‹ Portefeville de mil huit cent treizeChapitre 26 sur 34 · CHAPITRE XYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYII

Batailles de Wachau et de Leipsick.

Lè i5 octobre au matin, le roi de Naples vint à Reudnitz rendre compte à l'empereur du malheureux combat du i4 > et de la position qu'il avait fait prendre à son armée pour couvrir Leipsick. A midi ils montèrent à chevalet se rendirent à Liébertwolkowitz. A droite , en arriére de ce village , est une hauteur , sur laquelle est placée une maison isolée , nommée la Bergerie de Mensdorf. Cette hauteur s'abaisse en pente douce près* que jusqu'au lit de la Pleiss à Dœlitz. Ce fut de cette hauteur que Napoléon examina le terrain , et prépara ses dispositions pour le combat du lendemain. La vue s'étend au loin , les vedettes des deux armées sont en présence à une portée de fusil ; tout est tranquille , mais de ce calme présage de la tempête* En avant de cette hauteur Ton découvre le village de Gossa et la Bergerie d'Auenheim , et l'on voit s établir à l'entour des corps russes et prussiens ; dans le bas , à droite , de l'autre côté du cours de la Pleiss , sont les marais de TElster, et l'on aperçoit dans le lointain la tète des colonnes autrichiennes. Après le pre-

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mier coup d^œîl , Napoléon voulut connaître les déUiiis de la position. Il se rendit à Dœlitz où était le prince Ponifttowski avec le huitième corps, formant rextrétne droite et bordant la Fleiss de Mar^ kleeberg à Gonnewitz. En parcourant cette position il exathin^ les ponts de Gonnewitz , de Los5nig et Dœlitz, et lès points où Tennemi peut en jeteir d'autres i II continue sa reconnaissance par la gauèhè, et tfouve isur le versant du coteau eiilreWachà'û et Biosen le corps du maréchal Augereau. G'était la première foisque Napoléon le voyait depuis &ori arrivée à l'armée. Il le passe en revue, et trois régimens reçoivent leurs aigles. Cette cérémonie , qui se faisait toujours avec une solennité imposante, remplit d'enthousiasme ces jeunes soldats. Ils jurent de mourir plutôt que de les abandonner. Ils ont tenu leur serment. Le maréchal Augereau est chargé de coopérer, avec le prince Ponîatowski , à la défense de la droite. En suivant les contours de la colline , Napoléon arrive aux villages qui forment le centre du front de son armée. Le duc de Bellune avec le deuxième corps occupe Wachau. Le général Lauriston , avec le cinquième corps , est posté près de Liébertwolkowitz , faisant un coude dans la direction de Hokhausen • ce dernier village doit être occupé par le maréchal Macdonal avec le onzième corps. Les premier et deuxième de cavalerie sont à la TowK n. ^^

gauchii en arrière du cinquième corp$.. NapoléOB rentre à son quartier-général.

Le i6 , de grand matin , Tempereur retourue $uf la hauteur de Liébertwolkowitz ; il ne change rien aux dispositions de la veille. L'in-^ fanterie et la cavalerie de la garde sont placées en réserve , en avant> du côté de Probsteyde. . Àii nord de la villede Leipsick^ était l'aile gauche. Cette partie de l'armée , destinée à être opposée au général Blûcher, est mise sous les ordres du maréchal Ney ; il a avec lui le duc de Raguse, avec le sixième corps , et deux divisions du troisième. Il prend position sur la Partha, entre Moêkern , Eutritsch ettGross-Wetteritzch. La di-n vision Deknas ^ du troisième corps, arrive par la rotite de Dùben, avec l'artillerie de ce corps. Le troisième de cavalerie est en avant de Gohlis. Le septième corps est en marche d'Eilemburg sur Taucha , mais il ne put joindre que le 17. Le général Bertrand avec le quatrième corps est à Lindenau , destiné à protéger le passage de TEI* ster , et à rouvrir nos communications avec le chemin de la France.

Le prince de Schwartzenberg s'était aussi décidé à l'attaquer^ malgré l'éloignement où se trouvait l'armée des généraux Béningsen et Colloredo ; il espérait prendre Napoléon au dépourvu et empêcher la concentration de son armée. Il se crut assez fort^ avec la coopération de l'armée de Silësie^i qui

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devait attaquer en même temps. Mais , trompé sans doute sur. la véritable position de nos trou*^ pes> il se priva d'une partie de ses forces, en s'obstmant> malgré l'avis de ses généraux, à établir sa |;auche et son centre dans des terrains marécageux, entre l'Elster et la Pleiss. Quoiqu'il en soit, son armée était ainsi placée ]e i6 octobre au matin. L'aile gauche, formée du corps de Giulay moins la division Murray qui s'était portée sur Weissenfels, de la division légère de Licbtenstein, et des partisans de Thielmann, occu*^ pait, sur la rive gauche de l'Elster, Klein- Zschocher ; le centre , où se trouvaient le corps autrichien de Meerfeld et la réserve du prince de Hesse-Hombourg , était entre l'Elster et la Pleiss , à Gautsh et Zobigker ; les corps de Wittgensteiii et Kleist, sur la rive droite de la Pleiss entre Grobern et Gossa; le corps de Klenau, avec la division prussienne de Ziethen , à Gross-Possna ; les cosaques flanquaient l'extrén^e droite à Seyfartzhayn et Klein-Possna. Le corps des grenadiers russes de Ragewsky fut placé entre Magdeborn et Gohren; la réserve des gardes russes et prussiennes à la gauche de Magde-' born»

A 9 heures précises, trois coups de canon tirés par intervalles annoncèrent du coté des alliés le commencement de l'action.Trois fortes colpAnes, formées par les corps de Wittgeùstein et

de Kleist^ débouchèrent, couvertes par deux' cents pièces d'artillerie. Au même instant^ une çan^a^ nade effinoyable s'engage sur toutes retendue dè^ deux lignes* Jamais feu aussi terrible y aussi oovjh centré y n'avait tonné contre les vétérans des -deux armées. La colonne du général Kleist , s'avaâ~ çant par Gostewitz, se porta sur Markleebe^, dont elle s'empara , et continua sa marche sur Dœlitz. Napoléon était posté sur un tertre qui dominait le plateau de Wachau ; pour arrêter le mouvement' de cette colonne , il fit avancer uae partie du cinquième corps de cavalerie ; mais Ici^ régimens français furent pris eux-mêmes en flanc par une division de cuirassiers russes, conduite par le général Lewachow , et ramenés vigoureusement; deux bataillons qui les appuyaient furent entamés. Dans le même moment lès batteries fhmçaîses, placées sur le plateau , faisaient un feu tellem^it vif, que cette cavalerie russe', ne pouvant se maintenir, fut obligée de repasser le ravin de Markleeberg. Le corps de Kleist fut arrêté par ce même feu, et le prince Poniatowskl, voulant profiter de cette indécision , tenta vainement plusieurs attaques pour reprendre le terrain que l'on avait perdu. Au centre, le prince Eugène de Wurtemberg , avec la seconde colonne d'attaque, s'avançait en même* ten^ sur Wachau, par Gossa, tandis que le général Klenau marchait avec son corps de Possna sur

Ljéber^WDlkowitz. Une ipolonne formée par la divî^dâ ru$^ de Gorzasckoff^ et la division .pras* sienne de Pirsen ; s'étaient ébraaléesde Stwmthal exk atrièrt de Gosaa^ pour appuyer l'attaque de liébertwodlkwitz; oâds la distance qu'elle avait à parcourir ne lui pfermit pas d'arriver avant que le corps du général Klenau ne fût fortement engagé avec les troupes du général Laurîston. Gcmteoué par le maréchal Augereau, la c^nne du général Kleist resta stationnaire à Markleeberg; tous les efforts des alliés se dirigèrent sur Wachau et Liébertwolkowitz ; l'action fut' trte^vÎTe et très-meurtrière sur ces deux points. Ges deux villages furent successivement attaqués jusqu'à six fois; tous les efiForts de l'eni^mi ^cli6uii*ent devant l'intrépidité des corps de l^lune et de Lauriston. Les premier, deuxième , eiftquième ùcrps de cavalerie sous les ordrss des géoénnii Latour-Maubourg , Sébastiani et Mil*batid> ecortribuèrent puissamment à repousser ces attaques.

Vei^ les onze heures , le maréchal Macdonald déboucha avec le onzième corps m la gauche du village de Liébertwolkowitz. La division Charpentier, qui était en tête de la colonne, prit l'attaque du giénéral Klenau en flanc , et enleva une batterie ennemie.

A midi , le deuxième corps repoussait la sixième attaque des alliés sur le centre. Napoléon crut le

moment (àyorable pour fkîre un g^rand effort eur le cet^tre ennemi , et décider la victoire ; il fil avancer sa réserve en ligne. La vieille garde marcha sur Dœlttz pour soutenir le huitième corps , que le général Meerfeld attaquait avec vigueur. Le général Kleist était . engagé avec les troupes du maréchal Augereau. Le duc de Reggio , avec deux divisions de la jeune garde , se diri-* gea sur Wachau, et le duc de Trévise, avec deux autres, se porta vers la gauche de Liébertwolkbwitz pour appuyer le mouvement offensif du onzième corps.

Aussitôt que le maréchal Oudinot parut prèà de Wachau , le duc de Bellune , avec le deuxième corps 9 déboucha de ce village; sa marche fut protégée par les soixante bouches à feu de la garde, que le général Drouot avait mises en bat-* terie. Les troupes du prince de Wurtemberg ne purent résister à des dispositions aussi vigou-* reuses ; elles furent culbutées et vivement poursuivies* Le centre ennemi était au moment d'être enfoncé, et la victoire n'était plus douteuse; mais le mouvement fut arrêté par la résistance opiniâtre des grenadiers de Rajewskî, dont une division était postée à Gossa et l'autre à la bergerie d'Auenheim, et les troupes du prince de Wurtemberg eurent le loisir de se rallier der* riére eux.

Cependant le ^néral Lauriston , avec le cin-

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f]tl{ème corps, après aroir si glorieusemept résisté dans Liébertwolkowîtz 9 débouchait de ce village , tandis que le onzième s'avançait sur \ei hauteurs qui se trouvent à gauche. Les divisions de Gorzakolf et de Pirsen sont repoussées vers Crossa. Le cinquième corps, ayant. en tête la division Maison , se rend maitre du bois de Gross- Possna. Le corps de Klenau , pressé de front paf les troupes du maréchal M acdonald , et menace de flanc par celles du général Lauriston, est contraint de se retirer; sa cavalerie a été vigoureusement repoussée par le général Sébastiani. Lé général Klenau reployé entre Gross-Possna et Seyfarlzhayn sur la route de Grimma, eut de là peine à s'y maintenir jusqu'à la nuit.

Cependant le prince de Schwar tzenberg , voyant le danger que courait son centre, avait donné Tordre à la réserve autrichienne du prince de Hesse-Hômbourg , de passer la Pleiss , pour . se porter sur la bergerie d'Auenheim et Gossà. De «on côté, Napoléon, voyant ses troupes arrêtées sur tîes deux points par la résistance des grenadiers de Rajewsky, et la bataille se prolonger paf une canonnade meurtrière et sans résultat ,, résolut de faire agir sa cavalerie par grandes masèes. Entre dfiux et trois heures, le gériérat Kèllerman débouche par la droite de Wachau styeo la cavalerie polonaise (quatrième corps) et les di^gons de la ^arde , soutenus par cpièlques ha-

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taillons formés. en carré; il s'avance s^r^Gosl^ witz et Grœbei^. En xnéipe .te^ips^ le iK>i de >Na*

ples^ avec la cavalerie , de .I^^^i^rltfaubQtirg (premier corps), se porte par la gaucbeide Wachau sur Gossa , et le duc de Bellune renoi^veUe son attaque sur les grenadiers de Rajewski , et sur la colonne du prince Eugène de AVurtpHji-

berg-

La cavalerie polonaise culbute la division ile cuirassiers russes de Lewachow/et la poursuit , le sabre dans les reins, jusqu'à Grœbern; mais çUe fut reçue par la réserve autrichienne qui venait de passer la Pleiss à Gaschwitz : le gépëraj îîostitz, avec trois régimens de cuirassiers, tombe sur le flanc delà cavalerie du g^éral KellqrmaA, et cette charge suffilt pour rompre le quatrième corps et le ramener sur les hauteurs de Waçhau*

De son côté le roi de Naples , par une charge des plus brillantes, avait dispersé la cavalerie qui couvrait Gossa, entamé les grenadier^ russes, et enfoncé le corps du prince de Wurtemberg j et en même temps le deuxième corps s'emparait de la bergerie d'Auenheim. Le centre des alliée se trouvait dans la position la plus critique : la victoire est aux Français , si rien n'arrê|^ leur mouvement , et déjà le désordre se fait sentir jusqu'au lieu où se trouve l'empereur Alexandre. Il donne lui-même l'ordre au général OrlovM)e^ nisQW de charger à la tète des cosaques, de sa

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gaide. d^tte trôupe d'élite rencontra la cavs^erie ^e liMoiiiMHàubôiiiig; au nmiDetit où , Venailt 4'eAl!&yçt ;iixie 1)iatt^j)e de Ttngt^ix pièces de ca^ upa^-eUe était dans le désordre qui suit une charge à fond. Notre cavalerie fut ramenée à son tour et perdit vingt-quatre des bôUches à feu qu'elle vjenait d'enlever* avec tant d'audace\ Son brave chef ^ le général Latour-^Maubourg , eut la cqxsse ^inportéf^ dans cette action. Les grenadiers deimewski s^ rallièrent et résistèrent à nqtre in«fc^iUerie.

. ia réserve autricbienne ne tarda pas à entrer en lîg;ae : une division se porta au centre pouir IW^ei^îr les grenadiers de Rajewski ; les gardes lusses et prussiennes marchèrent en même temps ^e leur position de Magdeborn sur Gossa^ tandis que la division de grenadiers autrichiens du gé- X\éral Bianchi , relevant à Markleeberg le corps de Kl^st^ tournait ses batteries contre les colonnes d'attaque du deuxième corps, prenait ces troupçs 4 revers entre Wachau et la bergerie d' Auenhexm , ^ les forçait à .rétrograder sur leur première po- ^tion.

Cependant Napoléon , sentant que si la victoire Uii échappait ce jour-là , il lui serait impossible de la ressaisir les jours suivans sur un ennemi qui serait .renforcé par plus de cent cinquante mille homn^s. résolut de tenter un dernier effort jsi^r le centre des alliés , l'objet de ses atta-

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quea de prédilection ; mais il n'était plus temps ^ il avait laissé le temps à l'ennemi de se renforaer de ces réserves que Schwartzenberg; avait si ïnal dispoéées. Le moment de la victoire était passé. Sur les cinq lieures , ayant concentré les deuxième et cinquième corps dé cavalerie en arrière dé Liébertwolkowitz , il les forme en colonnes d'attaque. Ces corps, soutenus par le feu d'une nom-^ breuse artillerie , marchèrent sur Gossa, enfoncé* rent le corps de Sorzakof , et enlevèrent le village. Mais la division prussienne de Pirsen les arrêta, et Reprît le village. Cette division, appuyée sur deux régîmens de gardes russes , et flanquée sur une batterie de quatre-vingts bouches à feu, établie sur la gauche de Gossa , fît échouer tous les efforts des Français pour réoccuper Gossa. Le général Banville fut tué dans cette attaque, et 1er général Maisons fut blessé. Une forte canonnade sur toute la ligne prolongea le combat jusqu'à la nuit.

Sur la droite de l'armée française le prince Poniatowski défendait avec succès le passage de la Pleiss contre tous les efforts des Autrichiens, qui avaient essayé de forcer les passages de Dœlîtz et de Lessnîg. Cependant, à la nuit tombante , le général Meerfeld , avec quelques troupes , parvint à passer un gué près de Dœlitz ; mais à peine commençaient-elles à s'établir sur la rive droite, que la division Curial , de la vieille garde, les at«

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taqna et les culbuta dans la rivière. Le général Meerfeld fut fait prisonnier.

Sur la rive gauche de TElster le général Giulay avait attaqué le corps du général Bertrand ; après sept heures de combat il était parvenu à s'emparer de Plagwitz, et attaquait avec vigueur Lindenau^ vaillamment défendu par le général Morio-Delisle ; le général Bertrand avait été forcé' de se retirer derrière la petite rivière de la Luppe ; mais^ frappé de la nécessité d'empêcher l'ennemi de s'emparer de Lindenau^ il reprit l'offensive avec vigueur, et le repoussa jusque dans sa première position de Klein-Zschocher.

A l'aile gauche de l'armée , l'on n'avait pas soutenu avec moins d acharnement un combat encore plus inégal. L'armée de Silésie s'était mise en mar* che à la pointe du jour; Langeron se dirigeant sUr Gross- Wetteritz , et le général York , par Lin-* den thaï, sur Mœkern. Le général Sacken était en réserve. Cependant à neuf heures, le maréchal Ney, ne voyant point paraître l'ennemi, et entendant une forte canonnade dans la direction dé Wachau , avait cru pouvoir se priver de deux divisions du troisième corps, et les avait envoyées renforcer la grande armée.*

Il est à remarquer que toutes les dispositions spontanément exécutées par les lieutenans de Napoléon , dans cette campagne , furent fatales à la France, Celle qu ordonna le maréchal Ney fut par»-*

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ticuliérement funeste à celte journée-En e|fet^ jîesdeux belles divisions ^'jl eav;qpt?^lajgrsfii4^iai^ DEi4e plissèrent toqt le jour. à â]ile^;4'H^0.parlî^«de la bataille à l'autre sa^s d(oan€r/.|6^IBfl^4€hl^ los s^jant fe4eman4^çç fli^^ .^u'i^ )S^^Fit aUtÊtipié^-A nftidi, il avait vi,i d^hw^^^pl^f^LURCiai* teiiapré-chai Marinant, ^giil ,av«Q : Jie i^ixiièJïl^ coiqpsiet-da caya,iea^j^ 4h 4MÇi4^JP?^QWÇ> .§« fiir^pàKft jà sevié- £endre I Langeron avf« son; cQi;pi»-4tiftC|iiia Gi^as et Klein^We^teritz , les,prit,etlQ& per4ij^ iplttsietees fois. IJc^ndant ce temps., le . ; géD^al ¥wk aitae quait. Mœkern • : le combat s^' sou te^U'^vecwi égal avantage , malgré r^Q»raiê dispropôrdon «des forces. Blucher même , qui a'aitaquttii ^^niais s^ns une grande supériorité jD(u|aQiërique,a^ait donné l'o^i"^ ^^ &ii*6 aya)9Q0r s^ réSiei?te lors^ que Le village de Mœkern fut Q^poirtô» L^s (rant^ pes qui le défepdaient se retirép^i>jt ^ur Eii^iixch çt Gqblis. I^a divisîcm Oelqp^^ nriivaÂI alors par la ro^te d'£^ulemburg ; par un à droite . «lie se porta sur Gross-Wetteritz f mais la perte à» Mœk,ef n rendit ce renfçrt inutile. Par cette mano&uvre, cette division couvrit la marche du parc du û^oisième corps ^ qu'elle escortait depuis Dûben, et qui arriva sans perte. A six heures du soir le maréchal Ney fit passer la Parthii , à Schomfekl , au sixième corps et à la division Delo)^. Si le matin, au lieu de s'obstiner à gardep sa, poeilîon ouverte de Mœkern, il eût pris, cette dernière,

défendue par la Pàrtha sot* le flx>nt^ il aurait eïi qudqoest- ohanées de rësfstbr à' des fofeès à^lssi supërâenros. LediiG de Pkdon^retle génétSklDoûi^ hro»ski 8e riBpliél:«at jusqu'à Pâtffendôrf; à Veta-^ trée du faubourg de Halle. La perte du marédiâl Ney^dans^^tte affairée ^ fut de deui^ mille homnies, tant tues qu^ blessés ou prisonniers^ et doiâe piéees dfe cauoiK 4 Les généraux GompansetPrédëricb^ ainsi ^e le duc de Raguse> étaient au nfotùbi^ê des» .blessés. Mais celle de l'enneiÀifut bïen'plû^ cùifêidérable; elfe- fut évaluée à prés de dix mittè boHuntS;

Enfin la nuit devient plus obscufe ^ le combat cesser les>feux de bivouac s'aHumenft de toute parl'^ et l'armée prend au repos ': elte a son aile droite à Markleeberg;- son centre à Wacftaâ, et l'aile gauche à la redoute suédoise. Napôléoh' fait dressier ses tentes en avant de Probsteyde , près de là roiitè qui coudait à Rochlit^; c'est là' qu'on lui amène le général Meerfekl ; on lui rend son épëe, et aprë^ une conférence assez longue avec l'empereur , il le ikit conduire aux avant-^postesaliiés. Ce général autrichien avait été l'un des négociateurs du ttaité de CampO-Formio. Il avait vu commencer la gloire de Napoléon , et il le voyait succomber $00$ le poids de la haine européenne. Napoléon aussi se souvient de Léoben et charge le comte de . Meeifeld de porter à l'empereur d'Autriche deSvproposilioBS de conciliation; mais il s'aveugle

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s'il croit ses ennemis susceptibles de cette gén^ rosité dont il a usé si souvent à leur égard. U ne doit recevoir la réponse à cette démarche que trois semaines plus tard , par l'entremise de M. de SaintrAignan à Francfort.

La bataille de Wachau fut à l'avantage des al* liés; quoiqu'on puisse dire à la rigueur, stratégie quement parlant , que la victoire resta aux Francis; car les alliés les attaquèrent dans leurs positions ; ils furent repoussés et obligés de reprendre celles d'où ils étaient sortis le matin ; mais à l'ar» mée de Silésie le succès fut en leur faveur. Dans cette journée, la perte de l'armée française, en tués et blessés , fut très-considérable , et quoique celle des alliés le fût bien davantage , elle leur était moins sensible , en raison de U facilité qu'ils avaient de la réparer. L'indécision de l'ennemi lui-même fut funeste à Napoléon en ce qu'elle l'engagea à rester dans la même position , et prépara les catastrophes des jours suivans. La grande cause , la cause première de cette déplorable situation fut non-seulement l'obstination de Napoléon à garder la position de Dresde , après les revers de tous ses lieutenans , mais, en raison du retard qu'il mit à la quitter, la nécessité qui lui fut imposée d'en venir aux mains dans une position aussi resserrée , qui n'avait pour retraite que les défilés tortueux de la ville de Leipsick. La bataille du 16 était une bataille inévitable, où U

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victoire elle-même ne donnait à Napoléon qu'un avantage éphémère; car, lors métne que Napoléon, au lieu de s'épuiser en efforts partiels sur le cei;itre ennemi , aurait porté toutes ses masses disponibles sur sa gauche, pour appuyer l'attaque du maréchal Macdonald, et que le corps de Klenau, étant débordé , la droite et 4e centre ennemi eussent été culbutés dans la Pleiss ; malgré ce grand échec, l'armée du prince de Schwartzenberg aurait trouyé un refuge facile derrière l'Elter ; elle était maîtresse de tous les passages, et, en re-, montant la rivière , elle se rapprochait de CoUorédo. Le temps , qui ne se répare presque jamais à la guerre , avait été perdu. Si deux jours plus tôt. Napoléon avait été en mesure de livrer cette bataille , il aurait prévenu le combat du i^y QÙ le roi de Naples s'aventura, et il eût conservé quelques lieues de terrain en avant de Leipsick. Il trouvait la grande armée de Bohème plus isolée, et sa défaite lui ouvrait au moins un passage libre; mai^ il était trop tard. Les renforts ennemis se pressaient de tous côtés , et investissaient à grandes masses le champ de bataille. Napoléon dut vivement regretter de n'avoir plus auprès de lui ni le maréchal Saint-Cyr, ni le comte de Lôbau avec leurs trente mille hommes; de quel poids n'auraient-ils pas été dans la balance ! Le i6 au soir le prince royal étaità Landsberg, Benniugsea à Colditz et Collorédo à Borna.

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Il n y avait plus <{u'un parti à pi^iiêrfe'j Nà?po^ léon devait battpe en retraité le 17. Oii ne corn*prend pasies motifs qui le reliprent sur le champ de bataille^ qu'il devait d'autant moins espéi'erd'etn^ porter que l'armée alliée grossissait à vue d'œil. Aucune disposition ne fut arrêtée , ni pour se retirer, ni pour désencombrer la ville de Léipsick de cejLte quantité de bagages de toute espèce^! fermait le seul point de retraite. Aucun pont ne fui jeté sur aucune des différentes' rivières ifué. l'armée avait sur ses derrières* L'empereur se se^ rait-il donc abusé au point de croire, qu^après une action, aussi indécise que celle de. Wachau , il pourrait balancer, avec le faible corps du général Régnier y et deux division» du troisième corpft , qui n'avaient pas donné , les armées qui Tenaient joindre les alliés?

' Quoi qu'il en soit, les deux armée» i^tèreïit stationnaires la journée du 17. Ce ne fut pas une journée de repos pour l'armée française, qui la passa sous les armes , battue par une pluie continuelle. Napoléon ne quitta pas ses tentes. Il envoya au prince Poniatowski le bâton de maréchal d'empire; dignité bien méritée par un dévouement sans exemple et une bravoure peu commune; mais le lieu, le temps, la position, donnaient à cette grande distinction quelque chose de funèbre.

Dans la matinée, la cavalerie du duc de Fa-

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âone ent cepeiidant une échaufFourée; Il s'hait porté un peu en ayant de l'infanterie ^ établie à a EtEteritz; le général Blûcker craignit d'être attaqué , et envoya le général Wasstlczikow, avec tes cosaques et quatre régrmens de hussards ; les Français y dès qu'ils les virent à portée de canon , firent jouer leur artillerie. Le général russe fit tavaiicer ses cosaques ^ alors le duc de Fadoue fit charger sa première ligne. Mais s'étant ahandon*née à la poursuite des cosaques y elle se mit ea désordre , fut chargée de nouveau par les ,hus* sards et ramenée si vigoureuseitient que les csca* ^rons de la seconde ligne furent culbutés. Le dtic de Padoue perdit quatre piéees de canon ; sa ca-* Valérie ne ^é rallia qu'au faubourg de Leipsick^ sous la protection de l'infanterie.

Le prince de Schwartzenberg voulait i^aouve- 1er 1- attaque à deux heures; mais le retard qu'éprouva l'armée de Beningsen , causé par le mau*^ vais état des routes ^ la lui fii différet* juâqu'auL lendemain. A quatre heures, le corps de Gollor rédo entra en ligne et s'établit à Grcd^ern^. L$ Sioir, Beningsen se rendit à Naunhof , et le prince Toyal arrivait sur les hauteurs de Breitenfeld# Lé général Reyhier rejoignit et prit po^itio» à Faunsdorf , laissant un bataillon à Taucha,

Ainsi , le 17 au soir toutes les forces des a^lUés étaient réunies , et le blocus de l'armée de Napo^ \^n était consommé. Il sentit ^jors U. Qéfîes$ité

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