CLEMENT VU
GCXXl* PONTIFE. — DE iSaS A l554.
Jules de Médicis , cousin - germain da pape Léon X , fils naturel de Julien de Médicis , fut légitimé et fait cardinal par son cousin , et aussi arehevéque de Florence. Le conclaye Télut soutcrain pontife le 19 novembre 1 5â3 , et il mourut le ^6 septembre i534. Il fût encore plus ambitieux que son cousin , et n'épargna aucun effort jusqu'à ce qu'il eût réussi à élever sa famille au rang des souverains. Il obtint de Charles-Quint le grand duché de Toscane pour Côme de Médicis , et le mariage de Marguerite d'Autriche , fille naturelle de Charles , avec Alexandre , bâtard de Laurent de Médicis , en le nommant duc de Florence. Il obtint ensuite que Catherine de Médicis , fille légitime du même Laurent , épousât Henri II , roi de France. Tout cela fut le fruit de ses intrigues.
Il accrut notablement le nombre des ecclésiastiques , en approuvant l'institut des chanoines vé-
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guliers bamabites, et celui des capucins. Obligé de montrer des dispositions apparentes pour la réforme, il enyoya un légat à la diète de Nuremberg ; mais il trompa tous les princes d'Allemagne, en proposant seulement la réforme des abus du clergé du second ordre, mais très-peu la réforme des abus de l'ordre supérieur, et aucun de ceux de la cour de Rome, et traitant d'hérétiques tous ceux qui murmuraient contre les papes et le Saint-Siège. Les membres de la diète furent très-mécontens d'une conduite aussi opposée aux intérêts de la religion catholique, dont la situation empira dès ce moment , et les partisans de la religion réformée s'accrurent considérable^ ment en diminuant les sujets spirituels de celle de Rome. Clément YII fortifia donc l'œuvre de son cousin Léon X , contre le catholicisme , par les mêmes motifs de préférer l'agrandissement temporel des papes aux soins spirituels des succès^ ieurs de Saint-Pierre.
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