‹ Portefeville de mil huit cent treizeChapitre 24 sur 34 · CHAPITRE Xtl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xtl

Traité de la tripla âlli&acé dé To^pHtî. -^ SlatiefiavféS des éetLt armées. -^ Opérations âtê partisaiH ètitifemi» âuf l«i «ottimittiaatioliB de Tatmée fnmçnise. »^^ l^aitë ûé T» pUtz entré l'Angieierre 6t rAatriche. — Traité de RM entre l'Autriche et la Bavière. — Départ, de Dresde, -* Combat de Liébertwolkowitz. — Marche sur Leipsick.

An bout de quelques jours » la grande armée alliée de Bohème , reposée de sa défaite de Dresde Qt de sa victoire de Kulm , se prépare à rouvrir le théâtre de la guerre. Les empereurs de Russie et d'Autriche , et le roi de Prusse j sont à Tœplita le 2 septembre ; le ministre britannique lord Abe^ deen , foisant les fonctions de pontife de la coalition nouvelle, prépare et reçoit lès sermens respectifs des trois souverains. Le 9 est sigqé , sous ses auspices, le traité qui proclame l'accessicm solennelle de F Autriche à la ligue du Nord, et régularise les conventions secrètement stipulées par TAutriche à Trachemberg et à Reichenbach. Par ce triple traité il est décidé que l'Autriche et la» Prusse seront rétablies dans l'état où elles étaient. Tune en i8o3, l'autre en i8o5. Dès le mois de juillet, pendant que l'Autriche média-

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ttm ouvrait le congrès de Prague àu nom de la pdx in monde , elle avait àfketmhké à Tncheio^ berg aYBC la Riissie et la Prtisèe les fotices que Ie$ trots {)uissaiices des armées combinées mettraient enoasipagne; elle avait accepté ^ elle avait donné fe i^oîdeK^voiis dans le enmp de l'ennemi / Cepeniaot, malgré les ^igagemensde Trachemberg, si Vuidamme s'était tenu à Peterswald^ ou si Os^ termaiiii n'avait pas défendu Tœplitz , l'Autriche n'eût probablement pas ratifié ses engagemens. U victoire de Dresde envahissait la Bohème ; le gé&éralissime serait peut-être redevenu négocia-* leur, hfi comte de Metteraicfa eût recherché plus tôt la dernière lettre du duc de Bassano ^ et sa céjronse lui eût été inspirée par les progrès que le maréchal Augereau et la Bavière sur l'Inn , le Tke-«-roi sur llsonzo^ auraient nécessairement faits dans les états héréditaires de son souverain^ La perte des batailles de la ISatzbach , de Gross^ Beeren ^ de Derihewits , était bien funeste , stratég;iquement parlant ; mais la défaite de Kulm fut fliortelle à la France et à Napoléon. Aussitôt que Schwartzenberg avait appris le départ de Napoléon pour son armée de Silésie , il s'était mis en marche pour déboucher dans la Lusace par Roml»urg et Zittau avec la majeure partie de ses trmipes. Si Napoléon avait continué de suivre ^cher, l'apparition des Autrichiens sur son flanc droit et ées derrières aurait fortement compromis*

sa campagne; mais le retour de Napoléon à Dresde fit changer le projet de l'ennenif . Pour couvrir sod mouvement^ le prince de Schwartzei|berg avait ordonné une forte reconnaissance sur la Saxe. Le 5 septembre ; lé général Wîttgenstein arriva à Peterswaldy le lendemain à Berg-Gieshubel et Gros-Kotta; le 7^ il occupa Pirna. Nos troupes cédaient le terrain à mesure qu'il avançait ; P'ennemi eut bientôt dépassé cette ville. Napoléon^ de retour à Dresde , est le 8 sur la route de Bohème; il fait attaquer les corps avancés du gé-^ néral Wittgenstein , et les fait replier dans Pima. Le même jour, le prince de Schwartzenhi^rg reprenait^ avec les corps autrichiens et les réserva, les positions de Tœplitz. Le 9 , Hlipoléon se porta avec la majeure partie de ses forces sur Liebstadt. Cette marché tournait la gauche de Tavant-garde des alliés , et Wîttgenstein fut forcé de se retii*er en toute hâte à NoUendorf , où il joigpiit le corps de Kleist. Le même jour, le général Klenau, qui s'était avancé sur Gheinnitz , revint à Sebastiansb^rg, ayant des avant-gardes à,Marienberg et Sayda ; les grenadiers russes étaient àKulm, les gardes russes et prussiennes en avant de Tceplilz* Après une forte reconnaissance que le général Bonnet poussa avec sa division jusqu'au défilé de Geyersberg, l'armée prit position, le premier corps à Nollendorf > le deuxième à Âltenberg ^ le quatorzième sur les hauteurs de Borna, la jeuns

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garde à Pima, et Napoléon revint le 1 1 à Dresde.

Le i4 septembre, le prince de Schwartzenberg, incertain de sa position et des mouvemens de Tarniée française, résolut de faire reconnaître par un corps considérable les montagnes de l'Erzgebirge ; en conséquence , le corps du général Wittgenstein se porta sur Nollendorf , occupé par la division Dumonceau du premier corps ; elle fut forcée de se retirer sur Peterswald , et tout le premier corps prit position à Bèrg-GieshubeK En •même temps , le corps de Golliredo et la division du prince Auguste de Prusse débouchaient par Brictnau et Ebersdorf sur le quatorzième corps ; qui suivit le mouvement de sa gauche et se rapph)cha du premier.

Napoléon fut bientôt informé de l'apparition de l'ennemi dans les défilés de la Bohème , et partit de Dresde le r5 au matin avec sa garde. Cepen— dânt les troupes ennemies continuaient à a vaneer, et commençaient à attaquer la position de Berg-Gicshubel. Lé comte de Lobau , par une manœuvre habile , porta sur leur flanc droit une division d'infarfterie , les attaqua vigoureuse^ ment de front, arrêta leur mouvement, et les força à se replier sûr Peterswald. Napoléon joignit l'armée sur le soir, et témoigna sa satisfaction au comte de Lobàu. Le i6, l'armée continua Bon mouvement en avant , et les alliés repassèrent les défilés, laissant la division du général Ziethen

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})Qur défoadre Im abatif quon ay^ii ||its ^tre TellniU et Knietnitz. Wittgeasteiu prît potûtion j^ Kulm , GoUorédo sur les hauteurs de Strifç^tz, Et Kleist à Seberchen. Le soir , Farmëe françiuiie occupa les hauteurs de liçUendorf*

La CQUtinuitq 4^ ces inouve]x>eudS fatiguait h^ ribleiaentles troupes, surtout dans des pays ravagés qui |i Q^fraieut plus de ressources pou]r l6V aubsistauce. Lc^ ly , le bruit se ï^e^ouvela qm ISapoléûh avait décidément riutentioi^ 4^ dâK>a^ cher dan^ U Boh^ipe. JSn eâet , le mêxuo jour U fit attaquer le général ^ietheix par une 4ivîsîaii du premier corps ^ qui^ vers les trois heures^ enleva, les abatis et poussa Tepaerni $iir l^viXm , où Ton treuva le corps du général Wittgeiistein. JUe premier cçrps était dè&cendu dfois la plaine ayec une divisjLon de cavalerie lég^r^e de la giwi^ spus If s ordres du général Qrfiano^ L'aqt^oa j^l'eur l^ea avec chaleur^ et lea . Frac^çajs enlevèreirt ies villages d'Arbesau p de peli|:3ch et de Jpnsdprf* Pe^x. escadrons des lancier? ropges i coo^iwuidâi par le général Ed. Colbert, fourninwi; ui^e dUarg» brillante ;i enlevèrent une batterie a^trichteune en cabrant les canonuiers, pi^i^ ne purent ramener que trois pièces ffiute de chetvaux. La com^hat se soutenait dans la plaine, quand tout à coup l'ennemi, rassemblant tpus ses efibrts^fit una attaque générale. IJ^e canonnade épouvantable^ grosse csK^are par les âcbpsdf s^ «^Brtagnea , ae fit

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entendre sur tous les points. Par une manœuvre hardie , le général Collorédo tourna la gauche des Français et s'empai^a du village d'Arbesau , tandis que le général Meerfeld attaquait leur droite et se portait sur Nollendorf. Une brigade de la jeune garde fut envoyée poiir reprendre Arbesau ; elle fût repoussée avec perte de mille prisonniers. Le général Kreutzer, qui la commandait, fut de ce nombre, et la retraite fut décidée. Favorisée par un brouillard épais^ elle se fit sans perte , et les deux jours suivans, l'armée de Napoléon rétrograda jusqu'à Berg-Gieshubel où elle prît position : les alliés réoccupèrent Peterswald.

Cependant le maréchal Macdonald, avec son armée, était resté en position en avant de Hochkirch , ayant son avant-garde à Gorlitz, et sa droîte appuyée par le huitième corps , qui de Gabel était revenu à Lobau. Le général Blûcher , retiré derrière la Queiss, jugea bientôt, par l'inaction de son ennemi, que Napoléon n'était plus à l'armée ; il se reporta donc en avant. Le 9 septembre, le général Langeron, avec son corps , passa la Neisse à Ostritz , pendant que le général Yorck la traversait entre Ostritz et Gorlitz , avec l'intention de surprendre notre avant-garde dans cette dernière ville; mais, prévenue à temps, elle se retira sans aucune perte à Reichenbach , et rallia le gros de l'armée à Hochkirch. Le corps de Langeron attaqua le prince Poniatowski à Lo-

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bau, et le força à se rétirei; à Neustadt. Le lo, le maréchal Macdonald continua son mouvement rétrograde sur Bautzen ; le 1 1 ^ il était à Godau , n'ayant plus qu'une avant-garde sur la Sprée. Le 12, il se replia sur Bischofswerda ; le huitième corps vint à Stolpen ; le reste de l'armée se trouvait entre Bischofswerda et Dresde. Cette retraite précipitée, conforme aux ordres que le maréchal avait reçus, se fit sans brûler une amorce. Le duc de Tarente prit trop ^ la lettre les instructions de Napoléon; car il avait assez de troupes pour disputer honorablement le terrain , et il aurait pu retarder la jonction des trois armées alliées, -que favorisa l'excès de son obéissance aux ordres de l'empereur.- Bubna avait joint avec ses troupes l'aile gauche de Blûcher, et communiquait par sa droite avec Tauenzien , de l'armée du prince royal de Suède. Le cercle commençait à se former autour de Napoléon.

Le roi de Naples, avec le sixième corps et la cavalerie de Latour-Maubourg , marcha le î4 ^"^ Grossenhayn, pour protéger un convoi considérable de farines qui remontait l'Elbe , et dont la nécessité commençait à se faire sentir. Blûcher j^ craignant que ce mouvement ne fût dirigé contre lui , porta sur sa droite, à Camens, le corps deSacken, ce qui détermina, Macdonald a quitter Bischofswerda et à se porter sur Hartau. Le roi de Naples, avec sa cavalerie, longeait la rive droite de

TËIbe; iji rencontra à Mûhlherg lès troupes de TaueoziélQ <^iii essayait dé se rapprocher de. l'ar^ mée de,Blûchet'; il Faliaqua le 17 , et le força d'abandonner Mûhlberg et Liebenwerda» Maïs: la lendemain les Prussiens reprirent leur revanche; il$'enlevérepi>Mûhlbierg, et^ attaquant un régi-* ment de cavalerie à Borack , ils lui firent ^une ceii* taine de prisonniers , parmi lesquels se trouvait le colonel Edmond, de P^rigo^d. Tauenzien re^ monta la Schwartz^Elster et vint à Elsterwalda , et râiTÎère-gardè du toi de Naples^ qui occupait StoUzenhayn , dut se retirer sur Grossenhayn.

Napoléon était revenu à Dresde le 21 septèm** bre : inquiet dés progrés de Blûcher, il résolut encore de /lui livrer bataille s'il trouvait Voccasibn &vorable. Lie aqi^ il vint à Haràu, et sui^ le«-chan3p il fit marcher lès onziôine^ çinquîéine et troisième corps sur Bischdfewçrdà* Ce vUlagê était occupé par ravantrgarde de ràrmée ennemie aux ordres du: Ig/énérsi Rud^ewil^ : elle fut bien*^ tôt forcée de se retirer; elle; le 'fit en bon ordre, défendant pied 'à pied la focèt de fiiscbc^werda ^ et se retira à Godau. . Najpdléon arriva le 2^ sur Godau.: c'est là qu^.c^pAmènoe célte viste plaJJne qui s'étend jusqu'à Bautzai; c'est, ta aussi que le général Blûcher l'attendait :avec Je gros de soh.ar* mée dans une position tressa vàntageuse. Napo-^ léon ne jugea pas devoir l'attaquer ,. parce que sa gauche était débordée par le corps de Sacken^ qui

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