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OCTAVE FEUILLET, ili-r rancune de son ironie. C'est ce genre d'esprit que semble rechercher monsieur Octave Feuillet; et, si j'en fais ici un éloge sans restriction, ce n'est pas que je pense qu'il s'acquierre — l'étude la plus persévérante est incapable de le donner quand on ne le possède pas — mais c'est qu'il est susceptible de modifications, et que je lui sais un gré infini de n'avoir pas, comme tant d'autres, pris le chemin de la banalité, et, en résumé, fait des défauts de qualités incontestables.
Los Scènes et Proverbes rappellent les comédies d'Alfred de Musset, je ne ine fais aucun scrupule de l'avouer. En littérature comme en physiologie, je ne crois pas à la génération spontanée. La première œuvre se ressent toujours des premières sympathies : ce n'est pas de l'imitation, c'est du patronage. C'est cette filiation non interrompue, mais dissimulée aussi soigneusement que possible, qui donne du piquant à l'examen de presque tous les ouvrages de début.
On est, dit Brid'oison, toujours fils de quelqu'un. Iù. comme il n'y a pas a douter que monsieur Feuillet ne soit bientôt assez fort pour se passer de l'appui île son père, nous lui ferons compliment de celui qu'il s'est choisi. Il ne pouvait en prendre un plus spirituel, plus ému, et qui réfléchît d'une plus attachante façon les instincts moitié railleurs et moitié mélancoliques de noire époque. Mais ce qui appartient bien ru propre a notre jeune auteur, c'est une pensée ferme et fine; c'est une sensibilité vraie, qu'il sait tenir en réserve et dont il ménage les effets avec justesse et hou goût; c'est
surtout un style vif, clair, étincolanl, prompt à la riposte et rappelant quelquefois, mais avec plus d'ampleur, la forme concise de nsieur Mérimée; c'est
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