‹ Portrait politique des papesChapitre 151 sur 190 · JULES II · texte numérisé non relu

JULES II

CCXVIIl* PONTIFE. -9- DE l^oS A iSl?,

Jvi^n DE ta RoTEAS , neveu du pape Sixte lY , cardinal de Saint^Pierre-ès-Lien» , évéque d'Âvi-i* gnoa, fut élu pape ^ le i** novembre 1 5o3 , et mourut le »0 février 1 5 1 3.

Plusieurs écrivains respectables assurent qu'il acheta les voix, une partie aux poids de For, et les autres par des promesses d'emplois et de di* gnités. Quelques-uns ajoutent que Ton peut aisé* ment croire ce fait et d'autres pires encore de la part de Jules II , dont la conduite fut très-relA* chée; car les femmes seules ne suffisaient pas a sa luxure; on l'accuse de sodomie. Il maria, sa fille Félicie à Jourdain des Ursins, et Lacine, sa nièeo^ à Axitoine Colone. Sa passion abusa de deux ^nes gens envoyés à Rome par la reine' Anne -, épouse du roi de France Louis XII. Apré;p .être parvenu au pontificat, il fut cruel ^ sanguinaire » féroce | TOMJS n. i5

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et plus propre à être général d'armée , que pasteur paisible de TEglise.

11 excita la guerre dans toute l'Europe , surtout entre l'empereur d'Allemagne et les rois de France, d'Espagne , d'Angleterre et de Naples : la malheureuse Italie en fut le théâtre, parce qu'il aspirait à y dominer seuL II lança des bulles d'excommunication contre les rois de France et de Navarre et la république de Venise, et mit en interdit tous les domaines de ces puissances , pour des querelles purement temporelles.

Il déclara schismatique le roi de Navarre, Jean fTSnblnel, et ie d^osa de la ocroronfae, eftàtitori- «aiït tout iMrlnoe cathodique à s'èmpai^cr de soa «Djonfue. dj!abbé'<Ftoiiri 'tie Voulut )ëmais croire d l'existence de cette bulle; ÛMtf il serait forcé 4'y isl30Îr€$(ani:qmfrd4»td^ s'il^iTaH,' puisqtitl pô^nrait I3n.]irè ié teixte.^tla pu blkbtîoty , dkns l'appendii détl'BîâtoH^ 'd'Espagne , par Jean de Mariana , imflrimé à Valence ^ chez Mofitfort. Ires ^ht^ursanrbiditt ^mdme çtt y ajouter d^antres plrétf^^ , s'ils «tissent {>iift la peine de Hite iés Actes^ capftulairei lAe Tégfi^ râti^raie de €«l6bd|frà , q^i meÈtiotysièiitia pûbUoatton^l l'afficha deb copier à W^iXt ^ temple;

La^oadiiitè' de Jules fl, pendaM son pontiKoit, fat «i>opposée''à celle d'nto svrcoesseur 'de Siiiol* Pîenrey :q«i'èfi foirtant pômr ftlit^età^gUértie à^diT^ prinoel d'itèlie, il fit yà^ daÂfi^lel^ibre^ ^[m^H

de clefs , symbole des clefs spirituelles, en disant : »PuiM)ue ieê4ÀeSê ^^sÂnl^io^xe ae me Mrveat 4o • rien, je les jette, et je saisis Tépée de Saint-Paul.» En un mot , il permit au duc d'Urbin d'assassiner le cardinal de Payie en sa présence.

Quoiqu'il eût promis avec serment , ayant e^ après son ^léyation sl\i trône pontifical , de conyo-* quer un concile générât , pour réformer les abus du chef et des membres de f Eglise j ce fut en Tain qu'on le requit plusieurs fois de le faire , en lui rappelant le décret du concile de Constance , qui ordonne d'en assembler un tous les dix ans. Sur isoxi .r^efiH.) Jçs ^fM?fiipBAix en çonvoqMèrept un fiPimei^ il^ Wipettdivent J^l^ dfs r^Xi^rokie^de la puissance pqntilip^e, et. ils e^ ^er^iopt js^gid 40^e >vQnqsi»le déposer.» ^i l'ecopepeiur Afa^imi- )i^I*'^j>QUr scisintérètspArt^Gvliers , n'eût^hang^ 4^ ^ajpti. i^ons Jules cc^iToqu^ uvi a«lre tcoiioile i j^jB6^ au Gouyiapt rfifs S^is^^Jean^d^nM^^i^ «^ 19^^ }fiB ^^PFÎMaâns çomP^^il^ent que ce fiM; av;^p 4es m^- IffHtipP^ pf^fîdjea, çpir.ili;ie pensai^ >à irien saqiQ^ ^*è ri^foiwer )€s abius d'om jpcm^mir arbîtriaice^ jqill \Mi #pr¥ait àiWMltiplicff Jes malb^VW ide illtter' ]^. Jkfff^^ WQÏv (^licomPàuw^ le ppi 4e frappe tH son armée , le 4pp de iFe^rwe letfoeysc ^ni lui dMr 4iiW4iQlKt.flu ïi^flcow» , .Jçs y^itiçiM'tf >^urs ^}jji0s , U M0Mimti^fHi0 4bb<^rv^ comme i^i mwstoe iir 4a9Ae, gUQi«v^.v tttrlr^leBrt^ ^nguamiise., ut tm^

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