ADRIEN VI
CCXXV PONTIFE. -*- DE 1^22 A l5a5.
Adrien Florënté , né à Utrecht y cardinal , évéqué de Tortose , inquisiteur général d'Espagne , et pré^ cepteur de Tempereur Charles-Quint , fut élu pape pendant qu'il était en Espagne, le g janvier i52i2. 11 ne changea pas son nom , chose sans exemple depuis un grand nombre de siècles auparavant, et qu'on s'imaginait être obligé de faire. Amédée, duc de Savoie, avait voulu conserver le sien, lorsqu'il fut élu pape par le concile de Bâle, pen-* dant la vie d'Eugène lY ; on lui dit que cela ne pouvait pas être, puisque Jésus-Christ avait voulu appeler Pierre celui qui auparavant se nommait Simon.
Adrien YI mourut le ^4 septembre i5â3. Quelques-uns ont soupçonné qu'il avait été empoi* sonné : ce qui n'estpas incroyable, parce que, dans son court pontificat, il manifesta l'intention de ré* former les abus de la cour romaine ; et cela suffi--
sait pour lui faire beaucoup d'eanemis puissaus et audacieux. Ceux-là ne pureut 3upportçi^ patiemment , même après sa mort , qu'Adrien , écrivant à la diète impériale de INuremberg, sur les affaires de la religion troublée par Luther , avouât que les fautes des prélats étaient cause que Dieu avait permis cette persécution contre son Eglise, et qu'il promit d'imiter Jésus-Christ, qui, pour corriger le peuple, avait commencé par le temple : « ^ous savons, disait-il, que, même sur le Saint-Siège, il s'est commis pendant long-temps des choses abominables , des abus dans les affaires spirituelles, des excès dans les mesures , epfia des perversités de toute espèce. Lorsque la tête est malade ,11 n'est pas étonnant que les membres se ressentent de la contagion, le mal passe dei souverains pontifes aux prélats iaf^rieyr^. Pour ce qui nous regarde , disait-il à son légat | tu pro* mettra^ que nous emploierons tout notrç ^èl^ pour réformer d'abord notre cour, qpmm^ étmX la source d'où est émané tout ie mal; car» ^ijant produit par son mauvais exemple, tous ^as yice^ et tous les désordres des autres prélats , il es^ juste, qu'elle influe par ^a bonne c^^ndujt^ sur U réforme des inférieurs. JN^ous allons nous livrer à ce^e entreprise , avec toute reffîcacil:é è laquelle nous nous croyons obligés, d'ftutapt plus qii^f nous voyons le désir ardent q^e témojgae toute
la chrétienté P^^^ ^^t*^ réformei^^ Ce dessein ne pouvait plaire ^vx ]&onuims| Pa«
lavicino mcmc, dans son histoire du concile de Trente, -s'est permis de flatter les^ papes, en leut^ disant qu'Adrien YI fut un imprudent de confesser, avec une candeur excessive , ce qui pouvait dénigrer la conduite des papes. Ne nous étonnons donc pas si sa mort fut si prompte ; il était dans l'ordre d'anticiper 8^ diépositiçm défifiitiT^ du pontificat.
Etant inquisiteur gépéral en Espagne , il adopta la doctrine d*un de se& inquisiteurs subalternes , qu'il eut dû rétracter étant pape, et qu'il ne rétracta pas. Albertino , inquisiteur de Mayorque , qui fut ensuite évéque de Pati en Sicile, soutint que Von pouvait et que l'on devait révéler le secret de la^ confession sacramentale, quant au fond de l'objet qu'on y avait déclaré, pourvu que l'on cachât le nom de celui <pû l'avait confessé, et si l'usage de cette révélation pouvait éviter le mal du prochain. On défendit cette dectrine , à l'occasion de la ré*-' Télatîott d'un pr<^ d'assassiner un inquisiteur*
so4
vtrtKttfntfuwtinrtiiviTtvtTii %%»»%»»»%%%%%^w>»i%wi»iw»i%»^^^*MM»%^i»»w^%m^\<%<»^^*^*w