‹ Portrait politique des papesChapitre 16 sur 190 · CAÏUS · texte numérisé non relu

CAÏUS

XX Vil' POKTlFiî* — i>E a 83 A 2()6.

, Il en est de même de Saint-Caîus , parent de lempefeur DiOclétieu, qui lui fit souffrir le mar* t}Te parce qu'il lui attribuait la résistence mise par

Sainte-Suzanne, sa cousine , à accepter pour époux son coUègue Maximien GalcHus, veuf de Valérie y. fille du même Dioclétien* Jusqu'alors Caius avait eu ses libres enirées dans te palais impérial , et il était même particulièrement lié avec Timpératrice Serène^ épouse de Diociétien^ secrètement con— vertie à la foi chrétienne^

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MARCEUN,

XXVIU* EONTIFE.. DE 396 A 3o4-

Les empereurs Dioclétien et Maximien publièrent en 5oa leurs édits de persécution générale contre les chrétiens, contre leurs temptes et contre leurs^ livres ecclésiastiques. Le pape Marcelin s'intimida,, apostasia y adora les idole» et abandonna les Kvres de la sainte écriture, pour qu'on les brûlât comme' impies , conformément à 1 edit des empereurs. On.dit qu'il se repentit ensuite; qu'il confessa sa faute dans un concile assemblé à Sinuesse , et que les évoques le laissèrent continuer de remplir le siège papal, attendu que personne n'était juge compétent d'uu Pape. Cette dernière assertion est un» mensonge des Romains modernes ; l'histoire nous* fournit des preuves du contraire.

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ÏV- SIÈCLE.

MARGELEUS,

XXIX' POOTIFE. DE 5o8 A 3 KK

(^toifftrK le siège ponttficaF ait été laissé vacant 5o4 par Ia mort du Pape MarccHn , on ne donna H R successear à ce dernier qu'en 3o8« La cause de ce retard n'est* pafs bien connue» Mais il parait TtQÎsemblable , malgré tous les efforts du cardinal B«roniu9 et des autres Romains pour nier ce fait et démentir l'histoire, que ce retard se trouve lié à ridol&trie et à la pénitence de Marcelin.

Marcelhis éhi Pape , déploya une sévérité extrême contre ceux qui par fa3>lesse s'étaient rendus coupables du péché d^idoMtrie pendant la persécution. Les choses en vinrent au point que des séditions se déclarèrent , et que plusieurs en périrent victimes; preuve manifeste de l'esprit de parti qai poussait les fidèles à se vanter de leur constance

aux yeux de ceux qui avaient cédé. Ces troubles étaient peut^tre du s à l'imprévoyance du Pape , qui ne voyait pas le danger de punir , quand les pêcheurs étaient si nombreux. La discorde produisit pendant long-temps des conséquences funestes , et cnlre autres, des schismes et des' hérésies. Ceux qui faisaient gloire de leur constance, flétrissaient du nom de traîtres les autres qui, par faiblesse et par peur , avaient , aux termes de Tédit , livré les saintes écritures aux officiers de l'empereur. Ils diffamaient par l'épithète de UàeUatistes , ceux qui avaient échappé à la persécution, à la faveur d'ua libelle ou lettre de sûreté, que le gouvernement impérial n'accordait qu'à ceux qui promettaient de suivre la religion de l'empire. Ces distinctions entrp 1^3 Chrétiens fuUles , les Chrétiens libeUatistes et le3 Chrétiens traîtres ^ nécessitèrent ensuite des conciles ecclésiastiques et des décrets impériaux pour firréter le mal , ce qui^e se fit qu'après des lutt<3S et des discordes violentes , dans lesquelles beaucoup de personnes succombèrent. Marcellus eut évité tout cela , si avec l'affection et la douceur dont la religion lui faisait un devoir, il les eut admis à la pénitence , sans montrer une sévérité inflexible contre ceux qui avouaient ôtre tombés dans le péché par crainte des tortures. Tous ne pouvaient pas être des héros.

L'empereur Maxence condamna Marcellus à servir de palefrenier daas les écuries publlq^ies, C'est

li ce qui lui valul Fhonneur d'être placé au rang dc8 martyrs.

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