‹ Portrait de Éléazar de Chandeville, neveu de Malherbe. Tiré du Cyrus de Mlle. de ScudéryChapitre 3 sur 6 · XIIJ · texte numérisé non relu

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qu'il avait reçu cette flamme qu'il faudra toujours appeler le feu sacré. Dans les Stances que nous citons à la fm de ce petit recueil, quel que soit le mérite de l'ensemble, il y a plusieurs vers qui révèlent le vrai poëte. Tels sont ceux-ci :

La mer où je m'embarque est sujette aux orages, Mais aux cœurs généreux de si fameux naufrages Sont plus doux que le portt

Et surtout ce dernier trait :

Elle liait son empire et/ai? sentir la foudre A. qui veut l'adorer !

Que ce soit Eléazar de Chandeville que Mlle de Scudéry ait peint sous le nom de Phérécide, le doute à cet égard ne nous semble pas même possible. Il existe à la bibliothèque de l'A-rsenal une clef du Cyrus que nous aurions cependant désiré faire consulter; mais nous n'avons pu y parvenir. Au reste, M. Cousin, qui a pablié dans le Journal des Savants

(avril et octobre 1857), deux premiers articles sur cette clef, doit la reproduire à la fin de son travail. Nous l'attendons avec curiosité, quoiqu'elle ne puisse rien changer à notie opinion. Seulement nous regrettons de ne pas savoir qu'elle est Elise, t cette merveilleuse personne > dont Phérécide est représenté comme un des amis, et dans l'histoire de laquelle se trouve le remarquable portrait qu^on va lire.

Le P. Martin nous apprend, dans son Athenœ Normannorum, que le seul portrait peint qui existât d'Eléazar de Sarcilly se voyait dans la bibliothèque des Cordeliers : € IconinhibliO' theca FF. Minorum Cadomensium exhibetur, neque alibi. »

On trouve dans la Généalogie de la famille de Picquot, par M. Dufeugray, ancien préfet, une longue note sur la famille de Sarcilly. M. Dufeugray, qui était allié à cette famille, songeait à donner une réimpression à petit nombre des poésies de Chandeville; mais la mort l'a empêché de réaliser ce projet pour

lequel il avait réclamé notre concours. Noos avons voulu du moins publier un document curieux, qui sera utile à ceux qui seraient tentés un jour de remettre en lumière la figure intéressante d'un poète qui, sans aucun doute, aurait ajouté une illustration de plus aux illustrations littéraires de la ville de Caen, si Dieu lui eût accordé ce qu'il ne doit à personne, pas même au génie, — le temps !

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