ALPHONSE KAKI
rudes cl affectueux passant leur vie entre les soins de leurs lilet.s et les préoccupations de la tempête semblent, dans ses livres, réfléchir la grandeur du spectacle qu'ils ont incessamment sous les yeux. Ce charme naïf est surtout empreint chez le vieux musicien Kreisherer el chez su iille Thérèse. Thérèse aime un jeune Iminme, Hugues, nature faillie et légère, qui se laisse, par nonchalance, marier avec une femme qu'il n'aime pas. Maître Kreisherer meurt, et Thérèse seule, sans appui, succombant sous la réprobation publique, qui voit dans Hugues un séducteur, va mourir elle-même, lorsqu'un ami de son père et de Hugues, Wilhem Girl, en l'ait sa femme et la sauve ainsi. Thérèse est pleine de fraîcheur, de naïveté, de cette grâce mélancolique donl monsieur Karr a su embellir ses ligures de jeunes filles avec assez de mesure pour en faire un type original. On peut reprocher au vieux Kreisherer de rappeler de trop près les rêveuses créations d'Hoffmann, mais en
ajoutant aussi qu tte réminiscence n'esl pas sans
charmes, el que certaines soirées passées à écouter Thérèse jouant au piano les airs de son père, tandis qu'au dehors la nuit se remplit de la grande voix de l'Océan, -mil de ces tranquilles el heureux tableaux que la mémoire n'oublie pas. L'auteur a tiré le meilleur parti possible du personnage de Hugues, nature banale, incomplète, aussi faillie pour le mal i|llc pour leliiell.
chez laquelle les bonnes intentions se répandent en mauvaises actions, mais profondément vraie, el dont malheureusement les portraits n'intéresseront jamai plus ip ic les originaux. Wilhem Girl fait opposition avec
Hugues et. a vrai dire c'est le principal hein- du
roman. Cal I fort, il voit s'agiter aa-dessous de lui
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