1 3. ».
Ainsi , Napoléon jugeait, d'après l'attitude des alliés et d'après le rôle que l'Autri^^ tenait d^a» dopter , qu'il ne pouvait plus songer k n%)c»r que les açmes à la i^ain : peut-^être ç^ttf^ maniém de traiter était;rd[l^ celle qu'il pré^rait* Ma^s il eà avait reçu la néçes^té de gqux iiç^iift^ s^ quiV ij^ avait proposé la p^x après, s^ victoires, «t dei celui surtout qui s'en était co^^tijlM^ le médiar* teur.
Le 3 août , l'enipereiir fut dé retow ^ iDtreade# Le lendemain , w\e affaire d'une grande impoiv-* tance lui fut préçeqtée. La lettre .qu'il y empressa, d'écrire au grand juge rappellera au lecteur Ir procès de )a vUle d'Anvers: contre les agpns des son octroi, le j)i^q»e9t iàicfue qiie la déclara**
Toiiui. n. 1 A
tkm du jary Ht rendre aux assises de Bruxéllc^^ cl la justice que Napc^on fit l'endre aux condairn nés. Cette lettre est aussi remarquable par sa nature, et eu égard aux circonstances dont ce prince était accablé / que celle qu'il avait écrite le 8 juillet au prince archichancelier , pour protéger un fournisseur de sa maison contre Tarbitraire du ministre de la police. Ici, le cas est plus grave : il s'agit de casser un jugement et un jugement par jury ; la cause aussi est plus tolérée : c'est une grande villede commerce qu'il veut défendre contre les propres agensde son administration.
Lettre de Napoléon au grande juge.
« MoNStEim le duc de Massa , notre grand-juge ministre de la justice, nous avons appris avec la plus grande peine la scène scandaleuse qui vient de se passer àBruxelles, aux assises de la cour impériale. Notre bonne ville d'Anvers, après avoir perdu jdusieurs millions par la déprédation publique et avouée des agens de l'octroi, a perdu son procès et a été condamnée aux dépens. Le jury , dans cette circonstance , n'a pas répondu à la confiance de la loi ; et plusieurs jurés , trahissant leur serinent, se sont livrés publiquement à la plus honteuse corruption. Dans cette circonstance > quoiqu'il soit dans nos principes et dans notre volonté que nos tribunaux administrent la justice avec la plus grande indépendance , cependant ,
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tsblttine ils Fadmiiiistrent en Botre nom et à la dé-* charge de ilotre conscitence^ nous ne pouvons pas ignorer et tolérer un pareil sciaindale , ni permettre que la corruption triomphe et marche tête levée dans nos bonnet villes de Bruxelles et d'Anvers.
» Notre intention est qu'à la réception de }a présente lettre vous ayeî à ordonner à notre pro* cureur impérial prés la cour de Bruxelles de réunir les juges qui ont présidé la session des assises^ et de drasser procès verbal en forme d'enquête de ce qui est à leur connaissance, et de ce qu'ils pensent relativement à la scandaleuse déclaration du jury dans FaQaire dont il s'agit. Notre intention est que vous fassiez connaître à notre pro-^ cureur impérial près la cour de Bruxelles y que les jugemens de la cour , rendus en conséquence de ladite déclaration du jury, doivent être regardés comme suspendus; qu'en conséquence les prévenus doivent être remis sous la main de la justice , et le séquestre réapposé sur leurs biens. EnGn , notre intention est qu'en vertu du § IV de l'art 55 , du lit. V des constitutions de l'empire, vous nous prér tentiez, dans un conseil privé, que nous autorisons à cet efiet la régente, notre chère et bienaimée épouse , à présider , un projet do sénatuscoosulte pour annuler le jugement de la cour d'assises de Bruxelles , et envoyer cette afiaire a notre cour de cassation ^ qui désignera une cour
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ipipérial^ par-devant laquelle la procédure sera recammeucée ejt jugée ^ les chaxubres réunies et ^n$ jury. Npus dé»iron^ qiye , si la corruption fist active à éluder. V^S^t dies lois , les corri^teur^ fichent que les lois , dan3 leur sagesse , ont sii pourvoir à tout. Notre (intention est aussi qu0 Yous . dontiiez 4^^ instructions à notiSe procui^ur i^ipérial , qui, sera , à cet effet , autorisé par vflk iS^rticle du s^n^tus-cop^Ue , pour qu'il poursuive ceux des jurés que la clatf^eur publique accuse d'avoir cédé à la corruption dans cette affe^re. Nous espérons que notre bonne ville d'Anvers s^era consolée par cette juste décision souveraine ^ et qu'elle y verra la sollicitude que npus portons à nos peuples^ même au milieu des camps et des circonstances de la guerre.
. )) Sur ce 9 ijious prions Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digj^ gaitte.
» NapoiiÉon.
» DdQné en notre cjaartier impérial de Dresde , ce 4 ^ûût de Tan i8i3. » ,
L'achèvement des importons travaux de Cherbourg touchait à son terme. Napoléon, dans le dessein de donner a l'attention publique une heureuse diversion, en la rattachant aux bienfaits de son règn^, voulut consacrer, par la présence de l'impératrice régente, cette belle opération protoctrice du commerce et de la marine ioaili-
taire. En conséqaence il écrivit ati prince archichancelier :
ce Mon cousin , je verrais avec plaîàîr <Jue Tîm^ pératrice aUât à Cherbourg, d'abord pour jouir du beau spectacle de l'introduction de la mer dané té bassin ^ ensnite pour donner de la solennité a cette opération. Le ministre de la marine pourrait précéder Fimpératrilce à Cherbéurg pour pré-r parer sa réception et les moyenis de Fàmuser pén-, dant son séjour.
M L'impératrice partirait le 17 ou le 18, et l'opération pourrait avoir lieu pour le jour de sa Iftte. Les principales autorités du département s'y trouveraient et un spectacle axrssi intéressàtit ne manquera pas d'attirer un grand concours de curieux. Faites mettre dans les journaux tous les détails du voyage de l'impératrice à Mayencé eÇ de son retour. Cela ne peut être que d'un boii effet. Sur <;e^ je prie Dieu qu'il vous^ ait en sa sainte et digne gardc
» PÎAPOLÉON.
» Dresde le 7 doût ï.Sio. >* . *
Les grands intérêts de sa gloire' où de sa politique se retrouvaient également satisfaits dans l'intérêt qu'il accordait atixfamiliés'dés militaires qu'il avait perdus; il* s'en regardait comme ïe tuteur naturel : c'était pour leurs enfàns qu'il avait fondé les beaux établissemens de Saint-Denis et
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de La Flèche. Il se croyait obligé à des soins plus particuliers^ quand ces enfans appartenaient aux généraux qui avaient été ses premiers amis , et qui avaient constamment partagé sa giloire et ses périls. Au lit de mort du général Duroc^ il avait pris rengagement de servir de père à sa fille. A Dresde , il s'occupe des eofans qu ont laissés le duc d'Istriç, tué sous ses yeux à Weissenfek, et le duc d' Abrantès , Junot , le sergent du siège de Toulon, gouverneur-général de Tlllyrie, qui vient de lui être enlevé par une maladie violente. Il écrit au prince archichancelier :
cf Mon cousin^ le ministre de la police m'a écrit relativement aux affaires de la succession des ducs d'Istrieet d' Abrantès. Je désire que vous vous entendiez avec lui à ce sujet. Je vpudrais> pendant la minorité^ aider à la liqMidatipn de l'une et de l'autre. Sur ce. etc^
» Napolêow .
» Dresde , le 7 août 1 8 1 3. »
Lé moment de la fête de Napoléon approchait. Cette occasion lui parait favorable pour donner à ses armées un témoignage particulier de sa bienveillance; mais, comme le terme fat^l de l'armistice est fixé au lo, et que le jour de sa, fête, est le i5, il ne veut pas que ses soldats puissent perdre l'avantage qui en paix comme en guerre atoujours résulté pour eux de cette solennité. £n conséquence^ par
ses ordres y le ministre delà gaerre écrit cireulairement à tous les corps d'armée et particuliéFemeut au prince d'Eckmùhl :
« Je vous prévieiis, prince , que^ vu les circon-stances^ la fête de l'empereur sera célébrée le I o août ; à GiSt effet sa majesté ordonfoe qu*une gratification de TJngt sous sera donnée à chaque sous-ofiicîer et soldat. Vous prendrez dès mesi^respourque cette gratification soit payée leg. Cette somme servira à faire un repas extracmiinaire. On donnera double ration de pain^ de riz, deau-de-vié et de viande à la troupe. L'empereur désire que vous d(mniez des ordres pour que chaque général de division invite à une seule table tous les^ officiers (le sa division. Vous tiendrez vous-même la table de la division où vous serez. Sa majesté accorde àceteffety indépendamment des doubles rations de vivres^ six francs par tête. La somme sera donnée en bloc , et vous la ferez mettre à la disposition des diflSérens généraux de division. Sa majesté dé^ sire aussi que l'on chante un te Deum dans tous les camps; que le soir il y ait une grande illumination ; que l'artillerie tire des feux d'artifice ,' enfin vous ferez tout ce qui est convenable pour célébrer ce jour si cher aux Français , égayer le soldat y et faire effet sur les peuples alliés. Les troupes alliés recevront la gratification comme tes autres. Il sera convenable que' la table dés ©fficiei:s soit en plein air, et se tienne ji la même
f*4 l« PORTEFBUILI^E
h^re 4«if ^le dw solddts. Lés toasts seront ap-^ pv^4k çàr des salves de cent coups de cânbn. Daitô les pays alliés^ on invitera les autorités' du pays ^ et lea printqNiux habitans , et même dans les pays eiin0flfiis4)p pourra inviter également les autorités^ et eenK 4es principaux habitaiis dont on serait contenta Pans les lieuK où cek sera posiràble , les géaéraxix d<mneron(t un bal. Le s^r H y àùrftr d^% mauàomvres ; on til^a aii lien de cartouches des airtlfio^.quî sâroot d'un meilkur effet. Les opérations ioiilitaires > et la dénonciation de Tar^ miaiÎQOf qai péUt avoir lieu le lo^ sont les raisous pùuk lesquelles la célél^atiott de cet anirersaire a éi<é avancée da i5 au xo.
» Le prince viôe-cônnétable ma jor^général ,
•Jim^fU 4ao«t i8x3. là
Jjes deux <^péches suivantes, et notamment là dernière , seront appréciées par les hommes de guerre* Dans celle •* ci ils remarqueront tout ce qu^ la prévoyance:çt la science militaire pouvaient conseillera ce grand capitaine. Cette dictée est précieuse, non-seulement e:^ ce qu'elle présente d'une manière claire et convaincante le résumé de tous les ordres antéi*ieur$ et le complément d'instructions néces^ires au plan invariablement adopté par Napoléon , mais encore en ce qu'elle ne permet
DE MIL HUIT ÔBI^Ï TREIZE. i85
p^t de dout^i^ que le siiccés le plus brillant^ qu'un suteé$ décbif ne coi^ronne cette {g;ràtide combinaison^ à laquelle il à donné toute sa méditation et tons ses soins ^ si le ducdeReggîoà la tête de 3es quati<e-yingt mille hommes parvient à occuper Berlin. Ce tiiaréchal doit jnarcber le 16: le tii^oiméïùB ou le quatrième jour , le 20 ou le 2 1 ^ il doit être à Berlin. Les levées etï masse de Tenaemi seront proluptement dissipées.Leprinceroyal de Suéde^ placé entre lies deux maréchaux^ devra diviser ses forces et être battu en détaiL La campagne du nord de l' Allemagne ainsi commencée ralliera bientôt les soixante mille auxiliaires qui attendent de la réunion des deu^ maréchaux lé débloquement des. places de rOdei» et dés places de la Vîstule. Ces villes sont prévenues qù^elles doivent tenir jusqu'au dernier motnent. Cette opéra-; tion^ ipii parait si simple , et qui n'a besoiti {iour; la grande armée du duc de Reggio, que de promptitude et d'ensemble , est donc infaillible. Elle est le noeud prihcipal de la campagne de Napoléon , devant lequel tomberont bientôt les espérances et les engagemens politiques des confédérés , aussitôt que ses aigles se seront montrés sur la Vistule.Du côté de la Bohème, Napoléon est tranquille. Il oppose quatre corps d'armée aux cent cinquante mille hommes que l'Autriche y a rassemblés. Vandamme commande Iç premier corps, le maréchal Saint-Cyr le quatrième , le prince Ponia*-
towsky le huitième , il est à Zittau , .et le ti^î— siéme corps de cavalerie est sous les ordres du duc de Padoue , à Leipsick. Quatre autre corpa menaceront Vienne, en Italie celui du vice-roi, en Allemagne, l'armée bavaroise, le neuvième corps commandé ,par le maréchal Âugereau , et la cavalerie du général Milhaud. L'empereur est rassuré contre l'invasion anglo-ljispano- portugaise. Le maréchal Soult est son généralissime aux Pyrénées, et le vainqueur de Murray et de Bentinck,lc maréchal Suchet, concentre en Catalogne son invincible armée. Trente mille conscrits du'midi vont grossir les forces des deux maréchaux : c'est pour leurs foyers qu'ils vont combattre sous des chefs de la plus haute illustra-^ tion : la défense nationale est confiée à leur va-^ leur domestique. L'armée est bien jeune, disent la plupart des généraux français à Dresde et^dans» les cantonnemens de TAUemagne. Cela est vrai ; mais ce qui est vrai aussi , c'est que |;outes les. fois qu'ils ont été commandés par Napoléon en personne , ces jeunes conscrits , ces enfans de la. campagne, ont été victorieux. Napoléon doit croire qu'ils le seront également sous ses lieutenans. C'est dans cette généreuse confiance , qu'il accepte à la fois la guerre et la négociation. La bataille de Berlin et celle qu'il gagnera en personne vont décider le procès de la sixième co^ition , à moins qu'une dernière démarche politique , qu'il mé-
dite y ne fasse tout à coup tomber les armés de ses mains et de celles des rois alliés. Si on veut prolonger f armistice , je suis prêt ; si on s^eut commencer les hostilités , je suis prêt. Et en eflfet , il l'était , et il devait croire en ses généraux , tous vieux compagnons de sa gloire militaire , autant qu'il croyait en lui-même et en ses soldats.
^u prince dEckmuhl.
(c Mon cousin y l'armistice sera dénoncé le i p ; les hostilités recommenceront donc le 16; je crois vous en avoir déjà prévenu. Il est important que vous n'ayez rien en marche, après le 16^ dç * Mayence à Hambourg , et de Hambourg à Mayence, et de bien veiller.à votre ligne d'étapes de Wésel à Hambourg y afin qu^il n'y ait rien de pris par les partisans. Je vous ai déjà mandé de ré^nir toutes vos troupes disponibles y ainsi que les Danois y de manière à avoir un corps de trente mille hommes en avant de Hambourg, pour prendre l'ofFensive sur l'ennemi j mon intention est défaire marcher soixante mille hommes par Luckau sur Berlin, ce qui, avec votre corps , fera près de cent mille hommes. On dit que le prince royal commande le corps de Buloi^. Son premier soin sera sûrement de défendre Berlin. Le duc de JReggio y sera le troisième jour après respiration de Var^ mistice. Faites diversion de bonne heure, avec votre armée, en menaçant de vous porter sur le
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Meckiémbourg et sUr Berlin. Répondez-moi à cela par mon officier d'ordonnance ^ et envoyezmoi par tui ^ i^. la situation de l'arlilkrie de cain* p^gne ; a\ la situation de l'artillerie de s^ége e€ d^ 900 armement ; 5^ la situation de toutes les fortifications; 4^. la situation de chacune de to$ divisions ; 5^. la situation des remontes ^ harnâ**chemens , etc. ; 6p. la situation du corps danois; 7^. la situation de la marine, etc.; enfin faites-^moî connaître ce que tout cela aura d'acproissetnent ainsi que la position au 17 août. Il ne faut pas s'arrête^ à de jpetites considérations. Il faut éviter un échec, et en. ayant l'air d'envoyer ces colonnes mobiles sur Tes rives de FElbe, à l'expiration de l'armistice, que tout cela soit re^ plié siur Ijbmbourg afin de centraliser vos forces. Si Cuxhaven est en état de défense, il faut l'armer et y mettre une garnison. Faites-moi savoir par mon officier d'ordonnance quels s^at les postes que vous occupez. Sur ce , etc.
>) Napoléon.
» Dresde le 7 août 181 3. »
« Mon cousin , je reçois votrte lettre du 5 août. Je me suis fiiît rendre compte de ce qui est relatif à vos conipagnies d'artillerie à cheval ; vous devez efifectivement n'en avoir que deux. Il n'y a aucune espèce de doute que l'ennemi dénoncerai l'armistice Iç 10, et que les hostilités commence^
ront le 16 ou 17. Vous pouvez donc compter làdessus. Je vous ai dit de réuuir toutes tos trou-^ pes sur la rive ^dte ; cela me parait de la^ plus grande nécessité^ afin de prendre l'offensive , et de tenir un corps égal en échec devant vous^ Ton» les renseignem^is m'apprennent que le prince royal de Suéde commandera dans cette partie et même à Berlin. Je vous ai déjà fait connâitrë que le duc de JReggîo avec le général P^andamme, Ifi général Reynier et le duc de Pa4ouey ce qui fera une armée de près dequatre-s^ùtglnùUehom* mes y débouchera far Luokau et Bareuth y le jour de la rupture de [ armistice , pour être en trois ou quatre jours à Berlin. Vous sentez qu'il est nécessaire que toutes les forces qui se trouvent sou» les ordres du prince royal , savoir > l'armée sùét* doise y le troisième corps de l'armée prussienne commandé par Bulow^ enfin, le corps auxiliaire à la solde de l'Angleterre, et la divisicm russe> ne puissent pas ^ porter tout entières à la ren^ contre du corps qui débouchera par Luckau. 11^ faut les oblige à tenir un corps de trente mille hommes yis-à«vis de vous; et ils se trouveront dans cette obligation s'il vous voient le 1 o prêt à {urendre l'offensive* Le 12 , ayez vous-même votre quartier-général une lieue en avant de Hambourg; <pie les pprties de Hambourg soient fermées à tout votre état-major, et que toutes vos troupes, infanterie , cavalerie et artillerie , soient prêtes à
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déboucher. Vous déboucherez effectivement si TOUS vous trouvez supérieur , ou vous aurez pris une bonne position qui couvrira Hambourg ^ si Fennemi se trouvait supérieur; Vous aurez soin de poursuivre vivement l'ennemi , afin de menacer les Suédois de leur couper la Poméranie et de les obliger d'y entrer. Sur cet ordre que je vous ai déjà donné plusieurs fois , vous faites Tobjection que l'ennemi pourra' donc passer l'Elbe et ra^ vager le pays. Il n'y a pas de remède à cela. Je ne vous crois pas assez égal en cavalerie pour pouvoir vous y opposer avec avantage ; mais il faut que toutes les fois que les partisans passeront entre Hambourg et Magdebourg, ou entre Magdebourg et Dresde , ils ne trouvent rien à prendre à Tarmée; qu'ils ne trouvent à piller que le pays. Je pensé qu'il faut replier l'artillerie qui est dans vos différens parcs , puisqu'elle pourrait y être compromise. Vous proposez d'avoir deux à trois mille hommes d'infanterie^ un millier de chevaux et cinq à six pièces d'artillerie légère manœuvrant entre Haarbourg,Lunebourg et Verden. Gela me parait fort sage et sans inconvénient. Ce corps n'ayant aucun embarras pourra promptement se replier sur Haarbourg et venir vous rejoindre s'ila affaire à des troupes par trop considérables. Mais si vous aviez poussé lennemi/ il passerait l'Elbe à Domitz et viendrait encore vous rejoindre. Non-seulement cette colonne sera utile > mais
t^le est même indispensable. Il est possible que l'ennemi attende pour passer l'Elbe avec des fort^es raisonnables qu'il ait pu vous rejeter dans flambourg. Dans ce cas , ce corps sur la rive gauche menacerait l'ennemi. Si, au contraire , l'ennemi fait passer l'Elbe à des forces égales aux vôtres, vous aurez afikibli votre corps principal, mais l'ennemi se sera affaibli dans la même proportion. Je vous ai dit de veiller à ce^ue de tous les convois qui viennent à Hambourg , il ny en ait aucun de pris. Vous saisissez mal ce que je veux vous dire, et vous me répondez qu'il est difficile de garder tout l'Elbe. Je vous répète que mon intention n'est pas de garder tout l'Elbe. L'ennemi a trop de mauvaises troupes dont il fait peu de cas pour une affaire générale , et qn il sait lancer en partisans pour piller ou pour faire insurger ; mais le moyen de ne rien perdre, c'est de ne rien avoir. Les convois qui se dirigent sur Hambourg viennent de Wésel ou de Magdebourg. Écrivez au général Lemarrois qu'à dater de la reprise des hostilités on n'expédie plus aucun convoi pour-Hambourg, et pressez l'arrivée de ceux qui sont en route. Qonnez ordre également qu'on arrête à Brème tous les bataillons de marche, tous les hommes à pied de cavalerie, tous les convois d'artillerie, tous les convois quels qu'ils soient (jui seraient en route pour se rendre à Hambourg après l'armistice. Que le commandant de la
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.ville de Brème les garde pour la défimae de la ville y et qu'il ne. vous envoie de$ cpiivois que lorsqu'il pourra réunir trois ou quatre, mille homr mes pour leur escorte, et que k. situation des qbor
' s^$ ras3urera d'ailleurs sur l'arrivée deces convois. Ainsi je na prétends pas que v(M]^ défendiez^ tout l'Ëlbe 9 .mais qu'à l'expiration de^ L'armistice vous n'ayez, en route aooun convc^ on détachement d'hommes à pied de cavalerie , d'équipages milir taires ou d'infanterie $ûr les cjomniunications de JBrème à Hambourg/ et de Magdehourg à Hambourg , qu'il n'y ait que les estafettes et la poste qui passent; qu'enfin on ne communique ^ccHume cela doit toujours se faire pour les transports et les convois en temps de guerre , que sous des es* cprtes d'une force suffisante pour résister aux partisans* Faites parcourir par des officiers de gendarmerie lesdifférentes routes par où viennent
' les convois, pour qu'au mcHuent de la rupture ^ il n'y ait rien en marche , et que rien ne soit c<Hnpromis. Je suppose que maintenant voua comprenez bien mes inteiitions^ et que vou3 allez agir en conséquence ; prenez les mêmes soins p<Hir les convois d'argent. Il faut qu'à dater du lo au IJ2 août il ne parte aucun convoi d'argent sans un ordre spécial de vous , et que de Wésel à Ham-* bourg y de Magdebourg à Hambourg, et de Hambourg à Magdebourg , il ne se trouve aucwi con-* voi d'argent. Lorsque tes quinze premiers joura
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àe la campagne seront passés^ on verra la situation des choses et les mouvemens qu'il sera convenable d'autoriser. Écrivez à Wesel , à Brème , à Magdéboujpg , àOsnabruck^ à Hanovre , à mon ministre 9 à Cassel, pour que tout cela soit ainsi organisé» L'officier' d'ordonnance que je vous ai expédié m'apportera la situation de tout votrécorps. Je désire surtout la situation de votre cavalerie. Votre cavalerie consiste , i®. dans une , brigade Composée du vingt-*huitiéme de chasseurs et d'un r^iment lithuanien. Qu'est-ce que ces régimens auront au i6 août à cheval ^ et en état de se battre? Qu est-ce qu'ils ont à pied à Hambourg? Combien ont-ils de selles et de chevaux? Que leur manque-t-il pour être entièrement montés? Les colonels^ major et cadres du vingt-huitième sontils arrivé , ou quand arriveront-ils? quand les différais détachemens qui doivent compléter ces régimens arriveront-ils? Cela doit former douze cents hommes. 2^. Vous avez un régiment de marche de troupes légères , dragons et cuirassiers , qui vous a été envoyé par le général Bourcier : ce régiment doit être de douze cent ciniquante hommes. Quelle est sa composition , sa si*tuation en officiers , soldats , chevaux et selles ? H me semble que vous m'avez mandé que ces douze cents hommes étaient montés* Le ministre de la guerre vou$ a envoyé les quatrièmes es( adrons de cuirassiers à pied^ formant trois régi-
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jnens qui composent' la brigade des cuirassiers de Hambourg. Combien y aurait-il d'hommeis d'arrivés au i6 août? où seront les autres? i^iUez à ce qu'il ne reste sur les routes personne que l'ennemi puisse enlever. Combien y a*t-il de chevaux? combien de selles? quand tous ces hommes seront-ils montés? 5^. enfin le général Bourcier a dirigé sur Hambourg , sur la demande que vous lui en avez faite y mille hommes à pied de cavalerie. Faitesmoi connaître s'iU seront arrivés le i6, et quand ils seront montés. Le total de tout ceci vous ferait six mille cinq cents hommes. D'après les renseignemens que vous m'avez donnés , je suis fondé à penseï' que vous aurez quatre mille hommes montés etdanslecas de se battre au i6aoûty ce qui ^ avec les Danois, vous fera six mille cavaliers. Vous en aurez en outre deux mille cinq cents à pied qui, pouvant faire le sssrvice de Hambourg, et étant exercés au service du canon , vous permettront d'affaiblir d'autant la cinquantième division. Cinquantième division. Quelle sera la situation de cette division au 1 6 août? Le cinquième batailUm du trente-troisième léger sera-t-il arrivé? Les conscrits réfractaires de Flessiague seront-ils arrivés ? ceux deVerceil seront-ils arrivés? Les troisièmes batail-' Ions du troisième et du cent cinquième avec le&conscrits réfractaîresk et les différens détachemens de Strasbourg y seront-ils arrivés ? Où seront les autres détachemens qui nç soient pas arnvéa à l'e^-
}>h*atioïi de rarmîsticc? Prepez des mesures pour qu'ibs ne soient pas compromis. Selon les données * que j'ai , j'espère que la cinquantième division aura une force de neuf mille hommes au 16 août. Vous en pouvez laisser trois mille pour la garde de Hambourg^ et employer six mille des meilleurs à augnventer votre corps actif. De cette façon vou^ auriez > i^. àFarmée^ la troisième division^ la quarantième et cinquantième; ce qui vous ferait plus de Tingt mille hommes et quatre mille de cavale-^ rie y total vingt-quatre mille hommes , plus de dix mille Danois; en tout trente-quatre mille hom*mes. 2^. A Hambourg^ deui^ mUlecinq cents hom* )9Qies de cavalerie à pied » cinq cents hom;mes d'aiv tillerie y trois cents ouvriers de la marine y mille hommes d'équipages de la marine^ cent cinquante gendarmes y sept à huit cents douaniers y et trois mille hommtô de la cinquantième division ; ce qui ferait plus dd huit mille hommes à Ham^ hourg. Vous aurez donc un total de près de qua^ rante-cinq mille hommes ; et, en admettant qu'il y ait quelque chose d'exagéré danis ce calcul , et que vous ne puissiez réunir que trente mille hommes actifs et que cinq mille hommes de garnison à Hambourg, ce qui suffirait pour cette ville pen^ édiiM tout le temps que vous la couvrirez^ cela ferait tr^ite-cinq mille hommes y et vous devez en «iroir quarante-cinq mitic^^ Je. vou$ envoie un général qui sort (te kf gairde,^ et qu^ est bon : il vou$
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servira pour remplacer le général Loison ou le général ThiébaultXa cinquantième division a legénéral Vichery, qui peut marcher. Vous avez beaucoup de généraux de cavalerie , puisque vous avez le général Vattier et trois autres généraux. Faites-moi donc connaître , par le retour de l'estafettë , et en détail, votre position , et faites dresser un état de la situation de vos affaires au i6 août , et pendant le reste d'août. Je suppose qu'avec les Danois vous aurez cent pièces de canon. Vous devez partir dû principe qu'il est bon d'avoir un approvisionnement et demi-attelé, mais qu'ion simple approvisionnement , à la rigueur , çst sut fisant, dès l'instant que vous avez à Hambourg des munitions pour les remplacemens. L'Autriche est contre nous. Cette puissance a trois cent mille hommes sur pied , effectif; ce qui lui fournit une armée de cent vingt mille hommes qui marchera contre moi sur Dresde , une autre de trente mille contre la Bavière , enfin une troisième de cinquante mille contre le vice-roi, qui est à Laybach ; ce qui ferait deux cent mille hommes sous les armes , ' et ce qui suppose trois cent vingt à trois cinquante mille hommes effectifs. Quelque accroissement de forcés que cela donne aux alliés, je me trouve en mesure d'y faire face. Mais vous devez sentir qu'il faut de l'énergie^ et que si votre corps de trente mille hommes était disséminé et ne remiplissait pfas absolument son rôle^ qui est
de tenir un nombre supérieur en échec , cela, compromettait toutes les affaires. Mon projet est, de faire marcher , comme je vous Vai dit , \>os trente mille hommes et les quatrervingt mille dw^ duc de JReggio , ce qui fait cent dix mille hommes y sur Berlin; cette force sera encore augmentée d'une colonne de six mille hommes, qui pourra sortir de Magdebourg. Je coinpte <jue Ton sera à. Berlin le quatrième jour, c'est-à-dire, le 20 ou le 21 ; et, s'il y avait une afEure où l'on pût battre. Tennemi, éparpiller le. landwehr. et désarmer le landsturn , cela me mettrait à même de vous emvoyer sur Stettin poursuivre les Suédois , en vous augmentant au corps de Vândamme , et me permettrait de rappeler à moi , soit le corps du général Reynier, soit le corps du duc de Reggio, et me renforcerait ainsi de trente mille hommes contre la grande armée autrichienne et russe ; ou bien, selon les circonstances, je vous laisserai tout ce monde pour débloquer Custrin et Stettin y mar-^ cher sur Stettin, par là menacer de débloquer Dantzick , et obliger les Russes à y courir en toute diligence , et à se détacher des Autrichiens. Il y a daijs toute cette armée qui vous est opposée beau-^ coup de canaille, qui, une fois attaquée et battue, se dissipera, telle que la landwher , la légion anséatique , la légion de Dessau , elc ; de sorte que huit jours de campagne , même sans de grands succès, réduiront à moitié les troujies ennemies
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qui sont da&s cette partie. Les eireonalauciQes sont fortes ; le rôle qvte tous avez à remplir est trésise-" tif ; il faut surtout que vous menaciez de bonne heure , afin qu'on ne se tourne pas entièrement contre ce qui débouchera sur Berlin , et quon ne vous néglige pas. Je vous le répète j aussitôt que vous saurez que l'armistice est dénoncé^ sortez avec pompe de Hambourg; exigez que tout votre quartier-général en parte ^ et que vos troupes soient campées ou cantonnées suivant les maxi^ mes db la guerre. Sur ce ^ etc.
» Napqléow.
» A Dresde, ce 8 août i8i3. »
DE MIL HUIT CENT TRflIZE. it)<)