PAUL IIJ
GGkxit* roiiranB. — M i554 a» 1 5219.
Aux AKOM JPiAJiidâE 9 lié à JEU>me 9 f ardina^ d'Qsiie^ .doyen du coUë^e des cardinaux, JjJkt élu ps^pe.le ,i5 ocjlobre i5349 ^^ )l'âg« de soixante^buit aoB,'>^? le.uom ^e Paul III., et, mourut le ^o no- Tecnbre <i549« '^^^^^ un ouvrage .iipprluié i Pan» eu iSgi 9 j>ar Euâtadie Yignon^ mus ce, titre : Étal de i' Église dans le cours dejs siècles , depuù ries apôtres jusqu* à nos jours y îl est dît qu'Alexandre YI rayait fait cardinal en récompense de ce qu'il lui avait cédé pour maîtresse sa sœur Julie Farnèse,
Pendant son cardinalat , il se déguisa pour con* tracter un mariage , nul et de mauvaise foi de son côté, avec une dame de Bologne à laquelle il persuada qu'il était séculier , libre et mayordome du cardinal légat. Il eut d'elle deux enfans sacrilèges, Pierre- Xouis et Constance. Le fils fut depuis duc de Parme par la faveur du souverain pontife son père^
et c'est te tronc de la maison Farnèse, alliée def^h le pontificat de Paul, à toutes les maisons «ouyël^înès de l'Europe. Constance épousa Bosion- SfofCe, qtri., au rapport de quelques historiens., tttùurut empoisonné paraon beau-père. Cela n est pas tons traîsemblance , si tout ce qu'on lui impute est certain. On f accuse d'avoir fait mourir sa propte mère par le poison , d'avoir eu sa fille Constance pbtfr maîtresse, d'avoir vécu en concubinage avec sa sœur, et fait mourir un fils qu elle avait eu, yît ensuite eHe-toême, par des motifs de jalousie., ùimî qtieponr avoir sonbérîtage que lui avaitlaissé fltofnfiîsdëçèdé avant elle. Tous ces crimeâ horribles, '^t d'autres èiicore, sont racontés dans cet ouvrage • toafrs, qnarid fl n'y aurait de certain qu'unepartie de «œs faite, cela snfTit pour faire regarder Paul III Vn>mme ïe monstre le plus affreux de soii temps. ! La donation de Parme et Plaisance , feite en favetïlr de son fils Pîerre-touis , avait lesoin d'être Xîdrifinûée par l'empereur, comme fiefs d^penc^ans de Mîlati. 11 y eut, à ce sujet, de grandes contestations, mais enfin on leva les, difficultés en .mariant Odtdve Fârnèse, fils de Pierre-Louîs, petitflh du pape, avec Marguerite d'Autriche, jTiUe de «harfes-'Qxtmt et veuve d'Alexandre de ^Médicisl tiuc dtefïoretieô. Après beaucoup de différends avec îa icbut de France , on y mît fin par le mariage? tf fiVrt^ce Parnèse , duc dé Castro , bâtard .de Pierrflixf\ita fet pctît-fiïs au p£|pè , jivec Diane d'Angou-
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H persécuta les luthériens et les autres sect%* teurs de l'Église réformée, en excitant l'empereur et les rois de France et d'Espagne à les punir de la peine capitale du feu , abandonnant ainsi les maximes du caractère sacerdotal, ^i*eùt-^ pas dû préférer d'ôter les prétextes , l'occasion et la source de toutes ces prétendues réformes? Mais, loin de s'occuper à détruire les abus de Rome , il les autorisa d'avantage par son mauvais exemple personnel et politique.
Voulant cependant persuader le contraire , il ' chargea quatre cardinaux et cinq prélats de proposer les points qui leur paraîtraient nécessaires. Cette commission s'exprima ayec une clarté admirable. Tous les abus , les vices et les crimes de la cour pontificale furent présentés, et leur réforme, comme le seul moyen d'empêcher les progrès de l'hérésie. Paul parut d'abord vouloir s'y conformer, mais ensuite il agit en sens contraire , sous prétexte , selon le rapport de Palavicino , qu'il serait déshonorant pour le Saint-Si^e de confesser tant d'iniquités.
Il convoqua enfin, malgré lui, le concile de Trente , parce que les excuses et les prétextes tih* rent à lui manquer : mais, craignant que dé la réunion de tant de prélats hors de l'État pontifical , il pût résulter des décrets désagréables aux papes pour la diminution de la puissance usurpée contre les décisions du concile de Constance, U n*eut point de repos qu'il ne l'eût transféré à Bologne^
ao9 Alors l'empereur et les évéques allemands et espa* guols s'opposèrent à la traBslation , protestèrent , et le concile fut suspendu. Peut-il y avoir une preuve plus claire que l'objet principal n'en était ni le dogme ni la morale? Sur ces deux points les évéques auraient décrété de même à Trente qu'à Bologne. Sa défiance n'était donc que pour ce qui regardait la discifJine.
Cette dernière partie empira beaucoup sous le Gouvernement de Paul III, car, en i536, il inventa la fameuse bulle appelée in c&na dornini , parce qu'elle se publiait tous les ans le jeudi-saint, jour de la cène de Notre-Seigneur. Son objet était de fulminer des excommunications et d'autres censures contre tous ceux qui faisaient quelque chose de contraire à ce que les papes appelaient les pré« rogatives et les droits du Saint-Siège. Presque tous les souverains réclamèrent contre cette bulle par mille protestations, mais on n'en continua pas moins la publication, et Pie Y, Paul Y et Urbain YIII, y ajoutèrent encore des articles. Clément XIY en supprima enfin la publication.
On ne peut dire tout le mal que causa cette bulle , car presque tous les livres d'abrégés de théologie morale lui sont postérieurs. Par cette raison les auteurs embrouillèrent la doctrine de l'absolution des péchés, réservée aux papes; et, quoique cette bulle ne se publie plus , les professeurs de morale suivent ses principes et ses conséquences comme auparavant.
TOM£ IL i4
Ce fi^t k ^7 septembi^ 1 54o, que Paul approuva l'institut deft . jésuites , malgré 1^ grandes oontrariétés qu'éprouva Saint-Ignace de Loyola son fiondateur* Personne n'ignore les c<m$équences que produisit l'étal^U&sement de ces prêtres réguliers , supprimés depuis par Clément XIY. Il ne faut pas s'étonner que Paiil III les ait admis , ni que Pie YII les rétablisse maintenant, si nous réfléchissons qu'ils font un quatri&oie vœu de plus que les autres réguliers, et qui n'çst rien moins que d'obéir, que de suivre et d'es^écuter en tout les volontés pontificales.
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