TOME I
Ics^it^les, préYalùt sur celle qui aurait pour die la iégitimité.
. Le roi approuva 1 electioB de Gérard , et ordomia au duc Godefroi de le conduire à Rome. Cet ordre ayant été exécuté, Benoit X renonça â tous ses droits, et le schisme cessa : mais 8*il n'eût pas voulu céder, |e ne sais pas pourquoi son électioa eut été nulle.
Nicolas II célébra un concile dans son palais de Latran ^ Fan i oog , ayec cent treize évèques : d'accord avec eux, il y promulgua une loi qui fixait le mode à suivre dans les élections de papes « aGn d'éviter Tévénement qui venait d'avoir lieu. Cette loi portail que le Saint-Siège étant vacant, les évèques cardinaux , avant toutes autres personnes, se réuniraient , et procéderaient à l'élection ; quiis appelleraient ensuite les clercs cardinaux , puis le reste du clergé , et enfin le peuple pour qu'il donnât son consentement : sera élu pape , celui des individus de l'Eglise romaine qui en sera jugé digne ; si nul de ses membres ne présente cette condition , on le choisira dans une autre Église. « Sauf l'honneur dû à notre bien-ainié fils Henri «qui maintenant est roi, et qui , si Dieu le veut, »comme nous le lui avons accordé , sera empereur. »0n rendra le même honneur à ses successeurs aux* «quels le Saint-Siège aurait accordé personndle- »ment le même droit. » S'il y a des obstacles qui empêchent de faire, à Rome, une élection libre, pure etgratuite^ les évèques , les cardinaux^ le reste
du clergé et lés laïques catholiques pourront choisir le lieu qui leur paraîtra le plus conrenable. Si, pour cause de guerre ou de tout autre empècheuient, Fëlu ne peut pas être intronisé à Rome, il procédera, nonobstant cela, en Téritable pontife. Tout individu élu.non-^conformément à cette loi sera anathématisé et déposé, ainsi que tous ses complices, comme antechrist, usurpateur et deàtraetevr de la chrétienté , sans que , sur ce point , audience lui soit accordée.
La clause de ce décret où Ton feint que le droit de Tempereur est seulement personnel, et une gr&oe accordée par le pape ^ mérite une attention particulière. L'abus que Ton fit de Tenfance d'Henri lY est bien notoire, puisque nous avons ▼u <|ue, depuis Constantin, tous Tes empereurs joaireut du droit d'approuver ou de rejeter les élections pontificales avant la consécration de Télu. L'esprit d'ambition et le désir d'indépendance se montrent au grand jour dans Nicolas II , ainsi que dans ses prédécesseurs.
En loSg il réunit un autre concile dans la ville d*Amalfi, pour prendre un parti dans les affaires des Normands; il fit des conventions avec Richard et Robert de Normandie : il confirma Richard dans la pricipauté de Capoue , et Robert dans les duchés d'Apulie, de Calabre, et dans ses droits à la Sicile. Robert promit de payer au Saint-Siège , dans le temps de paquos ^ une contribution de douze deniers , monnaie de Pavic , pour chaque
paire de bœufs. Outre cela , Robert et Richard se reconnurent vassaux du Saint-Siège , et lui jurèrent fidélité. Yoilà l'origine du royauuie de Naples, et la.cause des progrès extraordinaires de l'ambition des papes qui, tirant vanité de la souveraineté directe de ce royaume , ont causé dans le moyen âge et dans les siècles modernes , plus de guerres et fait répandre plus de sang que les rois. Us ont prouvé ainsi que leur esprit était plus occupé des affaires de la domination temporelle que des intérêts de la religion et des soins du gouvernement ecclésiastique. Que Saint -Pierre serait loin de vouloir reconnaître pour son successeur ce Nicolas II et ceux qui l'ont suivi , lorsqu'il les verrait désoler la chrétienté par des calamités et par des guerres, pour satisfaire des passions humaines d'un prétendu équilibre politique qui n'est d'aucun intérêt pour le successeur de l'apôtre ! Nicolas mourut le 23 juillet io6i.
MIIM««M<«^h<M»M^'
'%i%%»»»<^M^W»^^%»V»HW^i%%»^^i%^%»»>^^>BV^^»»V»^^»V|>VV»|;^^^^W^i^^^^^y^y^^^