‹ Portrait politique des papesChapitre 53 sur 190 · ZACHARIE · texte numérisé non relu

ZACHARIE

XCl* PONTIFE. — 1>K 74l A 762,

Ce souverain pontife fut consacré le 3o octobre 741» après une vacance seulement de trois jours, et mourut le 1 4 mars 'jSu.

Il ne fut pas moins ambitieux que son prédécesseur, mais il usa de moyens plus doux , parce que sans doute il était plus artificieux. En 74^ 9 il cdla trouver le roi Luitprand et parvint à persuader à ce prince de lui céder, à titre de possessions du patrimoine de Saint-Pierre, les provinces de Mami » d'Osimo , d'Ancône et d'autres villes , ce qui valut au pontife d'être reçu à Rome en triomphe, comme l'étaient autrefois les empereurs. ]En 743, il fit un second voyage et détermina Luitprand à céder à l'empereur de Constantinopie une partie de l'exarchat de Ravenne qu'il Tenait

ée eraquérir. En 743 ^ il fit un troisième vpyage pour faire ratifier ces concessions par Raçchise, successeur de Luitpran4 j «t.il y réussit*, U prôchai avec tant de force ;sur le mépris des grandei;rs du naonde, (|ue Raccbi^e abdiqus^le ^eptrei^t se fit moine. Le pape le fit tonaurer. -Il dev.ait étce asseiL extraordinaire d'entendre prêcher sur le inépria des grandeurs, im homme qui se tourn^entait pour acquérir la sotiveraiueté ,des provinces qui eoTironnei^t Rome. Peu^de temps après^, il aufo^ riaa P^pia , duc de Fran(;;e, fils de Charlçs Martel ^ à prendre le titre de roi de France» et dégagea lei Français de leur serment de fidélité au roi C)iildé« rie ni qui fut détrôné et renfermé, dans uamo« Dp4tère, afin d'être i^^hors d'état de réçlajpci^^ ses droits. Qui donc put donçteri Zaçharijç ifn,pquYp^i: légitime pour uniç telle f{ransactioi;i? «F^sus^CÎxrist? non, certes; car il disait au cqn^aire que.^on ro^ume n!était>pas decje pfonde, et il s^e reçQiir nui sujet de Tejpgtpereij^ç. Saint-Pierre? ^tpj^t gussî peu : sa ,^9pt|riqe était totalement oflp#f éç^ il eur soignait la sdumi^siqn ;au souVer^iji} f^A?^ '^^P^V deux et mécjtiftntf Avaîj-iMf ouy^ ce ppi^vqif^dan^ le3 décrets de^. conciles ^ dansjcs écpts ^^f çainfs pères derj^isCj? Eucoi:e-moinfi. Tou^ ^s^i^oaienjt ce qu^vf^t enpeig^é Sdnt-Piejpi;e^ Q^iel ^^ donc l'oriigine . xi'u^e ^opUÛQ^. si ^yçnXvkvécyyéiaLt .des afl&ires publiqifies. L'esprit d'-aqabition dominait sur le siéffe de Saint-Pietrre depuis le commence* ment du troisième siècle,; époque à laquelle il y TOME I. * ^4

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^àit été introduit par Saint-Yiétèr. Oh tt"âÉ)^àit alors à eothuiànder que û&nê lès affairés ecdébiàlif^ës de tûiàt le monde chrétfén. Geft^ ent^^ffksè se suivît àvéc Une constance àdiâïràblè pOt- Àes Victbires partielles sur les ^trià^dké^ d'AIéxMh drie , d'Antiochè et de Jénibaleîxk , èf fctfr lés pii- Aiàlis et lÂétropôIftàins d*Éphèfae , dé Thraçë , dllfyrîè, d'Àfrîtiùe, des Gaules» des Espaces, d'Aqàlfée, de Skrdaignè, de Sicile, de Ràvétiùê, dé Milaù ëi d'âfuîfraâ pi^hts. La plus grande dîffictilté Tenait dé Constàntfnèrple. Lepape Agatliôii Ik surmontai * t&Mâtï 6e})llièmé sil&de , et rkmbitrôii hithaine ne » / reconnût plti^ dé !Jïtfitèj. Elle etit , dés-îbtîs , ponr

objet, fiiidéj)endàùce dés protlnéés pontificales et dé ïétrt'& dlfetrîfcis, et cïierclïâ à felrè prévaloir te resj[)ect du souverain pontife sur celui àà au souterkîn. le pape Jean VI Tàvait Aéjâ obtenu. AùsisStôt àjjrès bn cdmfùieiiça â délirer lé mte ^i d'éVdit coiitëi^tir eh bbligation ce qui hèlréhsilt qtié fiû feèpéét.lOéB môyenô séditifetift l'acquîteht à Tîrègbîrè ÎI. Où aspirait à ce que le pdUvoir àdm> nîstràtif ftttUtt pouvoir seîgtieurîalî Grégoire II y parvitît. ta sdttvëi'âînété manquait encore : Gté^ ^oîrë III s'en empara, quoiquaucuti acte n'en fasse mention. Lé désir d'aughienter Mn tëilritdirè était un déâlî* natut*el ; Zacbarie re^ëcuta. H fal^ lait légitimer des usurpations, CUârlëUiagne ne devait pas tâf déi* â le vérifier. L'Ehprit-SaSiit aurait en vain cherché à reconnaître en bes pontifes lés successeurs de Saint^Pierre j îln'y aurait trouvé

qam eeux des C^mk. (.ei|r ambUùm tt« sWréta. pat U , rhtHpke niiu^ ^ITrira eiiM^te àe% entre* pmea A andadatses ,. que le pape lEacka rie HirimÊme eirt doité^fu^a pût aller aussi liân ; imus,

les Terroitis pau à pei^ . - • i . «

xciir ^(rirrtttî • • J-' *« 95a- k ■^S^.

A la MattdeZàahBDÎej^ BHbuiei f^t^t^n^li^^^ iat éhi>ap0 5 :tt.!prit iumédlatemwl |)^ssesaioai <le la chaÎM poolî&eisdè i jfanw 4^ W d'atleiicMt im eeiafi^BHitîoB d'alitiula.spitieraiif» Mais llr^iis joiuups, après» sans (fu'ii «ût» tboore Délié ûopsafiré;^ Jl :f)^. trouva malade en se levant et mpurat pr»9^et'fllT| bttânaiit G'ieab par. ^xtX^iM^imn ^fn'U; -Rîff^/ pas placé au jaMabrc» dcft aéu^*9 v^ i{(M|lî(e0. f]|9i«ili-% dtatevient aptoèftrM 'maMy^feut/jliWjNMM 4#§Qiut.e tita:lkm dans laquelli favcty^iafife' ^ ^pfBtif^^ nawnthértussi Étmmk^jifét4l\is\^.)afirmMti^^»^^^^^ denaier «apurât ie.dSb^wti 17^7.! •• if.-. ^If: .^L, .' . . Gel attiofe «âraili)tri$teng.iî>îenr^0^(4^Siy r^K^M-? %sr on détail tpnlef ilés Jctti^f^i^ tjliyhB«% f)n .fitair^

par le pape Ettetme, pour usurper la souveraineté^ de Ravenneet lt>ut Texarchat, sans parier de différentes villes de Toscane, du territoire de Bologne et d'autres provinces limitrophes de Rome. Astolphe , roi des Lombards , s'en était rendu maître par le droit de la guerre , après en avoir dépouillé l'empereur de Constanti])ople. Etienne se rendit en France, couronna Pépin roi , donna les titres ^ de patrices de Rome à ses deux 61s Charles et Carloman , et défepdit aux français , sous peine de la grande excommunication, de reconnaître jamais pour roi di^ Frsjpçe aucun prince qui ne serait pas de la famille de Pépin. Ce dernier lui promit de &ire la guerre au roi des Lombards, jusqu'à ce qull l'eût forcé â se dessaisir des provinces, et des villes ci-dessus mentionnées , qu'il offrit , avec le duché de Rome , en don â Saint-Pierre, pour: que les papes les possédassent en son nom. Astdlphe mit le siège devant'Rome, et Étiehme envoya réclamer l'appui de Pépin, auquel il écrivit uneletive ainsi conçue , qu^il donnait comme venant de Tapdtre Saint-Pierre :

A 'Saint-Pierre ^ dit Tapôtre , aq nom et par Fbr-

• dre< de Jésus^hrist, fik du Dieu vivant

» Je vous conjure par le Dieu vivant de né pa» per-

• mettre que ma ville* de Rome et mon peuple »Mient jmaltraités j^us Jbng-4emps par lesLoM-* > bards y autrement craignez que vos corps -et vos

• âtaes ne' soient tourmentés par le feu éternel. » ydlle2'â Cfe que les jbirebis<lu troupeau que

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Bin^a confié ne soient pas dispersées. Ainsi , vous » obéirez a Dieu qui pourrait vous détruire vous- » même et disperser votre peuple comme il a fait de

• celui d'Israël. Si vous m'obéissez promptement , » TOUS recevrez une grande récompense dans cette » vie ; vous triompherez de tous vos ennemis ; vous

• aurez une longue vie, vous jouirez des biens de la terre, et par suite, sans doute, de la vie

• étemelle. Dans le cas coiftraire, sachez que par

> l'autorité de la Sainte-Trinité et la grâce de mon

> vicaire , vous serez privé du royaume de Dieu et

> de la vie étemelle. » Il écrivit aussi aux ducs et aux pairs de France une lettre non moins éloquente, c Je vous conjure de venir immédiate- » ment délivrer la ville de Home du pouvoir des » Lombards. Accourez aussi rapidement qu'il vous

> sera possible avant qu'on ait épuisé cette source

> d'eau vive dans laquelle vous avez été régénérés »et conservés, lie quittez pas les armes avant le

• triomphe, sous peine d'être exclus du royaume

> de Dieu et livrés au di&ble et à ses satellites. > Le roi Pépin se rendit aux vœux du pape et réalisant ses promesses , il obl%ea Astolphe à se dessaisir de l'exarchat de Ravenne et des autres provinces , et il en mit le pape en possession. L'empereur Constantin ly réclama devant Pépin , et fit valoir ses droits. Pépin répondit qu'il ne pouvait miinquer à oe qu'il avait promis à Saint-Pierre. Il est bon de savoir qu'Etienne avait entrepris son voyage en France en qualité d'ambassadeur de Constantin ,

pour pmr Pépio, «u nom d^ ba Ma|^8tfé împâridle, de s^ liâtes d^ faire restituer Texarchat à rempiro. L» né^vii^% pvotite airec qi^elte bonnft foi Étknne 96 $^pd«i«H <la«9 acMa ambassade.

Ses lettras. SKtMAGW^ > dant tout mu ji^ur, l'ambifiotn fimalique (ioat il était domûié al q«| allait )usqWâ faire tmh pur ce pape à âaiafrfPieire îm langa^^qve eeaai^tne pouvait iii£|nqvLer de désapprouver du havt de sa demeuM cékate. Telle est la l^itiinUé dut titre par lequel tes papes eom* uieuoèreÉt ÀétDe«ait^es depe qw s'appeHe fÉM

Apnès uue foiiduite qui suffinait seule pour donner àA Iw unet idée peu* fimroraUe ^ il ne Wi laaujquait pVaa que d^eneouHr ki repiMiche d-héréaie : e'ef t ce qu'il fit en démdant MhMtA^drà^ eu sa qualité de souTe^iu ponti^ y usm questioa qui se iraf^oitaU de loin 4 un saeniçinieBt Dnl&cousulla de Fmnce peur sa^ia|r a'il aillait ou nou rocem-' meuceif le bi^téme fait avec du vin en abseuae d'eau ; Etienne répuviAii : 9 &i l'enfant est en dan- Jtgor de moift^ et que le cuvé oe puisse se protuver « de Teau; il n'est pas t^oupable , et é'&nfamt doi$ 9 étnh ripuU àaptûié ^ mais aï le curé pouYait oh- ■ lenir de Te^ , il doit élre excomipfti]|nié et puni % des i^einea de l'église pour aiM>cr manqué à ce qui » était prévu par ka canons. # ]l résulte de* là, * Qu'Etienne a déclaré TaHde le biqptéme Uà awc du ^ÎA au lieu d'epu ^ oe qui est luie hépiésie. AdU niiraUe témeigMigie de llalaiMiJarilîté papale.

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PAUL r,

XÇni* PONTIFE. — I>^ 767 a' 767.

, Pavi.9 diacre fie Rqme, fràœ du pape âtieniM Il , fc^t consacré aou'veBaiQ pontife le 39 m^ 7S7 , tt maunit le a8 }uitt 767. Pendant un mois et cinq îoim fite dura la vacancp , la ^i^corde r^na dans tonte sa fureur parmi les électeuvs. Les uns «aidaient nomiper ThéaphUaeie , archidiqcw , chef de ce même Paul. Cependant il nç résista de Ji aiOCUB schisme , attendu ^e les pfirtisans de ffMchidiacye consen^reol à Télection faite par Ip plus grand nombre. . .

La situation des papes devenus de fait , sans Fétre encore de droite souverains temporels, augmentait le désordre de la conduite publique des pontifes. Leur principale occupation devint désormais la conservation et laugmentation des états pontificaux, appelés perfidement patrimoine de Saint-Pierre , comme si ce saint eut pu approuver dans le ciel ce qu'il avait condamné pendant sa vie mortelle. Paul I** monta donc sur le siège papal , avec Tembarras d avoir â soutenir les usur*

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pations contre lea prétentions de rempereur de ConstaDtinople , seigneur légitime, et du roi légitime, dernier possesseur par le droit de la guerre. Pour réussir , il chercha à se concilier la faveur du roi de France Pépin ^ qu'il combla de flatteries, sachant bien que ce monarque était le seul qui pût lui être véritablement utile. Avant sa consécration , il lui écrivit , lui promettant en son nom et au nom du peuple romain, amitié et fidélité jusqu'à la dernière goutte de son sang, et lui deomandant de continuer à protéger Saint-PierrQ. J)ans plusieurs autres lettres, il traita Tempereur de Gonstantinople et le roi de Lombardie, tous deux catjioliques , pis que s'ils eussent été desr idolâtre», ennemis delà religion catholique.. Ainsi, jses prédécesseurs avaient flatté , servi et loué les rois: goths , hérétiques, ariens. Paul ne cessa d'exhorter. Pépin à leur faire la guerre à tous deux , pour^que Saint -Pierre put jouir en paix de ses nouveaux états^

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