GREGOIRE XV
CCXXXVl* PONTIFE. — DE 162I A lÔaS.
AizXAlîDftE LuDovici, tïé àBotogoe, eardÎDal ar« chevéque de sa patrie , fut élu pape le 9 février 1 6â 1 9 À Fâge de 67 ans. U prit le nom do Grégoire^ et nourut le 8 juillet 1623, après deux ans et ein^ mois de pontificat.
U suWit les mêmes maximes que ses prédéces-^ seurs, et porta le népotisme à l'excès. Non content de combler ses parens de revenu»^ d'honneurs et dé dignités 9 aussitôt qu'il fut pape^ il nomma cardia nal son principal neyeu, Louis Ludoyîci, et lui confia l'entière, direction du pontificat, en hii re^ commandant d'accumuler des richesses , dans le cas où il viendrait à mourir promptement comme Léon XI. Le neveu. s'en acquitta si bien au gré de l'oncle, qu'il s'empara de tout le trésor pontifical ; de sorte qu'en deux années, il possédait, à la mort de l'oncle, deux cent cinquante mille écus
de rente annuelle en biens fonds, outre un grand nombre de palais et de maisons de campagne.
Grégoire persuada à l'élecleur de Bavière de lui remettre, pour sa bibliothèque du Vatican, tous les manuscrits do Télecteur palatin, provenant des monastères supprimés par ies Protestans , en disant qu'ils lui appartenaient par la mort civile des moines. Quels beaux principes de jurisprudence et de morale! Il excita et favorisa la guerre de Fempereur contre les protestans, et il prétendit que le duc de Savoie leur enlevât la ville de Genève et les passât tous au fil de Tépée. 11 sollicita aussi le roi de France Louis XIII d'en faire autant à ceux de son royaume, abusant des textes de rÉcriture Sainte, pour lui persuader qu'il ne devait pas accomplir le traité de son père Henri IV qui avait accordé aux Protestans quelques villes pour leur sûreté.. ,Si ce n'était pas une chose avérée-, une telle réunion de maximes sanguinaires, si opposées à la doctrine de l'Évangile, paraîtrait incroyable dans un souveiain pontife qui se glorifiait d'être le conservateur et le défenseur de l'Évangile même*
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